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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 21:44

 

 

 

 

Il existe une regard clair, une vision profonde

 

qui déconditionne l'esprit, et met fin à la souffrance.

           

 

    Depuis plus de trente ans nous étudions les mécanismes de l'esprit et de la pensée. Cette exploration pendant ces nombreuses années a créée une sensibilité qui existe et œuvre encore aujourd'hui.

   Ce site a pour vocation de partager avec vous cette émerveillement d'apprendre et de découvrir.

 

   Vous trouverez ici des informations sur nos activités (conférences, rencontres, séminaires ou autres...), sur la parution de livres, vous pouvez consulter des textes, voir des vidéos, écouter des audio et lire quelques articles de presse.

 

    Pour nous la connaissance de soi inclue également la connaissance du monde, aussi d'autres thèmes vous sont proposés. Vous trouverez des articles parlant de sciences et de cultures, d'étymologie, de J.Krishnamurti, des paroles amérindienne, des écrits premiers de religions, et quelques albums photos pour partager la beauté du monde.

 

      Nous vous souhaitons une agréable visite.

 

 

                                                                                     Paul Pujol

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Paul Pujol - dans Bienvenue
20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 21:12

 

 

Journée Connaissance de soi

 

à Trévoux.

 

 

Dimanche 19 novembre 2017.

 

 

 

Un jour de dialogue et d'exploration de l'esprit, des mécanismes de la pensée et de la mémoire.

 

 

Thème de la journée :

 

 

Pourquoi l'homme vit-il dans la souffrance?

 

Horaires :

Reprise des horaires habituels.

 

10 h 00 à 12 h : Dialogue et exploration entre les participants.

12 h 00 : Pause déjeuner, repas pris dans un restaurant à

proximité (pour ceux qui le désirent).

14 h 30 : Reprise du dialogue.

16 h 30 : Clôture de la journée.

 

Participation sur inscription, car le nombre de

places est limité.

 

Participation :

Libre, selon les possibilités de chacun.

 

 

Lieu de la rencontre :

Chez M.Pujol Paul, 13 boulevard Poyat 01600 Trévoux

 

Animation et renseignements :

Tél : 0682330905 / pujolpaul@msn.com

Apprendre ensemble

 

Nous tenons à rappeler que l'étude des mécanismes de l'esprit, se fait sans aucune forme d'autorité. Le but de cette journée est de découvrir et d'explorerensemble, c'est à dire d'essayer de voir directement

comment fonctionne notre esprit.

Cela n'est possible que si nous ne nous référons pas à nos conclusions, opinions ou théories. Bref si nous venons avec nos idées pour parler de celles-ci, en réalité nous ne communiquons pas vraiment avec autrui. Nous discutons de notre point de vue concernant telle ou telle chose, alors que ce que nous proposons c'est de voir les choses directement, face à face.

Pouvons-nous percevoir les mécanismes de l'esprit et la vie

dans son ensemble, sans interférences de la pensée?

Est-ce possible? Est-ce une douce utopie?

Nous vous proposons de découvrir ce qu'est apprendre, non pas dans le sens d'accumuler un savoir, de devenir compétent, mais apprendre dans le sens de comprendre, de voir par soi-même, de découvrir ce qui était confus, flou, ou difficilement perceptible. Il existe une joie d'apprendre, et cela n'a rien à voir avec un effort intellectuel, c'est juste le bonheur de découvrir le monde et soi-même comme un même mouvement, immense et sans fin.

Cette vision directe, profonde, clarifie sans cesse l'esprit, il devient alors silencieux, calme, et il découvre une paix profonde et immense.

Sans cette paix, l'homme ne peut pas vivre heureux et

épanoui, libre de la peur et de la souffrance.

Dans nos échanges, il est important d'avoir une écoute et une réelle affection pour l'autre, sans cette affection toute communication véritable est vaine.

 

 

Paul Pujol

 

 

 

Relations et Connaissance de soi.

Paul Pujol, 13 boulevard Poyat, 01600 Trévoux

06 82 33 09 05 / Tel: 04 74 00 38 96 / pujolpaul@msn.com

http://www.paul-pujol.net/

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Paul Pujol - dans Activités 2016
26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 09:23

 

lac et montagne

 

       

Trévoux le 18 mai 2013

 

 

    Nous passions la journée avec une amie proche, après avoir pris le déjeuner ensemble, nous proposâmes de visiter une abbaye voisine que nous ne connaissions pas. Notre amie, habitant dans la région, connaissait déjà ce lieu, mais elle accepta volontiers de nous servir de guide dans cette découverte.    

    Le temps était très couvert et le ciel gris sombre, le soleil était bien caché derrière cette masse de nuages compacte et obscure. Quelques heures auparavant il avait plu et toute la nature, les arbres, les buissons, les chemins et les routes étaient détrempés et luisaient dans la lumière ambiante. Après quelques kilomètres, nous traversâmes un village et dans cette atmosphère un peu lugubre due à la météo, nous arrivâmes sur le parking de cette abbaye. Le site comprenait une église où se déroulaient régulièrement des messes, juste à côté il y avait un cloître et d'autres bâtiments, dont un très imposant et très haut. On apprit qu'à part l'église, toutes les autres bâtisses étaient dédiées à des activités artistiques tournant autour de la musique. Chaque année il y avait un festival de musique classique, elle était alors mise à contribution et de nombreux concerts étaient donnés dans ses murs.

 

    Nous pénétrâmes dans l'édifice, nous constations que les murs étaient assez tristes, il n'y avait point ici la beauté que l'on trouve souvent dans les endroits "religieux". Le lieu était assez quelconque et même insipide, en fait c'était surprenant, car presque toujours les édifices forgés par la foi des hommes avaient une atmosphère particulière, faite de silence et d'un certain recueillement. Mais là, il n'y avait rien de tout cela, même l'architecture du lieu était très banale, si l'esprit avait été un jour dans ces lieux aujourd'hui il s'était enfui.    

    Nous sortions à présent et par un couloir extérieur, nous arrivions dans le cloître attenant, on voyait posé au sol contre les murs, du matériel de chantier de bâtiment. Notre cœur se serrait un peu, il y avait trop de présence d'activité humaine dans ces lieux, il était inconvenant et gênant, presque irrespectueux de laisser trainer par terre ce matériel. Le lieu était trop investi par les hommes et leurs occupations, sentir le sacré ici devenait presque impossible. On regardait les découpes des fenêtres en ogive, toujours très belles, celles-ci originales avaient plusieurs formes entremêlées en haut des structures. Au centre de ce cloître, il n'y avait pas de jardin, la nature avait rendu l'âme elle aussi. Nous visitions les différents endroits sans trop parler avec notre amie. On regardait surtout et on essayait de sentir les choses.

 

    Le ciel s'était un peu éclairci maintenant, et quelques faibles rayons de soleil réchauffaient doucement l'air ambiant. On vit un escalier qui permettait de monter d'un étage dans le cloître, toujours assez silencieux, nous montâmes alors tous les deux ces marches blanches un peu sales. En haut on arrivait à un déambulatoire qui reproduisait la configuration de la cour de cloître, avec toutefois des colonnes très simples. La lumière et la clarté était plus présentes, et là, soudainement le silence se présenta de manière tellement forte, tellement intense... A voix haute on se demandait pourquoi le silence était présent à certains endroits et pas à d'autres, mais les paroles s'arrêtèrent et moururent d'elles même, car il était devenu sacrilège de parler devant cette immensité. Notre amie ressentit vivement ce qui se passait, nous étions totalement transfigurés, nous ne pouvions plus sourire, ni rire, ni avoir aucune expression sur le visage. Ce sentiment d'être en présence d'un silence infini était indescriptible, on était le silence, et la terre entière avait cessé tous ses bruits, le monde entier était devenu entièrement silencieux, comme en attente de quelque chose. Comme si la vie même allait mettre au monde un jour nouveau et sacré, en fait si on était très attentif on sentait que le sacré était descendu sur la terre. On marchait totalement immobile intérieurement, sans pensées, sans aucun mot, on faisait lentement le tour de ces murs, de cette ouverture sur la lumière. Juste en face de nous un petit oiseau, un rouge queue, chanta sa joie à la vie. Son chant était si discret, de toutes petites vrilles sortaient de son corps, et pourtant en l'entendant on entendait le chant de la terre, l'appel de la vie et la voix de l'univers entier. Vous étiez cet oiseau, car vous n'existiez plus à présent. La pluie avait laissé des perles de lumière qui brillaient, elles étaient accrochées au bout des plantes grasses qui sortaient des tuiles du toit. Partout la beauté nous entourait, le monde était devenu totalement différent, l'esprit était présent.

 

    Puis nous sortîmes et commençâmes à redescendre les escaliers, notre amie assez troublée s'assit un petit moment en bas. Nous ne parlâmes pas de ce qui venait de se passer, car cela aurait détruit le mystère de ce contact. Nous sortîmes à présent du bâtiment, et l'air frais de l'extérieur nous fit grand bien. Nous marchâmes tranquillement dehors, on se détendait en ramassant quelques fraises sauvages dans le parc.    

    C'était une journée magnifique, radieuse, avec un beau ciel gris, la pluie nous donne la vie et l'on méprise trop souvent les nuages obscurs qui nous la délivrent...

 

 

 

    Paul Pujol

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 13:59

 

 

 

  Qu'est-ce que le temps psychologique?

 

   Quelle est la différence avec le temps extérieur?

 

   L’esprit crée une dimension imaginaire dans laquelle l’homme va réaliser des ambitions d’ordre mental, devenir PDG d’une entreprise et devenir alors un être important et heureux… Mais si l’objectif n’est pas atteint on reste triste et découragé, on se sent dévalorisé ; et si l’objectif est atteint, on se rend compte que l’on peut perdre ce bel emploi, l'entreprise peut faite faillite, alors la peur entre en œuvre dans le cœur de l'homme…

 

   La réussite est la compagne de l’échec, ils se tiennent par la main tous les deux, l’un ne va pas sans l’autre. Le temps psychologique est-il un facteur de souffrance, de peine?

 

   Assurément, alors la question qui vient est celle-ci : L’esprit peut-il être libre de cette dimension psychologique, peut-il être libre du temps intérieur?

 

   Qu’est-ce qu’un esprit libre du temps, n’est-ce pas un esprit qui a fini la peur? Alors cet esprit va au-delà de la pensée, au-delà de la mémoire, il découvre ce qu’est véritablement la méditation. Méditation qui n’est absolument pas un exercice ou une technique apprise (choses purement mécaniques), mais méditation qui est un mouvement intemporel qui n’a ni commencement, ni fin.

 

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Paul Pujol - dans Vidéos
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 09:12

 

 

   Je voudrais vous recommander deux ouvrages et une revue concernant le Bouddhisme des origines, basés sur les textes les pus anciens et probablement assez proches du intentions du Bouddha lui-même.

    Avant toute chose, il est certain que le but premier n’était pas du tout de créer une religion, avec ses rites, sa hiérarchie, ses divinités et toutes les autres fadaises des religions organisées. Pas question non plus de sans remettre à un maître, «Soyez votre propre flambeau, votre propre refuge» (à ce sujet voir sur notre site le texte du"kamala sutra".)

 

    A l’origine, le Bouddha à enseigné « une voie », celle de la souffrance et de la fin de la souffrance. Celle-ci est due à l’ignorance et à l’avidité de l’esprit, c’est cette « soif » qui engendre des confections mentales. La souffrance vient du fait que l’homme confond ses confections mentales (idées, croyances, théories) avec le réel, avec le monde tel qu’il est.

  La fin de la souffrance est basée sur la compréhension et sur l’investigation personnelle, dans cette enquête l’esprit « voit » qu’il est créateur et acteur des confections mentales. Il perçoit aussi que la croyance en l’atman, dans le soi ou dans l’âme est aussi une production du mental. Rien n’est réel dans tout cela.

    Alors cette vison « est » la fin de la soif, de l’ignorance ; l’illumination est là, c’est la fin de la souffrance, de cela naît le « nirvana », le « non-né ».

   

 

 

    Donc voici tout d'abord deux livres sur le Bouddhisme des origines, un écrit par Walpola Rahula, et le second écrit par Alexandra David-Neel.

 

 

 

 

 

 

L’enseignement du Bouddha, d’après les textes les plus anciens.

 

   Voici donc le premier livre écrit par Walpola Rhula, moine bouddhiste de Ceylan. Celui-ci nous éclair sur la simplicité des premier temps du Bouddhisme et sur la personne du Bouddha, moine mendiant itinérant.

   On y découvre que l’homme seul peut se libérer, atteindre l’illumination. Il ne faut dépendre de personne, « on est son propre refuge, qui d’autre pourrait être le refuge ? »

   On voit aussi que le Bouddha disait qu’il n’y avait pas de doctrine ésotérique dans son enseignement, « qui rien n’était caché dans le poing de l’instructeur », donc rien en réserve pour certains adeptes.

   La méditation est définie comme une culture mentale, où on examine, on test et on entraine son esprit. Point de croyances dans ce Bouddhisme des premier temps, il fait tout examiner par sa propre vision, sa propre étude intérieure.

   Même à propos de son enseignement, le bouddha exhorter les disciples à le remettre en cause, à le questionner.

 

Présentation de l’éditeur.

 

  "Le révérend Rahula a reçu selon toutes les règles la formation traditionnelle d'un moine bouddhiste à Ceylan et revêtu d'éminentes fonctions dans un des principaux instituts conventuels (Pirivena) de cette île où la Bonne Loi fleurit depuis le temps d'Asoka et a conservé jusqu'à nos jours toute sa vitalité. [...] Le livre qu'il a bien voulu me demander de présenter au public occidental est un exposé, lumineux et accessible à tous, des principes fondamentaux de la doctrine bouddhique, tels qu'on les trouve dans les textes les plus anciens, ceux qu'on appelle en sanscrit "la Tradition" (Agama) et en pali "le Corpus canonique" (Nikdya), et auxquels le révérend Rahula, qui en possède une connaissance incomparable, se réfère constamment et à peu près exclusivement. " Paul Demiéville.

 

L’enseignement du Bouddha, d’après les textes les plus anciens.

Walpola RAHULA.

Editions du Seuil, collection Point Sagesse.

 

 

 

 

 

 

Le bouddhisme du Bouddha.

 

 Un autre livre sur la Bouddhisme premier, écrit par Alexandra David-Neel intitulé « Le bouddhisme du Bouddha », très belle étude riche et profonde sur l’origine de Bouddha et sur son message.

  Nous retrouvons des thèmes présentés dans le livre de Walpola, mais présentés ici par une occidentale férue de culture bouddhiste.

   Un complément d’approche qui apporte parfois un éclairage différent sur des thèmes identiques. Il est bon de n’avoir pas qu’un seul point de vue.

 

 

Présentation de l’éditeur.

 

   Né prince, fils d’un souverain de la puissante tribu des Sakya, au VIe siècle avant Jésus-Christ, il vécut dans le luxe et l’opulence avant de tout quitter pour partir sur les routes, seul, à la recherche de la sagesse. Il avait vingt-neuf ans, il s’appelait Siddharta Gautama, il allait devenir le Bouddha.

   Alexandra David-Néel a été l’une des premières Occidentales à pénétrer au Tibet et à comprendre la spiritualité orientale. Nul mieux qu’elle ne pouvait écrire cette présentation du « bouddhisme du Bouddha » en étant totalement fidèle au message et parfaitement accessible aux lecteurs occidentaux.

 

Le bouddhisme du Bouddha.

Alexandra DAVID-NEEL.

Editions du Rocher, collection Pocket.

 

 

 

 

 

Religions et Histoire, N° 8 : Le bouddhisme ancien.

 

Un autre document concernant les premiers temps du Bouddhisme, la Revue Religions et Histoire. Le numéro 8 de mai-juin 2006 avait été consacré au Bouddhisme ancien.

 Très beau travail avant tout basé sur des faits et des traces historiques, il ne s’agit pas ici de décrire la « foi » des religions, mais de voir le point de vue au travers de l’histoire.

 

 

Présentation de l’éditeur :

 

 

   À la fois philosophie et religion, le bouddhisme prend naissance vers le milieu du premier millénaire avant notre ère, au nord-est du sous-continent indien. Dans tout le pays, les débats philosophiques, les spéculations sur l'Absolu aussi bien que sur le sacrifice octroyé aux dieux sont anciens et vifs, en particulier dans les cours princières. C'est précisément chez un roitelet, dans le clan des Shâkya, à la frontière indo-népalaise, que naît Siddhârtha Gautama, qui allait devenir le Bouddha. Tôt, il s'est "éveillé" - tel est le sens de Buddha en sanskrit et dans les langues de l'Inde - aux vérités fondamentales de la condition humaine : c'est à son observation et sa réflexion personnelles qu'il doit de les avoir découvertes. Elles portent sur la douleur, l'origine de la douleur, la cessation de la douleur, le chemin qui mène à l'arrêt de la douleur.

   Il l'enseigne d'abord à une poignée d'anciens condisciples, réunis au Parc des Gazelles, près de Bénarès, impulsant ainsi la "Roue de la Loi". Son enseignement va bientôt conquérir l'Inde, puis l'Asie, pour susciter aujourd'hui un intérêt universel. C'est le début de cette aventure grandiose que le lecteur trouvera esquissé dans ces pages.

 

   Auteur : Caillat Colette - Balbir Nalini - Bautze-Picron Claudine - Gethin Rupert - von Hinüber Oskar - Masset Danièle - Osier Jean-Pierre - Pinault Georges-Jean - Skilling Peter

 

Magazine : Religions & Histoire n° 8 Page : 12-75 (mai-juin 2006).

 

 

 

 

  Suite à ces lectures vous découvrirez donc que le Bouddhisme à l’origine était évidemment très différent de ce qui existe aujourd’hui. Les changements sont inévitables, certes, mais certains sont plus ou mois heureux, et certaines évolutions laissent vraiment songeur. Toutes ces divinités, tous ces maîtres, on découvre par exemple, que l’on ne parlait pas de mantras en ces temps là. (L’introduction des mantras est due à une influence du Tantrisme Shivaïque d’Inde du nord). De nombreuses descriptions de méditations sont faites dans ce deux ouvrages, il n’est jamais question de maîtres, de divinités ou de croyances, ce sont en quelques sortent « des exercices laïque » d’observation de l’esprit.

    Comme nous l’avons vu dans notre présentation, il n’y a pas d’ésotérisme non plus, rien de cacher ou de secret. On ne parle pad des maîtres, de guides, car « il faut être son propre flambeau, sa propre lumière ». Autre information complémentaire, au tout début le Bouddhisme était aniconique, c’est à dire sans « icônes », sans images.

    Peut-on dire qu’il y avait un système figé, rigide, en parcourant les deux livres vous découvrirez qu’il y avait surtout une richesse d’arguments, une grande diversité, parfois même certaines contradictions ; mais surtout il y a débats, discussions, recherches, et pas acceptation ni soumission à une autorité.

 

    En est-il ainsi aujourd’hui ? Il me semble que l’on confond bien souvent respect et soumission, étude et embrigadement…

    Mais tout dépend non pas de la religion, mais des personnes, des individus. Au final ce n’est pas l’organisation, la religion établie qui compte, mais c’est l’être humain qui importe, sa propre recherche.

    C’est aussi la relation qu’il noue avec les autres, s’il est dans une démarche honnête, intègre, il aura des rapports sain avec les autres, non pas basé sur l’autorité, mais basé sur la recherche de ce qui est juste et vrai. Il faut voir les choses telles qu’elles sont, par soi-même, et ne pas accepter ce que les autres nous disent, fut-ce même le Bouddha.

    Si cela n’est pas une école de liberté et d’intelligence, cela n’a plus aucun sens, et cela ne sert qu’à conditionner et asservir les gens.

 

    Tel n’était certainement pas le message du Bouddha, « seul l’homme est capable de rompre la chaîne du temps et de la souffrance », et il doit le faire seul par sa propre intelligence, par sa propre vision, il doit explorer par lui-même. L’être humain peut sortir de son état conditionné, acquérir la liberté et découvrir la paix intérieure. Mais toujours il doit faire attention à la création de confections mentales (d’idées), il peut se croire être libre et éveillé et ne pas l’être du tout…

  L’observation de l’esprit pour déjouer les créations mentales reste la discipline de toute une vie.

 

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