25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 12:03

 

 

 Conférence "sans tabou" avec Edgar Morin et Boris Cyrulnick, à l'Essec Business Schol.

 

 

   Théme: Qu'est-que l'altérité, le rapport à l'autre?

 

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 10:34

 

 

  Pour illustrer notre dernier texte sur l'Histoire et les civilisations :  L'Histoire, les civilisations, et une nouvelle culture.  

  Voici un extrait d'une vidéo fort intéressante de Claude Lévi Strauss sur le site de Youtube de l'INA, qui décrit l'ethnologie comme un humanisme élargie à la totalité de la conscience humaine. Ce grand savant invite à la modestie...

  Pour notre part, il nous semble que nous sommes peut-être à l'aube d'une nouvelle culture, celle qui découle de l'ethnologie, qui ne méprise aucune culture. Mais qui met en oeuvre une saine critique (très bien définie dans la vidéo) qui n'est autre que la compréhension de l'esprit humain dans sa globalité.

 

  Nous vous souhaitons un bon visionnage.

 

 

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 11:24

 

 

    Depuis 2004, la fameuse algue "tueuse" Caulerpa Taxifolia est en forte régression dans la plupart de sites colonisés depuis les années 1980. C'est une nouvelle importante, tant les craintes étaient fortes de voir cette algues détruire par sa vive propagation, toutes les espèces locales.

  Découverte à Monaco en 1984 sur une surface d'un mètre carré, elle s'est étendue à un hectare en 1989, puis à rapidement proliféré jusqu'à ces dernières années en couvrant une surface équivalente à 13000 hectares. Le professeur de biologie marine  Alexandre Meinesz, qui suit le phénomène depuis son apparition, est formel " sur les 150 sites d'observations, Caulerpa est devenu rare, quand elle n'a pas totalement disparue".

  

  Il convient évidement de rester prudent, un revirement est toujours possible, mais voyons comme la nature régule les éléments, parfois sur le long terme. L'échelle de durée peut-être au-delà d'une étude humaine, voir d'une vie de chercheur. Combien d'exemples d'interventions humaine pour le bien de la nature ou de tel ou tel animal, ont produit l'effet inverse et créer plus de désordre.

  Peut-être devrions-nous avoir un peu moins peur de notre environnement, et faire bien plus confiance à la nature pour qu'elle se régule et s'équilibre elle-même...Mais naturellement, il ne s'agit pas de verser dans un angélisme naïf, et en raison de ce qui vient d'être dit, et de faire n'importe quoi ou d'autoriser tous les abus. Dans cette confiance envers la nature, la première des choses c'est le respect, l'affection que nous lui portons.

  Notre monde est d'une telle beauté, tellement généreux, si vaste et diversifié...Si nous n'avons pas d'affection réelle pour lui, nous le détruirons. Voyez comme nous agissons envers toutes ces vastes forets, comment traitons-nous la terre? Que faisons-nous à nos compagnons les animaux, la fragile biche, l'élégant et noble cheval, que faisons-nous aux oiseaux du ciel? Nous détruisons beaucoup, n'est-ce pas?

  Nous inventons des cages, des clôtures, des laisses et des barrières. En fait, nous en avons peur...

  

  Si on ne sait pas "aimer", alors on détruit. Si on n'est pas sensible au soleil du matin, à la fraîcheur de la bise du soir, comment vit-on? Avez-vous vu la beauté d'une araignée et de sa toile prise dans la lumière d'un crépuscule, avec au loin le cri de la chouette? Quand il y a affection, on prend "soin de", on est curieux et admiratif de la vie. Il y a quelque chose "d'immense" dans notre monde, dans cette vie. Soyons en relation, en contact avec cette immensité. Vraiment il nous faut être plus "sensible", avez-vous perçu par exemple la sensibilité extrême d'un cheval? 

  La nature était là bien avant l'apparition des êtres humains, elle possède certainement sa propre intelligence, peut-être pourrions-nous écouter et apprendre avec elle?

 

 

Voiçi deux références concernant l'algue Caulerpa Taxifolia :

  http://www.lefigaro.fr/environnement/2011/08/29/01029-20110829ARTFIG00682-caulerpa-taxifolia-l-algue-tueuse-en-voie-de-disparition.php

    http://www.laprovence.com/article/a-la-une/lalgue-tueuse-en-voie-de-disparition

 

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 20:40


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   Il a été démontré récemment que des arbres peuvent communiquer entre eux, du moins quand leur survie est en jeu.

  Un scientifique a fait cette découverte, lors d'une étude sur les cas de mortalité importante constatée dans des élevages en Afrique du sud.
  Dans ce pays existent des élevages d'antilopes, appelées koudous, et plusieurs d'entre elles ont été retrouvées mortes de manière inexpliquée dans leur enclos. En cette période de grande sécheresse, l'herbe est rare, et pratiquement la seule nourriture qui reste, ce sont les feuilles d'acacias dont se nourrissent volontiers ces antilopes.

  Devant le peu de pistes concernant ces morts incompréhensibles, le scientifique a l'idée d'observer l'estomac d'un koudou mort; or il constate la présence de feuilles d'acacias non digérées, comme si la fermentation normale n'avait pas eu lieu.
  Après examen des feuilles, il est relevé un taux anormalement haut de tanin, substance produite par les feuilles d'arbres pour se protéger en général de microbes et autres parasites. C'est ce tanin qui a empêché la fermentation et la digestion des feuilles. Mais pour quelle raison les acacias se sont-ils mis à produire ce tanin toxique?
  Y a-t-il un lien avec le fait que les antilopes n'ayant que des acacias à manger, elles ont fait subir une forte pression sur ces arbres, avec peut-être une nécessité de se défendre pour les acacias?
  Ceux-ci se sentant en danger, ont-ils modifié la teneur chimique de leur sève? Les scientifiques, pour prouver et tester cette théorie, ont mimé l'agression des koudous en fouettant avec des cannes les branches d'arbres. Quelques heures après, l'analyse démontre bien que la teneur en tanin des feuilles a fortement augmenté.

  Dans la nature, le koudou serait allé manger ailleurs, et ne se serait pas acharné sur un acacia aux feuilles amères; mais dans un enclos, il n'a pas eu le choix. Et donc sa nourriture l'a empoisonné.
  Ce fait de défense des arbres, est déjà assez frappant et en un sens extraordinaire, mais ce n'est pas tout.

  En fait, notre scientifique a une autre intuition: il prend un petit sac en plastique et le noue autour de l'extrémité d'une branche. Après quelques temps, il vient avec une seringue, pique à travers le sac et aspire l'air contenu.
  Après une analyse de cet air, il constate une forte concentration de phéromones, un gaz volatil. Les acacias stressés émettent une forte quantité de ces gaz; ceux-ci, poussés par les vents, entrent en contact avec d'autres arbres à proximité, qui modifient alors également la teneur en tanin de leurs feuilles.
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  L'arbre en danger se défend en modifiant la composition chimique de ses feuilles, mais il communique également ce danger à ses congénères acacias.
  Les Indiens d'amérique disent que les arbres se parlent, et cela devient évident après cette étude.

  Mais nous-mêmes, chers amis, savons-nous communiquer avec la nature, avec les arbres et tous les animaux qui peuplent notre si belle terre?
  Que communiquons-nous aux arbres et aux animaux? De la peur, de l'effroi, avons-nous de la tendresse pour cette terre?
  Il ne s'agit pas évidemment d'être des rêveurs, des romantiques avec des sentiments surannés.

  Regardons les arbres comme des amis, tellement anciens; ils ont toujours été là, ils nous ont toujours aidés, protégés. Ce sont nos plus vieux et nos plus fidèles amis, pouvons-nous avoir de temps en temps un sentiment d'affection pour eux? Ne serait-ce que de temps en temps, oui parfois, n'oubliez pas de leur dire merci.


 
  Oui, merci messieurs les arbres, et merci à la terre qui nous porte et nous nourrit.


  Les photos d'arbre et de feuille de cet article, ne représentent pas des acacias. 
 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:07

 
  Toutes les étoiles ne sont pas des boules sphériques comme notre soleil.                                         

  En 2003 deux scientifiques, Pierre Kervella de l’observatoire de Paris et Armando Domiciano de Souza chercheur Brésilien, ont réussi à mesurer l’aplatissement de l’étoile Archemar dans la constellation de l’Eridan.

 

Ayant utilisé pour cela le VLTI*, un réseau de télescopes situé dans la cordillère des Andes, ils ont découvert que l’étoile Archemar n’était pas ronde, mais oblongue ; c'est-à-dire ovale tout en étant très aplatie, entre la forme d’un bouton ou d’une citrouille.

Une autre étoile plus connue, Altaïr dans la constellation de l’aigle (visible au zénith en plein été), a été également mesurée comme étant déjà ovale, mais dans une proportion beaucoup plus faible qu’Achémar.
   

Pour le diamètre équatorial (le diamètre équatorial est un diamètre imaginaire horizontal qui coupe la terre en deux, hémisphère nord et hémisphère sud, et il se situe comme son nom l’indique au niveau de l’équateur) celui d’Altaïr est 1.9 fois plus grand que celui du soleil, cependant il n’est qu’un dixième de fois plus grand que son diamètre polaire (le diamètre polaire est un autre diamètre imaginaire,perpendiculaire à l’équateur et passant exactement par les pôles) une différence relativement faible comparé à Achémar dont le diamètre équatorial est de 12 diamètres solaire pour 7.7 aux pôles.

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le schéma ci-dessus respecte les proportions indiquées.

      
            Étoile Achémar
(constellation de l’Eridan)

 

 D’après les chercheurs, l’aplatissement de ces étoiles est dû au fait qu’elles tournent très vite sur elles-mêmes. Comparons la vitesse de rotation de ces étoiles avec celle du soleil, nous savons que notre soleil tourne sur lui-même en 28 jours environ (lui-même étant quasiment sphérique), Altaïr effectue un tour sur elle-même en 6 heures et demie.

Pour Achémar la vitesse de rotation à l’équateur atteindrait plusieurs centaines de kilomètres par seconde, mais en plus la rotation d’un seul bloc n’aurait pas suffi à l’écraser autant ; plus on s’approche de son centre, plus elle doit tourner vite.

 

Nous voyons ici encore, toute la formidable diversité de notre Univers. Les modèles standard sont très utiles, mais la vie apportera toujours l’exception qui permet de mieux cerner la globalité de la Vie.

 

*Very Large Telescop Interferometer.

    Réf : Ciel et Espace n°410 / juillet 2004*

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures