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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 14:20

   

 

Gottfried Schatz

 

 

 

   Gottfried Schatz, naît en 1936  à Strem en Autriche, et passe sa jeunesse à Graz, où il obtient un doctorat en chimie et biochimie à l’Université en 1961. Après un travail de post doctorant à Vienne et à New York, il émigre aux Etats-Unis en 1968 et accepte un poste de professeur à l’Université de Cornell à Ithaca, dans l’Etat de New York. Six ans plus tard, il est appelé en Suisse au tout nouveau Biozentrum de l’Université de Bâle, qu’il préside entre 1985 et 1987.

 

   Gottfried Schatz a joué un rôle déterminant dans l’élucidation de la biogénèse des mitochondries, on lui doit, ainsi qu’à ses collègues, la découverte de l’ADN mitochondrial.

   De nombreux prix et récompenses nationaux et internationaux lui ont été décernés pour ses travaux, qui lui ont notamment valu d’être membre de plusieurs académies scientifiques.

 

   Après sa retraite en 2000, Gottfried Schatz préside le Conseil suisse de la science et de la technologie jusqu’en 2004. Depuis lors, ses chroniques dans la Neue Zürcher Zeitung, ses essais et ses ouvrages l’ont fait connaître d’un plus large public. Violoniste accompli, Gottfried Schatz a fait partie de nombreux orchestres professionnels en Autriche.

 

 

Publication:

 

Au-delà des gènes.

Ce que la biologie révèle sur nous, notre monde et nos rêves

 

Presses polytechniques et universitaires romandes.

Voir le lien vers l'éditeur.

 

   

   Présentation de l'éditeur:

   D’où venons-nous ? Notre destinée est-elle dictée par les gènes dont nous héritons ? Voyons-nous tous le ciel du même ton de bleu ?

   Gottfried Schatz, biochimiste mondialement reconnu, donne dans cet ouvrage des réponses surprenantes aux questions que nous nous sommes tous posées un jour. Le voyage auquel il convie le lecteur nous emmène au cœur du mystère de la vie. Un continent invisible, merveilleux et étourdissant de beauté, révélé par les subtiles réflexions de leur auteur entre science, philosophie et histoire de l’art et des cultures. Une immersion humaniste, au terme de laquelle on ressort avec une autre idée de la biologie : à la discipline aride réservée aux spécialistes se substitue l’image d’un trousseau de clés, ouvrant d’innombrables portes vers une meilleure compréhension du vivant. Un ouvrage déjà traduit dans de nombreuses langues, et destiné à ceux désireux de mieux comprendre le monde qui nous entoure.

 

 

 

Un des apports de ce livre.

 

  Les gènes ne sont pas une chose rigide qui nous détermine en totalité.

 

   Un des apports intéressants du livre de Gotffried Schatz, c’est une explication claire du fonctionnement de nos gènes. Nous croyons communément que les gènes sont un système où tout notre comportement, nos tendances et nos capacités sont inscrites. En somme, nous  pensons être conditionnés par nos gènes.

   Quand il y a eu la découverte du génome (1953), la vulgarisation scientifique a entraîné une communication très imparfaite, voir partiellement fausse. Les médias, les intellectuels et également parfois les scientifiques ont eu un discours simpliste et réducteur.

   A la découverte du génome, on pensait tout pouvoir expliquer à partir des informations contenu dans nos gènes, il y avait à cette époque, une espèce d’euphorie qui n’avait plus vraiment à voir avec la rigueur scientifique (aujourd’hui on retrouve chez certains la même attitude vis-à-vis des neurosciences).

 

   Dans ce livre on découvre que l’être humain à quelques 25 000 gènes, chaque cellule de notre corps en contient deux copies, une  maternelle et une autre paternelle (venant de nos parents) de presque tous les gènes.  

   Les gènes constituent notre ADN (acide désoxyribonucléique) dans lequel est stockée  l’information génétique appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants. Pour créer la matière biologique, l’utilisation des gènes se fait par « transcription », c’est un mécanisme biologique qui permet de « recopier » l’information des gènes, afin de crée des protéines. Ce mécanisme de lecture des gènes se fait à l’aide de l’ARN (acide ribonucléique), l’ADN à une certaine stabilité, l’ARN est lui temporaire.

