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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 11:36

 

 

  Les Presses du Châtelet viennent de publier en mars dernier, un nouveau livre de Krishnamurti, " L'origine de la pensée".

 

 

   Un petit mot avant la présentation de cet ouvrage. Concernant les nombreux livres de J.Krishnamurti, on pourrait tout à fait dire pour cette publication, "un de plus et alors"...

 

   Lire ce genre de livre suffit-il à changer l'être humain ? Non certainement pas, tellement de personnes ont lu cet auteur, et alors...On lit des romans, des magasines, des bestsellers d'auteur en vue. On lit des livres à la mode, au goût du jour et on passe à autre chose, au livre suivant...Tient le nouveau livre de Krishnamurti, ou d'un autre.

   On fait ce qu'on veut de ces lectures évidemment, et on lit ce qui nous plaît naturellement.

 

   Mais si vous voulez que quelque chose inonde toute votre vie, qu'un souffle vous emporte au loin. Si vous désirez comprendre profondément non pas "votre esprit", mais "l'esprit". Alors la lecture n'est pas suffisante, il faut se lancer dans l'exploration, dans l'étude de ce pays.

  Pour les livres de J.Krishnamurti, il en va ainsi, si vous voulez autre chose qu'un simple délassement d'été. Il faut étudier ce que dit cet homme. Non pas accepter, dire "c'est vraiment bien" ou dire "c'est totalement absurde", ni l'un ni l'autre, il vous faut étudier.

   C'est à dire examiner de prés, de très prés ce qui est dit, lire et essayer de saisir, de bien comprendre ce que veut dire ce personnage. Et quand vous pensez avoir compris, il faut voir si cela est vrai, correct ou illusoire. Il faut observer ce qui est dit au regard du réel et de la vie, et pas se contenter de le lire dans son salon ou sa chambre. Comprendre le fonctionnement de l'esprit demande beaucoup d'étude, d'observation méticuleuse, sans doute les livres de Krishnamurti peuvent aider dans cette étude. Encore faut-il avoir l'énergie de la passion pour aller dans ce pays sans chemin.

 

   Voilà juste pour vous dire, qu'il faut étudier et étudier encore, sinon il n'y a que des choses superficielles dans nos vies. Cela crée en nous un sentiment de non accomplissement, un grand mal être.

   Découvrons véritablement l'esprit, et nous sentirons quelque chose de profond, de fécond, un chose ample, immense, qui donne à la vie une couleur autre et un cœur léger. 

_________________________________________________________________

 

 

   Mais voici donc ce nouveau livre de J.rishnamurti, "L'origine de la pensée".

Actualité Krishnamurti : Publication d'un nouveau livre.

   Présentation de l'éditeur:

 

« L’action juste n’est possible que lorsque l’esprit est silencieux, et qu’il s’opère une vision de “ce qui est”. L’action qui découle de cette vision est débarrassée du passé, de la pensée et de la causalité. ».
Dans cette série de conférences inédites données en 1966 à Paris et Saanen, Krishnamurti rappelle que le chaos du monde n’est que la projection du chaos régnant dans chaque individu.
La pratique de la méditation peut opérer une profonde transformation de l’esprit. Quand le mental se calme, que l’esprit est dénué de « moi », sans vision ni images, il n’y a en lui plus de mémoire, plus de mouvement. Alors un intense foyer d’énergie se fait jour, creuset d’une réelle mutation.
Un penseur d’une liberté et d’une envergure hors du commun. Plus que jamais d’actualité.

 

 Voir ici le lien : Presses du Châtelet.

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Paul Pujol - dans Articles J.Krishnamurti
25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 15:00

 

 

    Voici un entretien récent de février 2016 avec Samir coussa sur Radio Mieux-Etre. Pour cette émission, nous avons choisi d'aborder le thème: Qu'est-ce qu'apprendre? 

 

   Apprendre est considéré en général comme l'action d'accumuler des données, des informations. Plus nous avons de données et plus nous devrions être apte à faire face à la vie... Mais en réalité cela fige l'esprit dans un savoir issu du passé, et cette action nous enchaîne à la mémoire.

     Il existe une autre manière d'apprendre qui n'est pas basé sur la mémoire, sur le savoir. Cela consiste à comprendre directement les choses, à les voir face à face, sans l'intermédiaire de la pensée. Dans cette vision directe existe la compréhension, l'intelligence et la compassion véritable.

 

   Nous remercions Samir Coussa pour son accueil, ainsi que Jean-Paul l'Heureux à la technique.

   Voir le site de Radio Mieux-Être : http://www.radiomieuxetre.com/

 

    Nous vous souhaitons, une bonne écoute...

 


 

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Paul Pujol - dans Audio
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 19:32

   


 

 

    Tous ces systèmes ne cherchent aucunement la Vérité; et par cela même, toutes ces religions, ces gurus, ces sectes, toutes ces organisations ne peuvent et " réellement " ne désirent pas vous faire découvrir la Liberté.

  Extrait du texte ci-dessous.                         
 
 

 

3 décembre 2004

 

  

    C'était il y a quelques années, nous étions en séjour dans une communauté où les traditions bouddhistes étaient en vigueur. Ce groupe avait tout un système religieux vieux de quelques siècles, et son origine en Orient himalayen lui donnait un caractère d'authenticité qui ne pouvait être discuté. Il n'y avait pas dans cet endroit de pression psychologique violente ; sûrs de leurs atouts, les adeptes laissaient le temps aux incrédules, certains que les conversions se feraient naturellement.  Nous étions un peu à part, car nous ne participions jamais activement à leurs rites et aucune "conversion" ne semblait poindre à l'horizon. Bien souvent le silence était notre compagnon, et la nature une complice véritable lors de nombreuses marches.

    Il est évident que la plupart des personnes présentes étaient certaines que le jeune homme allait basculer à un moment ou à un autre. Il était toléré avec bienveillance par tous ; les religieux dont il ne parlait pas la langue le savaient présent, et ils le laissaient tranquille. La communication était pratiquement impossible, car il fallait se prosterner en reconnaissant une autorité ; mais en religion, il n'y a pas d'autre "autorité" que sa propre compréhension. Tout à fait logiquement, aucun gourou ne pense pouvoir apprendre quoi que ce soit avec un jeune homme, qui plus est s'il est occidental. Donc, celui-ci ne pouvait communiquer avec les religieux, principalement parce qu'il n'y avait plus aucune croyance en lui, plus aucun dogme, aucun rite et aucune technique sacrée.

    Les conditionnements avaient volé en éclats, quelque chose de neuf était apparu ; le déplacement en cet endroit avait pour but de communiquer cette découverte, de partager cette vision vivifiante. Très rapidement, l'impossibilité de partager " l'inédit " se fit jour, une tradition ne peut s'ouvrir à quelque chose de totalement neuf. Véritablement, l'inconnaissance ne peut avoir aucun contact avec la connaissance. La liberté ne peut dialoguer avec la prison, car pour la prison la liberté n'existe pas. Le mouvement d'une tradition est le fait de vouloir se prolonger dans le temps, se perpétuer et avoir le plus d'adeptes possible. Aucune tradition ne cherche à s'ouvrir vers la découverte, aucun tracé mis en place par ceux qui savent, ne cherche la vérité.



    Les religions, anciennes ou neuves, ne désirent que prospérer, grandir, avoir du pouvoir et de la puissance. Tous ces systèmes ne cherchent aucunement la vérité ; et pour cela même, toutes ces religions, ces gourous, ces sectes, toutes ces organisations ne peuvent, et "réellement" ne désirent pas, vous faire découvrir la liberté.

 

    Devant ce constat de non-communication, le jeune homme ne fut ni triste, ni gai, en fait pour lui cela n'avait pas grande importance. Il ne voulait convaincre, ni imposer aucune chose à personne, simplement il vivait profondément cet état de grâce et il se trouvait là, c'est tout. Dans cette communauté il y avait également des animaux de compagnie, quelques chiens, et un chat. Celui-ci était un mâle, il revenait souvent blessé après avoir disparu quelques temps, sans doute s'était-il confronté à d'autres chats rivaux dans la campagne alentour. Nous nous rappelions qu'un jour, il était revenu très abîmé, la tête enflée pleine d'entailles et de vilaines plaies. Nous avions craint pour sa vie, mais les chats sont résistants, et il s'était remis doucement sur pied. Une relation affectueuse, mais non insistante, s'était établie avec ces animaux.  Nous dormions à cette époque dans les combles d'une grande bâtisse, qui étaient aménagés de manière rustique en dortoir. On y accédait par un escalier en bois extérieur, des matelas étaient installés de part et d'autre de la longue pièce. Au bout, il y avait une séparation simple faite de tissus, et là deux autres matelas étaient disposés, séparés également entre eux par une cloison fine. Dans cette intimité toute relative, nous dormions sur la couche de gauche, cet endroit était sans fenêtre et sans chauffage, mais il était accueillant dans son austérité. 

 

    Le jeune homme écrivait souvent le soir à la lueur de bougies. Une nuit alors que tout était silencieux, aucun bavardage inutile, aucun bruit ne venant troubler le silence nocturne, nous sentîmes un mouvement furtif tout près de nous. Nous ne bougeâmes aucunement, ni ne fûmes effrayés, ce mouvement très silencieux et très doux venait du chat. Celui-ci longea le corps emmitouflé dans un chaud duvet, aucun mot ne fut prononcé par le jeune homme ; le chat très discret se mit tout contre notre tête, se roula en boule et s'endormit. L'homme et l'animal dormirent ensemble dans une communion entière, le gage d'affection et de confiance qu'avait témoigné le chat était important. Jamais cela ne se reproduisit une seule fois, c'était inutile. Le chat était le chat de tout le monde, pour rendre visite au jeune homme, il avait dû monter toutes les marches du grand escalier, traverser l'ensemble du dortoir où d'autres personnes dormaient également, se faufiler à droite et à gauche. Tout cela pour finalement venir dormir contre la tête d'une jeune personne. En fait, c'était une déclaration d'amitié profonde et d'amour. Le chat n'a pas de croyance, il ne se dit pas religieux, et donc un contact est possible, et cela était une bénédiction sur terre. 



    Une autre fois, alors que nous nous promenions tranquillement dans un champ voisin, juste à l'orée d'une forêt, nous vîmes arriver tous les chiens de la communauté. Ils étaient trois ou quatre, mais nous ne les comptions pas bien évidemment. A nouveau aucune parole ne fût prononcée, nous n'avions appelé personne, ils étaient venus de leur plein gré, en totale liberté. Nous marchions ensemble, nous étions un, pas même une caresse ne fut utile, nous étions l'un d'eux, et ils étaient nous. Après quelques instants, nous nous assîmes dans le sous-bois, un ou deux s'assirent avec nous, comme des amis complices ; - en cet instant, il n'y avait plus d'homme et également plus de chien, plus d'être humain et plus d'animal. Il y avait une vie si immense, si intense, l'esprit était là, sans limite, infini. Ce n'était ni mystique, ni exotique, cela était le réel. Soudain, les chiens se levèrent et partirent en courant dans un seul mouvement d'ensemble. Le jeune homme assis ne bougea pas, à présent il était comme un arbre, comme la terre, et la forêt était en lui.

    Dans ce calme très profond, une autre rencontre eut lieu. Sur la gauche, un moine vénérable qui arrivait, nous avait vus au dernier moment et il s'était esquivé rapidement, pour ne pas nous déranger ou pour ne pas nous parler. Seulement le chemin n'avait pas d'autre passage, et il savait que nous l'avions vu. Ainsi donc, il réapparut en souriant, tout à fait détendu et il s'assit à nos côtés. Là, évidemment il y eut une grande différence avec les animaux, avec les arbres et la forêt. Nous ne pouvions pas vraiment discuter ensemble, car nous ne parlions pas la même langue. Après un court instant de silence, en montrant le jeune homme, il prononça le nom d'un ancien gourou légendaire de sa tradition. Nous comprenions que celui-ci indiquait que nous lui faisions penser à cet illustre personnage. C'était un compliment mêlé d'humour, dont le moine était coutumier, il n'y avait cependant pas de moquerie dans ses propos. Il fut répondu au vieux moine une chose très simple, le jeune homme lui fit "non" de la tête et il donna son propre nom. Sans aucune prétention, ni agressivité, comparer un être à un autre, c'est le déni du présent. Le moine fut surpris et embarrassé par la réponse, il nous salua avec sympathie puis s'éclipsa en silence.  

 

    Que peut apporter un jeune occidental à un vieux moine asiatique ? Absolument rien ! Il n'y a rien à donner, car rien ne se possède. La vérité n'est pas acquise, détenue dans les écritures et par la mémoire. Elle ne peut être un savoir, car celui-ci devient puissance et connaissance ; alors les relations entre les hommes ne sont que des relations de domination, de pouvoir, de pression et d'asservissement de l'autre. Simplement il faut être libre, constamment, d'instant en instant, souple, sans dogme, ni conclusion établis. Dans ce mouvement, on découvre le monde, et cette découverte peut être commune avec l'autre. La fraternité véritable, c'est le partage de cela ; c'est l'indication du sacré dans la vie quotidienne. C'est l'apparition d'un monde autre, la découverte permanente de cette immensité ineffable.

    L'esprit est au-delà de toute religion ou croyances, aucune frontière ne peut le circonscrire. Car véritablement l'esprit est un, et par cela, il est le monde dans sa totalité. 
 


  Paul Pujol," Senteur d'éternité ".

  Editions Relations et Connaissance de soi.

  La communauté religieuse, pages 117 à 122.    

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PaulPujol - dans textes paul pujol
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 23:01

 

 

 

    Une étude menée aux États Unis vient de démontrer que les DVD à vocation éducatif, et destinés aux enfants de moins de trois ans, ne sont pas efficaces.

  Pendant un mois des groupes test d'enfants âgés de 12 à 18 mois, ont été étudié.

  Il y avait quatres groupes. Le premier a regardé un DVD cinq fois par semaines pendant un mois en compagnie de leurs parents. Dans le deuxième groupe, le procédé était le même, sauf qu'il n'y a pas eu d'interaction avec les parents. Les enfants du troisième groupe n'ont pas visionnés de DVD, et les parents leurs ont enseigné comme ils le sentaient, les vingt-cinq mots contenu dans le DVD. Le quatrième groupe de bébés a servi de référence, en tant que groupe de contrôle.

 

  Au bout d'un mois d'étude, tous les bébés ont étaient testés par les psychologues, afin de savoir le nombre de mots nouveaux appris. Une étude préalable avant le test, avait déterminé les mots qu'ils connaissaient déjà.

  Les constatations sont sans équivoque aucune ; les enfants qui avaient regardé le DVD, avec ou sans interactions avec les parents, n'avaient pas de performances supérieures au groupe de contrôle. Par contre les bébés qui avaient acquis le plus grands nombres de mots, étaient ceux qui avaient eu une relation avec leurs parents sans que le DVD ne soit utilisé.

  Il est certains que les "machines", DVD, ordinateur, ou autre tablettes informatiques, peuvent avoir leurs utilités; mais elles ne remplaceront jamais la richesse des relations humaines. L'être humain dans une relation exprime une infinité d'attitudes, de comportements, de sentiments, d'émotions, et surtout il interagit avec l'autre ou les autres. C'est cette interaction qui nourrit l'homme, et faisons attention à ne pas succomber aux sirènes marchandes et commerciales de notre société de consommation.

 

  Le marchand de bonbons va toujours dire que ces bonbons sont excellents, et même recommandés pour la santé...... 

 

  Donnons vraiment priorités aux relations humaines, et ne nous abritons pas derrières nos écrans d'ordinateurs ou autres...Utilisons ces outils comme un moyen pour faire connaissance entre-nous, ce ne sont que des intermédiaires.

 

  L'homme est un univers, un monde inconnu, il faut encore le découvrir chers amis...

  Allons explorons ce continent, mettons-nous en marche ensemble.....

  

 

Réf: La recherche N° 449, février 2011, page 24 et 25.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 11:37

 

 

     Conférence donnée à la Librairie Plénitude de Roanne dans la Loire, en février 2016.

     Vous trouverez dans cette vidéo (en deux parties) de nombreux thèmes évoqués lors de ce "voyage". 

 

     Pourquoi l'homme s'est-il coupé de la nature ? Pourquoi pensons-nous qu'il y a la nature et nous ?

     Nous sommes devenus insensibles, car nous utilisons exclusivement la pensée et la mémoire pour aborder le monde. La pensée est aussi une création de la nature, il faut simplement trouver sa juste place.

 

      Le monde des animaux, des plantes, des montagnes et des lacs, tout cet univers est le nôtre. Nous sommes la nature. Un arbre représente tous les arbres.

     S'il y a un véritable contact avec la nature, nous y retrouvons alors aussi les hommes, mais l'humanité est alors incluse dans la nature, il n'y a plus d'opposition.

 

 

 

 

 

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Paul Pujol - dans Vidéos