21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 11:06
Témoignage

 

 

  Ce tout jeune homme avait mis fin à toutes croyances, il était passé à travers tout ce processus, et tout cela s’était détaché de lui pour toujours. Il avait clairement vu l’illusion des religions, des sectes, du nationalisme ; toutes choses qui séparent les hommes et engendrent les conflits et les guerres. Il n’était donc plus français ou européen, il n’était plus également chrétien, bouddhiste, hindouiste ou autre. L’identification à un quelconque groupe fut très bien perçue comme une pure illusion, une vue de l’esprit.

 

    Il y eut une perception aiguë du conditionnement dû à l’histoire, mais aussi dû aux mécanismes des pensées ; il y eut une perception directe, vivante, de la nature du temps psychologique. Tout cela se fit sans aucun effort, emporté par la passion et la surprise de découvrir toutes ces choses. Toutes les perceptions intérieures se réalisaient de manière très naturelle, comme de l’eau qui coule. Il y eut plusieurs "expériences" subies, mais à chaque fois la lucidité montra l’illusion et l’irréalité de ces événements, alors les "expériences de l’esprit" cessèrent d’elles-mêmes. Puis à un moment donné, sans prévenir, quelque chose d’autre cessa, quelque chose de très ancien ; une chose vieille comme le monde. Il n’en prit pas conscience tout de suite, mais il sentit une immense décontraction, comme un fardeau millénaire qui venait d’être posé au sol.

    Les millénaires mémoriels venaient de tomber ; la peur, qui se perd dans la nuit des temps, la peur n’était plus. C’était la fin de l’illusion du temps psychologique, la fin du "moi" ; l’attachement à la continuité du temps n’était plus. Plutôt que le début de quelque chose, c’était la fin de "ce qui était", du monde des idéaux, des croyances, des œuvres de la pensée. Alors cette fin non prévue, non voulue, laissa l’esprit très décontracté, souple, et surtout immobile et très silencieux. Là, dans ce silence immense, il y eut un mouvement totalement différent, quelque chose commença à vivre, quelque chose de jamais vu, de jamais connu.

 

    Ce fut comme un autre univers qui s’ouvrait, le monde était entièrement neuf, plus intense, plus vivant et d’une telle beauté ! Le regard intérieur vit naître une intelligence autre, très sensible, une vision pénétrante qui voyait instantanément les soucis psychologiques. Cette vision, ce regard clair dès qu’il se posait sur quelque chose, résolvait immédiatement le problème. Toute situation existe par manque de clarté et de compréhension, dès que la lumière de l’intelligence l’éclaire, la souffrance ou ma prison mentale n'existent plus. Les conditionnements tombent pour toujours, ils n’existent plus. Il faut finir "ce qui est", profondément, véritablement. Le tout premier mouvement c’est la fin de ce qui est, on est alors hors du monde des hommes. Quand cette fin a lieu, alors existe un monde sans croyances, sans idéaux, quelque chose que l’homme n’a jamais exploré. Là, dans ce nouvel espace, l’esprit se met en marche, le mouvement dans l’inconnu commence à exister. Ce mouvement sans pensée, au-delà de l’expérience et du "moi", ce mouvement est la véritable méditation, c’est l’exploration silencieuse d’un immense continent, vierge de toute présence humaine.

 

    Cette fin de soi, et la découverte de cet autre monde se firent très rapidement, en moins de deux années tout cela eut lieu. Le jeune homme était persuadé que de nombreuses autres personnes avaient connu de tels événements dans leur vie, il ne se sentait pas du tout extraordinaire ou hors-norme (ce sentiment est toujours vrai, aujourd'hui). Tout cela était tellement naturel, tellement fluide. Pourtant quand il essaya d’en parler avec des amis, avec sa famille, il fut très surpris des réactions ou des commentaires. Certains ne voulaient pas en entendre parler, et d’autres disaient : "c’est vrai, il faut être libre", et ils suivaient une religion, ou pratiquaient de manière très superficielle différentes méditations. La plupart fuyaient leurs peurs dans des systèmes établis, et tous disaient chercher la liberté. Le jeune homme constata la grande difficulté qu’il y avait à parler de tout cela, mais surtout il constata le manque flagrant de vision profonde et de compréhension vivante, chez presque tous ses interlocuteurs.

 

    Alors il décida d’approfondir sa découverte, au lieu de parler, il se plongea profondément dans ce voyage, dans cet inconnu. Le silence fut gardé pendant près de vingt cinq années ; il y eut de nombreux écrits pendant cette longue période. Cette naissance de nouveaux mots, cette explosion de perceptions en mouvement, c'est véritablement la découverte d'une immensité sans nom, d'un pays où siège une immobilité immuable.

 

 

 

Paul Pujol, Senteur d'éternité

Éditions Relations et Connaissance de soi

Témoignage, page 15 à 17

 

 

 

Pour voir l'ensenble des textes de Paul Pujol :

Liste complète et intitulés des textes de Paul Pujol

 

 

     

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 15:40
Rencontres.

  

    Les personnes, qui avaient frappé à la porte d'entrée, se trouvaient là devant nous. Il s'agissait de deux femmes. L'une aux cheveux noirs un peu frisés devait avoir quarante ans, l'autre les cheveux tirés en arrière, dégageant ainsi un visage agréable, devait en avoir à peu près vingt. Dès les premiers instants, on savait qu'il s'agissait de représentantes d'un groupe religieux bien connu. Ces personnes, prêchaient très souvent de porte en porte leurs convictions et leurs messages. Selon leurs habitudes, elles entamaient toujours la conversation sans se présenter, peut-être craignaient-elles que les gens ne referment immédiatement leur porte sans même les écouter, ce qui de toute manière devait arriver bien souvent.

 

    Nous avions déjà parlé quelquefois avec ces personnes, et selon encore une de leurs nombreuses habitudes, s'il y avait plusieurs personnes présentes, seule la personne la plus avancée en âge parlait. Aujourd'hui cela était encore le cas, la jeune fille se tenait en retrait, effacée, mais toutefois attentive au dialogue. Sans doute l'expérience de l'une valait elle mieux que la fraîcheur de l'autre, sans doute le sérieux savoir valait il mieux que le sourire du présent. Une autre de leurs habitudes tenaces, est également de sortir assez rapidement, au bout de quelques paroles, un livre ; un livre très connu, mondialement connu, un livre sacré naturellement. A ce moment, nous essayâmes de leur faire comprendre, que si elles se basaient sur un texte et disaient détenir la vérité, d'autres humains, d'autres cultures avaient également leurs textes sacrés et leur propre vérité. Si on regarde l'ensemble de l'humanité, on voit que les hommes se méprisent et luttent sans cesse entre eux, pour l'établissement de leur vérité particulière.                   

    "Cet état de choses est un des fondements des crimes et des guerres qui se perpétuent à travers le monde, à l'heure actuelle, mais également depuis des millénaires d'histoire."

 

    La personne de quarante ans paraissait un peu gênée et surprise de l'intervention, et de la teneur des propos. N'étant apparemment pas convaincue, elle parla des fausses religions, qui étaient multitudes sur terre, elles enseignaient toutes de fausses vérités et adoraient de faux dieux. Leur religion à elles, n'adorait qu'un seul dieu, le seul véritable. Et leur groupe se basait sur des textes les plus anciens qui soient, et les lois des pays du monde entier étaient également basées sur ces écritures. Elle parla également des prophéties écrites et réalisées, enfin en résumé elle était persuadée d'être sur le bon chemin, le seul capable d'amener l'établissement du "royaume de Dieu" sur terre.