 

   Nous avons 25 000 gènes dans chaque cellule de notre corps, présent en deux copies; donc potentiellement une cellule de notre corps peut produire 50 000 protéines différentes. Mais le réel est bien plus complexe, Gottfried Schatz nous indique qu’en fait nos cellules lisent de plusieurs manières notre génome.

   Tout d’abord un gène s’exprime ou pas, donc nous multiplions déjà par deux les possibilités. En plus les cellules du corps « lisent » les gènes de très nombreuses manières : soient en entiers, du début à la fin, ou bien la lecture commence à différents endroits,  ou encore elles ne lisent que des parties sélectionnées puis les combinent entrent elles. Nous apprenons que par ce jeu de lectures, nos cellules peuvent faire apparaître jusqu’à 70 000 protéines pour un seul gène….

   Mais ce n’est pas tout, après avoir construit une protéine, les cellules peuvent lui enlever ou ajouter différents groupes chimiques, modifiant ainsi sa structure et sa fonction.

   Nous apprenons dans ce livre que la science aujourd’hui ne sait pas vraiment quantifier le nombre exact de protéines que peut produire notre corps. Pour Gottfried Schatz il est probable que ce nombre soit plus de 100 000.

 

   Notre corps comporte quelques 10 000 milliards de cellules, toutes fortement liées entres elles, cela donne une très grande richesse d’action. Cette richesse en fait est un système inventé par la vie, pour échapper à l’éventuelle tyrannie des gènes.

   L’information inscrite dans les gènes est nécessaire, elle est le support de toute vie, de la transmission, de la continuité, de la construction et de la reproduction des êtres vivants.

   Cela peut paraître une limite, presque une prison, mais en réalité nous avons en nous une telle richesse d’interprétation de cette information, que nous voyons que chaque individu est en fait «unique».

 

   La biologie ne nous dit pas si nous sommes «libres», mais, et cela est important, elle nous indique que nous sommes unique et différent de tout autre. Nous avons en nous le potentiel d’être originaux, les clones n’existent pas.

 

   C’est la richesse, la diversité des possibles qui crée la singularité. Ce potentiel est là, à nous de jouer la partition de cette belle musique du vivant.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 17:37

 

 

   Voici une vidéo d'André Compte-Sponville, le philosophe y développe les thèmes de la tolérance et de la laïcité. Il démontre que toutes deux ont une limite, que la tolérance est morale et la laïcité politique.

 

   Il indique aussi que la tolérance est un acte qui découle du pouvoir, seul celui qui a une position de pouvoir peut tolérer...

 

   Il démontre également que la tolérance n'est pas une véritable "vertu", en raison de ses limites. L'amour, la bonté, les "véritables vertus" n'ont elles, pas de limites.

 

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:35

 

 

 

   Voici un enregistrement audio de Marcel Conche, à l'émission Les Racines du ciel de France Culture en  novembre 2014.

   Il s'entretien et dialogue avec Frédérique Lenoir et Leili Anvar.

 

 

Présentation de France Culture:

 

   Marcel Conche est né en 1922 à Altillac en Corrèze, dans une famille de cultivateurs. Et c’est à Altillac, dans la maison même où il a passé son enfance qu’il nous reçoit avec simplicité et générosité.

 

   Il évoque pour nous son enfance paysanne, sa jeunesse, ses amours, sa passion des livres et de la philosophie, sa tendresse pour les philosophes antiques et pour Montaigne. Il nous parle aussi de son parcours intellectuel, de sa foi dans l’homme, « celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas ».

   Son dernier ouvrage Épicure en Corrèze est paru aux éditions Stock.

 

 

 

Voir le lien des Editions Stock sur le livre

 

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 23:01

 

 

 

    Une étude menée aux États Unis vient de démontrer que les DVD à vocation éducatif, et destinés aux enfants de moins de trois ans, ne sont pas efficaces.

  Pendant un mois des groupes test d'enfants âgés de 12 à 18 mois, ont été étudié.

  Il y avait quatres groupes. Le premier a regardé un DVD cinq fois par semaines pendant un mois en compagnie de leurs parents. Dans le deuxième groupe, le procédé était le même, sauf qu'il n'y a pas eu d'interaction avec les parents. Les enfants du troisième groupe n'ont pas visionnés de DVD, et les parents leurs ont enseigné comme ils le sentaient, les vingt-cinq mots contenu dans le DVD. Le quatrième groupe de bébés a servi de référence, en tant que groupe de contrôle.

 

  Au bout d'un mois d'étude, tous les bébés ont étaient testés par les psychologues, afin de savoir le nombre de mots nouveaux appris. Une étude préalable avant le test, avait déterminé les mots qu'ils connaissaient déjà.

  Les constatations sont sans équivoque aucune ; les enfants qui avaient regardé le DVD, avec ou sans interactions avec les parents, n'avaient pas de performances supérieures au groupe de contrôle. Par contre les bébés qui avaient acquis le plus grands nombres de mots, étaient ceux qui avaient eu une relation avec leurs parents sans que le DVD ne soit utilisé.

  Il est certains que les "machines", DVD, ordinateur, ou autre tablettes informatiques, peuvent avoir leurs utilités; mais elles ne remplaceront jamais la richesse des relations humaines. L'être humain dans une relation exprime une infinité d'attitudes, de comportements, de sentiments, d'émotions, et surtout il interagit avec l'autre ou les autres. C'est cette interaction qui nourrit l'homme, et faisons attention à ne pas succomber aux sirènes marchandes et commerciales de notre société de consommation.

 

  Le marchand de bonbons va toujours dire que ces bonbons sont excellents, et même recommandés pour la santé...... 

 

  Donnons vraiment priorités aux relations humaines, et ne nous abritons pas derrières nos écrans d'ordinateurs ou autres...Utilisons ces outils comme un moyen pour faire connaissance entre-nous, ce ne sont que des intermédiaires.

 

  L'homme est un univers, un monde inconnu, il faut encore le découvrir chers amis...

  Allons explorons ce continent, mettons-nous en marche ensemble.....

  

 

Réf: La recherche N° 449, février 2011, page 24 et 25.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 11:02

 

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    Des études récentes (depuis 2004) ont indiqués qu'il y avait un lien entre l'état de notre mental et des perturbations fortes de l'ADN, gênant ou modifiant même l'expression de certains gènes.  

 

  Ce sont des preuves physiques parfaitement mesurables qui ont été découvertes par Elizabeth Blackbum (prix Nobel de médecine 2009), biologiste australo-américaine, et Elissa Epel, psychiatre à l'université de Californie.

  Cette étude salutaire montre un autre regard que le "tout génétique" trop facilement admis, ainsi que le déterminisme étroit qui l'accompagne en général. Le rôle du mental qui est dans ses extrêmes, soit l'état de stress psychologique, ou soit un sentiment de bien être ou de joie, ce rôle donc, a depuis longtemps été considéré comme responsable de la qualité de vie des êtres humains. C'est à dire que la santé physique, les sentiments, les stress chroniques, les émotions profondes de bonheur, de peine ou de mal-être; tout cela s'interpénètre en permanence et interagit ensemble.

  Cette approche n'est pas nouvelle, et de nombreuses études démontraient déjà l'étendue des dégâts causés par un mental dépressif; mais c'est la première fois qu'on découvre le lien entre nos états mentaux et des perturbations au niveau même de nos cellules, dans les chromosomes au coeur de l'ADN.

 

  Qu'est-ce donc que ces découvertes nouvelles?

 

  La première étude a été faite en comparant l'ADN de mères dont les enfants étaient soit en bonne santé, soit atteint de maladies chroniques graves, tel l'autisme ou des handicaps moteurs et cérébraux. Chez les mères ayant des enfants malades, donc soumises à un stress psychologique chronique, leur ADN présente des signes de vieillissement précoce, donc anormal...........

  C'est comme si l'ADN était abîmé, attaqué par ce stress, par l'angoisse. Mais qu'est-ce qui se passe effectivement au coeur des cellules pour arriver à cette dégradation précoce? Les scientifiques ont démontrés que c'est au niveau même des chromosomes qu'il y a dégradation; rappelons que l'ADN est condensé sous forme de chromosomes dans nos cellules. Les chromosomes au fil des divisions cellulaires sont protégés de l'érosion,  par des sortes de capuchons fixés à leurs extrémités, ces "boucliers" se nomment des télomères. Par contre tout au long de la vie, ces télomères se raccourcissent progressivement, cela survient avec  le vieillissement naturel de la cellule.

  Chez les mères soumises au stress, ces télomères sont anormalement courts, représentant l'équivalent d'un vieillissement accéléré compris entre 9 et 17 ans.......

 

  Elissa Epel a réalisée cette découverte étonnante en démontrant le lien étroit entre les émotions et ce qui se passe à l'intérieur de la cellule. Mais ce qui est également étonnant c'est que le phénomène est réversible! " Nous avons aussi constaté que lorsque le niveau de stress diminue, la longueur des télomères augmente". 

  Donc  nous avons une plasticité au niveau des cellules, comme il existe une plasticité au niveau du cerveau et des connexions neuronales; cela veut dire que beaucoup de choses ne sont pas définitives, mais l'aspect réversible vaut dans les deux sens. On peut se "soigner" soi-même, mais on peut aussi se rendre "malade", et c'est nous qui tenons la barre en quelque sorte.

 

  Mais cette découverte n'est pas la seule concernant l'état de stress, celui-ci influerait aussi sur l'expression même de nos gènes!

  Comment cela est-il posible? Il nous faut d'abord examiner un des mécanismes qui intervient dans l'expression des gènes,  ce mécanisme biologique de plus en plus pris en compte se nomme "l'épigénétique". C'est une action qui modifie chimiquement l'ADN, modifications qui n'ont rien à voir avec les mutations qui touchent la structure même de la molécule. 

  Ces actions épigénétiques, ces modifications sont comme des marquages, qui indiquent  quel gène doit être utilisé ou au contraire ignoré. Ce marquage a pour conséquence "la méthylation", c'est comme une gaine qui recouvrirait une partie de l'ADN, les gènes de cette partie ne sont plus activés. Si le marquage dû aux molécules de méthyle est supprimé, les gènes s'expriment alors à nouveau. 

  Les scientifiques ont démontrés que le stress chronique ou un choc psychique, pouvaient provoquer ce phénomène de méthylation, certains gènes ne sont plus transmis; le problème est que ce sont souvent des régulateurs de stress. Cependant, les molécules de méthyle ne sont pas figées, et il a été démontré que des antidépresseurs, le sport ou la relaxation semblaient agir sur ces molécules; les méthyles disparaissent et les gènes peuvent à nouveau s'exprimer.

 

  Ce qui résulte de ces études novatrices, c'est un déni complet de ce qu'affirmaient certains scientifiques des années 1990;  en effet nous ne sommes pas uniquement le produit de nos gènes; nos sentiments, nos émotions modèlent en permanence l'expression de ces gènes.

  De plus nous avons aujourd'hui la certitude qui rien n'est irréversible.

 

  Nous savions déjà que la plasticité cérébrale était une réalité, maintenant nous savons aussi que les cellules du corps réagissent profondément avec notre état d'esprit.

  Et surtout, si nous sommes remplis de stress, cela peut-être transformé, modifié.

 

  Nous disons surtout et avant tout, que cela doit être compris; pas seulement l'angoisse, mais la peur, la joie, tous les mouvements de l'esprit peuvent être observés, tranquillement, sereinement.

 

  Rien n'est définitif, aucune chose n'est figée pour toujours, en cela réside la beauté de la vie.

 

Réf: Sciences et vie N° 1110, page 99. Mars 2010.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures