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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 15:00

 

 

    Voici un entretien récent de février 2016 avec Samir coussa sur Radio Mieux-Etre. Pour cette émission, nous avons choisi d'aborder le thème: Qu'est-ce qu'apprendre? 

 

   Apprendre est considéré en général comme l'action d'accumuler des données, des informations. Plus nous avons de données et plus nous devrions être apte à faire face à la vie... Mais en réalité cela fige l'esprit dans un savoir issu du passé, et cette action nous enchaîne à la mémoire.

     Il existe une autre manière d'apprendre qui n'est pas basé sur la mémoire, sur le savoir. Cela consiste à comprendre directement les choses, à les voir face à face, sans l'intermédiaire de la pensée. Dans cette vision directe existe la compréhension, l'intelligence et la compassion véritable.

 

   Nous remercions Samir Coussa pour son accueil, ainsi que Jean-Paul l'Heureux à la technique.

   Voir le site de Radio Mieux-Être : http://www.radiomieuxetre.com/

 

    Nous vous souhaitons, une bonne écoute...

 


 

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Paul Pujol - dans Audio
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 19:32

   


 

 

    Tous ces systèmes ne cherchent aucunement la Vérité; et par cela même, toutes ces religions, ces gurus, ces sectes, toutes ces organisations ne peuvent et " réellement " ne désirent pas vous faire découvrir la Liberté.

  Extrait du texte ci-dessous.                         
 
 

 

3 décembre 2004

 

  

    C'était il y a quelques années, nous étions en séjour dans une communauté où les traditions bouddhistes étaient en vigueur. Ce groupe avait tout un système religieux vieux de quelques siècles, et son origine en Orient himalayen lui donnait un caractère d'authenticité qui ne pouvait être discuté. Il n'y avait pas dans cet endroit de pression psychologique violente ; sûrs de leurs atouts, les adeptes laissaient le temps aux incrédules, certains que les conversions se feraient naturellement.  Nous étions un peu à part, car nous ne participions jamais activement à leurs rites et aucune "conversion" ne semblait poindre à l'horizon. Bien souvent le silence était notre compagnon, et la nature une complice véritable lors de nombreuses marches.

    Il est évident que la plupart des personnes présentes étaient certaines que le jeune homme allait basculer à un moment ou à un autre. Il était toléré avec bienveillance par tous ; les religieux dont il ne parlait pas la langue le savaient présent, et ils le laissaient tranquille. La communication était pratiquement impossible, car il fallait se prosterner en reconnaissant une autorité ; mais en religion, il n'y a pas d'autre "autorité" que sa propre compréhension. Tout à fait logiquement, aucun gourou ne pense pouvoir apprendre quoi que ce soit avec un jeune homme, qui plus est s'il est occidental. Donc, celui-ci ne pouvait communiquer avec les religieux, principalement parce qu'il n'y avait plus aucune croyance en lui, plus aucun dogme, aucun rite et aucune technique sacrée.

    Les conditionnements avaient volé en éclats, quelque chose de neuf était apparu ; le déplacement en cet endroit avait pour but de communiquer cette découverte, de partager cette vision vivifiante. Très rapidement, l'impossibilité de partager " l'inédit " se fit jour, une tradition ne peut s'ouvrir à quelque chose de totalement neuf. Véritablement, l'inconnaissance ne peut avoir aucun contact avec la connaissance. La liberté ne peut dialoguer avec la prison, car pour la prison la liberté n'existe pas. Le mouvement d'une tradition est le fait de vouloir se prolonger dans le temps, se perpétuer et avoir le plus d'adeptes possible. Aucune tradition ne cherche à s'ouvrir vers la découverte, aucun tracé mis en place par ceux qui savent, ne cherche la vérité.



    Les religions, anciennes ou neuves, ne désirent que prospérer, grandir, avoir du pouvoir et de la puissance. Tous ces systèmes ne cherchent aucunement la vérité ; et pour cela même, toutes ces religions, ces gourous, ces sectes, toutes ces organisations ne peuvent, et "réellement" ne désirent pas, vous faire découvrir la liberté.

 

    Devant ce constat de non-communication, le jeune homme ne fut ni triste, ni gai, en fait pour lui cela n'avait pas grande importance. Il ne voulait convaincre, ni imposer aucune chose à personne, simplement il vivait profondément cet état de grâce et il se trouvait là, c'est tout. Dans cette communauté il y avait également des animaux de compagnie, quelques chiens, et un chat. Celui-ci était un mâle, il revenait souvent blessé après avoir disparu quelques temps, sans doute s'était-il confronté à d'autres chats rivaux dans la campagne alentour. Nous nous rappelions qu'un jour, il était revenu très abîmé, la tête enflée pleine d'entailles et de vilaines plaies. Nous avions craint pour sa vie, mais les chats sont résistants, et il s'était remis doucement sur pied. Une relation affectueuse, mais non insistante, s'était établie avec ces animaux.  Nous dormions à cette époque dans les combles d'une grande bâtisse, qui étaient aménagés de manière rustique en dortoir. On y accédait par un escalier en bois extérieur, des matelas étaient installés de part et d'autre de la longue pièce. Au bout, il y avait une séparation simple faite de tissus, et là deux autres matelas étaient disposés, séparés également entre eux par une cloison fine. Dans cette intimité toute relative, nous dormions sur la couche de gauche, cet endroit était sans fenêtre et sans chauffage, mais il était accueillant dans son austérité. 

 

    Le jeune homme écrivait souvent le soir à la lueur de bougies. Une nuit alors que tout était silencieux, aucun bavardage inutile, aucun bruit ne venant troubler le silence nocturne, nous sentîmes un mouvement furtif tout près de nous. Nous ne bougeâmes aucunement, ni ne fûmes effrayés, ce mouvement très silencieux et très doux venait du chat. Celui-ci longea le corps emmitouflé dans un chaud duvet, aucun mot ne fut prononcé par le jeune homme ; le chat très discret se mit tout contre notre tête, se roula en boule et s'endormit. L'homme et l'animal dormirent ensemble dans une communion entière, le gage d'affection et de confiance qu'avait témoigné le chat était important. Jamais cela ne se reproduisit une seule fois, c'était inutile. Le chat était le chat de tout le monde, pour rendre visite au jeune homme, il avait dû monter toutes les marches du grand escalier, traverser l'ensemble du dortoir où d'autres personnes dormaient également, se faufiler à droite et à gauche. Tout cela pour finalement venir dormir contre la tête d'une jeune personne. En fait, c'était une déclaration d'amitié profonde et d'amour. Le chat n'a pas de croyance, il ne se dit pas religieux, et donc un contact est possible, et cela était une bénédiction sur terre. 



    Une autre fois, alors que nous nous promenions tranquillement dans un champ voisin, juste à l'orée d'une forêt, nous vîmes arriver tous les chiens de la communauté. Ils étaient trois ou quatre, mais nous ne les comptions pas bien évidemment. A nouveau aucune parole ne fût prononcée, nous n'avions appelé personne, ils étaient venus de leur plein gré, en totale liberté. Nous marchions ensemble, nous étions un, pas même une caresse ne fut utile, nous étions l'un d'eux, et ils étaient nous. Après quelques instants, nous nous assîmes dans le sous-bois, un ou deux s'assirent avec nous, comme des amis complices ; - en cet instant, il n'y avait plus d'homme et également plus de chien, plus d'être humain et plus d'animal. Il y avait une vie si immense, si intense, l'esprit était là, sans limite, infini. Ce n'était ni mystique, ni exotique, cela était le réel. Soudain, les chiens se levèrent et partirent en courant dans un seul mouvement d'ensemble. Le jeune homme assis ne bougea pas, à présent il était comme un arbre, comme la terre, et la forêt était en lui.

    Dans ce calme très profond, une autre rencontre eut lieu. Sur la gauche, un moine vénérable qui arrivait, nous avait vus au dernier moment et il s'était esquivé rapidement, pour ne pas nous déranger ou pour ne pas nous parler. Seulement le chemin n'avait pas d'autre passage, et il savait que nous l'avions vu. Ainsi donc, il réapparut en souriant, tout à fait détendu et il s'assit à nos côtés. Là, évidemment il y eut une grande différence avec les animaux, avec les arbres et la forêt. Nous ne pouvions pas vraiment discuter ensemble, car nous ne parlions pas la même langue. Après un court instant de silence, en montrant le jeune homme, il prononça le nom d'un ancien gourou légendaire de sa tradition. Nous comprenions que celui-ci indiquait que nous lui faisions penser à cet illustre personnage. C'était un compliment mêlé d'humour, dont le moine était coutumier, il n'y avait cependant pas de moquerie dans ses propos. Il fut répondu au vieux moine une chose très simple, le jeune homme lui fit "non" de la tête et il donna son propre nom. Sans aucune prétention, ni agressivité, comparer un être à un autre, c'est le déni du présent. Le moine fut surpris et embarrassé par la réponse, il nous salua avec sympathie puis s'éclipsa en silence.  

 

    Que peut apporter un jeune occidental à un vieux moine asiatique ? Absolument rien ! Il n'y a rien à donner, car rien ne se possède. La vérité n'est pas acquise, détenue dans les écritures et par la mémoire. Elle ne peut être un savoir, car celui-ci devient puissance et connaissance ; alors les relations entre les hommes ne sont que des relations de domination, de pouvoir, de pression et d'asservissement de l'autre. Simplement il faut être libre, constamment, d'instant en instant, souple, sans dogme, ni conclusion établis. Dans ce mouvement, on découvre le monde, et cette découverte peut être commune avec l'autre. La fraternité véritable, c'est le partage de cela ; c'est l'indication du sacré dans la vie quotidienne. C'est l'apparition d'un monde autre, la découverte permanente de cette immensité ineffable.

    L'esprit est au-delà de toute religion ou croyances, aucune frontière ne peut le circonscrire. Car véritablement l'esprit est un, et par cela, il est le monde dans sa totalité. 
 


  Paul Pujol," Senteur d'éternité ".

  Editions Relations et Connaissance de soi.

  La communauté religieuse, pages 117 à 122.    

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PaulPujol - dans textes paul pujol
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 23:01

 

 

 

    Une étude menée aux États Unis vient de démontrer que les DVD à vocation éducatif, et destinés aux enfants de moins de trois ans, ne sont pas efficaces.

  Pendant un mois des groupes test d'enfants âgés de 12 à 18 mois, ont été étudié.

  Il y avait quatres groupes. Le premier a regardé un DVD cinq fois par semaines pendant un mois en compagnie de leurs parents. Dans le deuxième groupe, le procédé était le même, sauf qu'il n'y a pas eu d'interaction avec les parents. Les enfants du troisième groupe n'ont pas visionnés de DVD, et les parents leurs ont enseigné comme ils le sentaient, les vingt-cinq mots contenu dans le DVD. Le quatrième groupe de bébés a servi de référence, en tant que groupe de contrôle.

 

  Au bout d'un mois d'étude, tous les bébés ont étaient testés par les psychologues, afin de savoir le nombre de mots nouveaux appris. Une étude préalable avant le test, avait déterminé les mots qu'ils connaissaient déjà.

  Les constatations sont sans équivoque aucune ; les enfants qui avaient regardé le DVD, avec ou sans interactions avec les parents, n'avaient pas de performances supérieures au groupe de contrôle. Par contre les bébés qui avaient acquis le plus grands nombres de mots, étaient ceux qui avaient eu une relation avec leurs parents sans que le DVD ne soit utilisé.

  Il est certains que les "machines", DVD, ordinateur, ou autre tablettes informatiques, peuvent avoir leurs utilités; mais elles ne remplaceront jamais la richesse des relations humaines. L'être humain dans une relation exprime une infinité d'attitudes, de comportements, de sentiments, d'émotions, et surtout il interagit avec l'autre ou les autres. C'est cette interaction qui nourrit l'homme, et faisons attention à ne pas succomber aux sirènes marchandes et commerciales de notre société de consommation.

 

  Le marchand de bonbons va toujours dire que ces bonbons sont excellents, et même recommandés pour la santé...... 

 

  Donnons vraiment priorités aux relations humaines, et ne nous abritons pas derrières nos écrans d'ordinateurs ou autres...Utilisons ces outils comme un moyen pour faire connaissance entre-nous, ce ne sont que des intermédiaires.

 

  L'homme est un univers, un monde inconnu, il faut encore le découvrir chers amis...

  Allons explorons ce continent, mettons-nous en marche ensemble.....

  

 

Réf: La recherche N° 449, février 2011, page 24 et 25.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 11:37

 

 

     Conférence donnée à la Librairie Plénitude de Roanne dans la Loire, en février 2016.

     Vous trouverez dans cette vidéo (en deux parties) de nombreux thèmes évoqués lors de ce "voyage". 

 

     Pourquoi l'homme s'est-il coupé de la nature ? Pourquoi pensons-nous qu'il y a la nature et nous ?

     Nous sommes devenus insensibles, car nous utilisons exclusivement la pensée et la mémoire pour aborder le monde. La pensée est aussi une création de la nature, il faut simplement trouver sa juste place.

 

      Le monde des animaux, des plantes, des montagnes et des lacs, tout cet univers est le nôtre. Nous sommes la nature. Un arbre représente tous les arbres.

     S'il y a un véritable contact avec la nature, nous y retrouvons alors aussi les hommes, mais l'humanité est alors incluse dans la nature, il n'y a plus d'opposition.

 

 

 

 

 

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Paul Pujol - dans Vidéos
23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 20:00

   

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Pouvons-nous avoir une exploration de l'esprit, qui ne soit pas limitée à des considérations culturelles, traditionnelles et religieuses ? Connaître son esprit pour mieux vivre avec soi et avec autrui me semble être une démarche essentielle. Mais le poids du passé pèse sur notre manière d'aborder cette connaissance de soi, notre approche est conditionnée par nos visions partisanes.

     Une juste compréhension de l'esprit, commence évidemment par la prise de conscience que nous sommes conditionnés. Il ne s'agit pas de dire que telle ou telle culture est supérieure à telle autre, il s'agit de percevoir que notre environnement nous conditionne, pour le pire et le meilleur.

 

     Les traditions sont le résultat de l'histoire et de la géographie, elles sont les enfants du temps et ont germé dans les différents territoires du globe. Nous constatons aujourd'hui que ce qui a constitué les nations, ce qui a construit les cultures, devient source de conflits et de guerres en tous genres. Chaque pays, chaque religion veut dominer l'autre, chacun veut convertir celui qui est différent. Tous se sentent supérieurs, et tous créent ce monde de chaos.

     Ne peut-on découvrir une autre relation aux autres ? Une relation qui ne soit pas conflictuelle, qui ne soit pas cette volonté absurde de persuader l'autre, de le convertir à notre point de vue, que cela concerne la religion, la politique, l'économie ou tout autre chose...

 

     Nous sommes conditionnés par notre environnement social et culturel, c'est une évidence. Mais qu'est-ce que cela veut dire "être conditionné" ?

     Cela est finalement assez simple : On vous pose une question (comme un défi) et vous répondez du tac au tac, instantanément, les phrases sortent de vous, sans même que vous en aillez une pleine conscience. C'est comme un argumentaire bien rodé, une répartie automatique de votre part. On voit bien ce processus dans les religions et aussi dans le monde politique ; pensent-ils par eux-mêmes, vraiment ?

     Pensons-nous par nous-mêmes ? Est-ce si sûr, ne répondons pas trop vite s'il vous plaît !

     Ne répétons-nous pas plutôt ce qui nous a été dit, par d'autres, par les autorités, les spécialistes ? Avons-nous examiné ce qui nous a été dit, avons-nous scrupuleusement observé et vu, si cela était vrai ou faux ?

     L'homme est très souvent un perroquet savant, une chambre d'écho des découvertes d'autrui.  Nous mémorisons sans arrêt, mais la vie ne se résume pas à cela, sinon il n'y aurait pas de création, de nouveauté dans le monde.

 

     Les traditions, religieuses ou autres, sont les représentantes du passé, elles sont forgées par lui et elles désirent le perpétuer. Celles-ci ne désirent pas changer l'homme, cela n'est pas leur raison d'être profonde. Le moteur de leur action c'est la volonté d'avoir de plus en plus d'adeptes, d'acquérir de plus en plus de pouvoir, et d'essayer le plus possible de dominer le monde. Regardons notre monde tel qu'il est et voyons bien ce malheureux constat, notre monde est un chaos de lutte et de violence.

 

     Alors que pouvons-nous faire, continuer la lutte pour dominer autrui ? Seul les plus fous pensent que cela est une bonne manière de vivre. Mais pouvons-nous faire autrement ? Pouvons-nous nous déconditionner, avoir une relation qui soit libre avec le passé et avec les traditions ? Pouvons-nous être libres du poids du passé ?

 

     Nous savons que l'homme peut se déconditionner, nous avons vu des êtres humains sortir du monde politique, d'autres se libérer du carcan de la religion. Il y a eu l'esprit des lumières en Europe qui a décrispé l'étau de la noblesse et de la religion sur la société. Des pays entiers sont sortis de la dictature d'un tyran, le mur de Berlin est tombé à une telle vitesse. On voit que malgré le passé lourd et mortifère, les hommes et les choses changent, c'est indéniable...

     Mais aujourd'hui qu'allons-nous faire ? Il ne s'agit pas de changer de religion par exemple, mais de découvrir l'essence même de la religion, le sens du sacré. Découvrir s'il y a quelque chose qui ne dépend pas d'un conditionnement spécifique, d'un point de vue occidental ou oriental.

 

     Découvrir cela, c'est vraiment créer une toute nouvelle culture. Culture qui n'est pas la suite des nombreux hier, mais bien quelque chose de vivant et de libre. N'étant pas lié à une culture en particulier cela peut toucher chacun, par cela nous découvrons ce qui unit profondément l'humanité. La religion dans le sens le plus libre, le plus pure, c'est ce qui réunit l'humanité entière. Dans ce sacré, la vie est une et indissociable.

     Il faut naturellement rester très prudent, veiller à ne pas reproduire les vieux schémas. Il ne s'agit pas de créer une pensée unique, un nouveau dictat religieux ou social. Cela peut être évité si l'homme ne retombe pas dans la création d'une (nouvelle) orthodoxie, avec ses règles et ses teneurs de l'ordre établi. Il n'y a pas à avoir de gardien du temple, car la vie n'est dans aucun temple, et il n'y a pas de textes sacrés, c'est la vie qui est sacrée. Nous idolâtrons les textes qui ne sont que des descriptions, des indications, et nous ne regardons pas la chose décrite. Nous adorons l'image de la vie et nous ne voyons pas la vie elle-même.

 

     Explorer et découvrir ce qu'est l'esprit est essentiel, et cela doit se faire en totale liberté. Le poids du passé doit être levé, afin d'aborder tout cela avec un cœur léger et frais. Redécouvrons ensemble la beauté profonde de la vie, il ne tient qu'à nous de faire que ce monde soit totalement autre.

     La spiritualité laïque peut peut-être nous aider à créer cette nouvelle culture, une grande culture de paix entre les hommes.

 

 

     Paul Pujol

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Paul Pujol - dans textes paul pujol