    Nous envisageâmes la question sous un autre angle : "Ces textes sacrés, résultat d'hommes, créations d'hommes, ne découlent-ils pas de perceptions d'êtres humains, comme vous et moi? Perceptions véritables ou illusoires, mais il s'agit de conscience humaine, tout ceci a eu lieu il y a très longtemps, des siècles avant nous. Ces textes expriment, au fond, "- comment l'homme peut-il mettre fin à sa souffrance, n'y a-t-il que guerres, luttes fratricides, haines et violences dans le cœur de l'homme" ? Ces écritures sont la recherche d'un bonheur véritable, d'un établissement d'un monde totalement différent, où la paix soit réelle, palpable et durable. Mais nous-mêmes, ne sommes-nous pas des êtres humains doués de perception, de conscience, ne pouvons nous pas, nous-mêmes ressentir ces choses si importantes de la vie ? Ce livre décrit un point de vue sur la vie, donne un commentaire sur la vie ; mais vous, le ciel bleu, l'air qui se déplace dans vos cheveux, cela n'est-ce pas la vie elle-même, complètement présente, sommes-nous, êtes-vous différente de cela ? Nous en faisons partie, en fait nous sommes la vie, il nous faut devenir sensibles et voir comment résoudre nos problèmes par nous-mêmes, avec honnêteté et vérité".

 

    En parlant nous nous adressions également à la jeune personne, qui prit alors la parole : "Mais il y a tellement peu de gens qui se préoccupent réellement de tout ceci".

 "Certes, il y a peu de gens, mais n'est-ce pas une raison supplémentaire pour aller au bout de la quête ? Une fois qu'elle est entamée, si on ne fait que la moitié du chemin, on ne découvre pas la totalité, et une partie, en elle-même, ne se suffit pas. Elle existe en rapport avec le tout, il nous faut découvrir la totalité de la vie, et alors nous saurons comment agir dans le monde, sans détruire et briser autrui."

    La personne plus âgée semblait à présent un peu ennuyée par notre insistance, elle jetait de rapides coups d'œil à sa montre. Nous nous disions en nous-mêmes, que la vérité devait être moins importante que le temps qui passe, et que pour cette personne les mots n'étaient que des choses vides, creuses de toute sensation, ne servant uniquement qu'à réaliser une ambition personnelle. A côté d'elle, au contraire, la jeune femme avait abandonné avec satisfaction sa retenue ; ses yeux étaient étonnés de voir quelqu'un parler avec elle de ces graves problèmes. Qui plus est, son attention s'était aiguisée lorsque l'on avait parlé de sensibilité et de conscience, on voyait qu'elle avait découvert quelque chose, peut-être de très diffus mais inexistant auparavant. Elle parla à son tour et dit que leur livre malgré tout leur enseignait qu'un jour, le Royaume des cieux serait sur terre, et que seuls les élus seraient sauvés. Ils seront alors immortels et vivront éternellement. Il y avait un très beau rouge-gorge dans le grand platane derrière elles. Les feuilles en tombant se riaient de notre dialogue, et l'oiseau s'envola en criant.   

    Après avoir écouté la jeune fille, sans l'interrompre, nous lui demandâmes depuis combien de temps, d'années, de siècles même, ils attendaient ce paradis ? "Ces écritures très anciennes (mais il en existe de plus anciennes), annoncent la venue d'un paradis sur terre, depuis tellement longtemps, qui donc a vu cela ? Personne encore ne l'a jamais vu! On adore ces textes depuis très longtemps, de très nombreuses personnes dans de nombreux pays les adorent, à travers le monde entier on les étudie, et pourtant cela a-t-il réellement transformé, profondément changé la face du monde ? Ne nous voilons pas le regard, voyons les choses avec honnêteté".

    La jeune personne reconnut avec sincérité que cela n'avait pas changée de manière totale le monde. Nous vîmes le visage mi- offusqué, mi- sévère de sa compagne devenue à présent exceptionnellement silencieuse. Celle-ci se résignait à écouter notre discussion, sans en faire partie. Elle était comme absente, plongée en elle-même, nous lui avions indiqué que citer un livre n'était peut-être pas faire preuve d'une grande sensibilité, depuis elle avait très peu parlé. 

 

    Nous proposâmes encore un autre point de vue : "si le Royaume des cieux était présent, auriez-vous encore besoin de textes sacrés ? Si la chose est vivante, réelle et concrète, a-t-on besoin d'une description d'autrui pour voir et toucher cela" ?

La jeune femme acquiesça de la tête.    

"Et si tous les textes sacrés empêchaient les hommes de s'unir, de vivre ensemble dans une même Vie, dans un même univers, unique et entier ? Au lieu de lire, ne vaudrait-il pas mieux vivre ?".

"Peut-être, mais cela semble difficile", répondit-elle.

"Difficile ne veut pas dire impossible, il ne nous faut pas démissionner devant le défi de la vie".

    Son regard était déjà chargé d'une petite flamme, la vie semblait l'animer à présent bien plus qu'au début de la conversation, avec son air réservé, presque absent, malgré ses yeux ouverts. A présent, une porte jusqu'à maintenant fermée était entr'ouverte.

 

"Nous nous excusons, mais nous ne pouvons rester plus longtemps, on nous attend dans le village".

Ce fut en ces termes que la personne de quarante ans sortit de son silence. Elle s'excusa une nouvelle fois, puis insista pour nous donner une petite revue de leur organisme ; c'était une personne très obstinée. Nous avions parlé pendant quelques temps tous trois ; pour certains cette discussion était devenue une méditation vraie, une recherche sérieuse, et donc une découverte. Et pour d'autres, elle s'était transformée en dialogue ennuyeux, qui finalement était devenu une corvée. Ceux qui avaient parlé au début s'étaient tus, et leur silence avait permis l'expression libre d'autres, une communion vraie. 

    A présent, le pas de la porte était redevenu silencieux, et l'on regardait les deux personnes s'éloigner. La flamme vacillante allait-elle grandir et clarifier celle qui l'a portée en elle ? Ou alors allait-elle s'amenuiser, puis s'éteindre au contact de l'autorité et de l'expérience ? Mais cela était une question sans importance, car ce qui était, c'était l'existence d'une lueur, et en fait une telle lueur ne peut s'éteindre entièrement. Cette lueur avait en elle le germe de la vérité et de l'amour, ce germe croît au contact de la vie ; - et un visage jeune avait à présent la mouvance de la vie en lui.

    En votre cœur, la flamme vacillait doucement, immuable, et le bleu du ciel vous emportait avec lui.    

    - La félicité était sur terre. 

 

 

 

   Paul Pujol, "Senteur d'Eternité".
  Editions Relations et Connaissance de soi.
 

  Rencontres, pages 64 à 69.   

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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 11:21

  La Saône.

 

 

   Nous venions de passer plusieurs jours à parler, nous avions été nombreux réunis dans une même grande pièce. Il y avait eu beaucoup de paroles, et très peu de silence, cependant un certain contact s’était établi entre les participants. Certains l’avaient ressentis et d’autres pas du tout ; c’était un mélange d’affection réelle, et de préoccupation de soi-même pour quelques-uns.

       

    A présent nous attendions le train pour le retour, nous étions en avance, aussi nous sortions de la gare sur une petite place, celle-ci était à l’opposée de la place principale qui donnait sur la ville et sur son bruit.

    Cette petite place était sans voiture et le vacarme de la ville semblait bien lointain, une certaine douceur, une tranquillité émanait de cet endroit. Il faisait assez beau et une douce chaleur était présente, ayant le temps, nous nous attablâmes à une terrasse et commandions une glace pour nous rafraîchir. Sur l’esplanade il y avait un groupe de jeunes sportifs qui jouaient à un jeu assez rare ; chacun était monté sur des rollers et muni d’un long « bâton », ils cherchaient à manipuler un galet posé au sol. Le jeu consisté à marquer des points en envoyant le galet dans une sorte de but. Il était plaisant de voir ces personnes, leurs déplacements étaient relativement fluides et ils occupaient la plus grande partie de la petite place. Parfois un voyageur muni de ses bagages, passait et traversait par inadvertance en plein milieu du jeu et des intervenants ; le spectacle était assez cocasse. Certains joueurs répétaient à part des mouvements d’arrêts de courses, ils s'entraînaient ainsi devant tout le monde.

  Une fois la glace finie, nous nous levions et fîmes quelques pas en traînant notre valise derrière nous. Nous avions encore le temps, aussi nous trouvâmes un coin d’ombre, juste sous un petit arbre, et là nous regardions tout cet espace plein de vie, de couleur et de mouvements.

     

    Nous étions très très calmes, immobile et silencieux, les mains posées sur la valise devant nous. Soudain il arriva une immensité totale, un vol de pigeons passa juste au-dessus de nous, les sportifs étaient toujours en mouvement, mais l’esprit lui était totalement immobile. Et cela arriva, vous étiez ce vol d’oiseaux, cette lumière de fin d’après-midi, chaque geste pour pousser le galet était le vôtre. Il n’existait plus aucune séparation, aucune coupure, aucune différence entre le spectateur et le monde ; celui qui regardait n’était plus, alors l’immensité fût.

     

    Puis doucement, tranquillement l’homme bougea, pris sa valise et dans un silence transfiguré, il sortit de la place.

  Quelle immensité sans bornes, la plénitude de l’univers était en chaque chose, et chaque chose était l’univers entier.

 

 

   Paul Pujol

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 10:11

c 

 

 


   Exister:


   Du latin existere, de ex et sistere " être placer ".
   Lié à " station", mot venant du latin statio " position permanente ", de satum, de stare " se tenir debout, immobile, ferme".


 

   C'est assez beau, n'est-ce pas? La vie est toute entière là où nous nous trouvons. Exister véritablement, ne serait-ce pas être totalement conscient de notre place? Sans partir par la pensée vers un ailleurs imaginaire?
   Cela ne veut pas dire, qu'il faut être statique et végéter comme un légume; mais c'est dans ce présent qu'existe la vie, et c'est là que peuvent se résoudre nos problèmes ou nos difficultés.
   C'est également là, que peut naître quelque chose de neuf et de réellement différent. La beauté n'est jamais ailleurs, il faut la faire jaillir là où nous sommes.

 

   C'est dans notre vie de tous les jours, quotidienne, sans partir dans de lointains pays exotiques, sans fuir dans des paradis artificiels, c'est dans cette vie que doivent finir la souffrance et la violence;
  - là où nous sommes et pas ailleurs, c'est ici que doivent finir les prisons intérieures et les peurs, et comme elles finissent ici même, alors devant nous, se pourrait-il que  fleurisse une autre vie?



Réf: Le petit Robert de la langue française, édition 2006. Dans la définition, les mots en italiques sont d'origine latines.

 

 

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Paul Pujol - dans Etymologie
14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 11:43

 

 

Voici un enregistrement (en deux parties)d'une visioconférence de novembre 2021, sur le sujet de temps,

ou plutôt sur le questionnement de sa réalité.

 

Le temps existe-t-il réellement?

Qu’est-ce que le temps? Est-ce juste une sensation, ou bien une mesure du mouvement de la vie ? Est-ce une simple convention

pour vivre en société ?

Le mouvement de la vie est indéniable, tout change et tout bouge autour de nous. Sur cette mesure du mouvement qui "est" devenu le temps, se greffe alors la notion de progrès. Cette notion ne donne-t-elle pas naissance au sentiment du temps psychologique ?

L'être humain pense pouvoir s'améliorer avec le temps, demain sera meilleur qu'aujourd'hui. Mais est-ce vrai?

 

Nous acceptons beaucoup de choses comme des évidences, nous ne les questionnons jamais.

Cette acceptation facile, nous leurre peut-être, ce que nous croyons être vrai, ne l'est peut-être pas.

 

 

Vidéo première partie.

 

Vidéo seconde partie.

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Paul Pujol - dans Vidéos