28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 10:59

 

 

Nous vous présentons une conférence suivie de questions-réponses,

donnée à la Librairie Chemin Faisant à Aix les bains

en Savoie, en mars 2018.

 

Thème principal de cette intervention : L’esprit libre des pensées.

 

Notre esprit est dominé par la pensée, qui s’impose et s’invite en nous, cela que nous en ayons besoin ou pas. Nous constatons que la pensée domine l’esprit, qu’elle est devenue très importante, et que son utilisation permanente engendre de nombreux problèmes, égocentrisme, isolement, séparation, violence, impossibilité d’être au présent.

 

Devant ce constat, de très nombreuses personnes préconisent comme remède de faire taire la pensée, et de l’arrêter par toutes sortes de méthodes et d’exercices. Donc on propose la lutte, et comme une volonté de

détruire le mouvement des pensées.

Mais la pensée est une partie de nous-mêmes, vouloir la faire taire, c’est brimer une partie de soi. La pensée à sa vie dans l’esprit, c’est comme les nuages qui existent dans le ciel, ils y ont leurs places.

« Vouloir arrêter les pensées c’est comme arracher les nuages du ciel. »

 

Qu’existe-t-il au-delà de la pensée, qu’est-ce alors que l’esprit ?

L’esprit libre des pensées découvre un grand silence et une paix immuable. Dans cet immense silence, on devient sensible à la vie dans sa totalité,

alors l’amour fleurit dans le monde.

 

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Paul Pujol - dans Vidéos
16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 09:21

 

 

   Il existe un art du dialogue, un art de l’exploration et de l’enquête. Pour comprendre le monde et soi-même, il faut investiguer, se questionner, être curieux. Cet art du dialogue se fait avec des gens animés de la même passion de découvrir « ce qui est », mais il se réalise aussi avec soi-même. Si on ne sait pas vraiment dialoguer avec soi, on peut très difficilement dialoguer avec d’autres personnes.

 

   Pour que cela soit vivant, une grande intensité est nécessaire, un grand sérieux doit être présent, ce qui n’exclu pas la joie et la beauté.

   Naturellement pour communiquer avec autrui, on utilise des mots et des phrases, mais les mots ne sont pas ce qu’ils décrivent, la carte d’un menu n’est pas le repas. Les phrases et les mots prononcés ont une puissance, une force, quand ils décrivent ce qui est perçu dans le présent, quand ils sont l’expression d’une vision immédiate. La beauté d’une telle perception, si les personnes sont attentives et écoutent vraiment, c’est que la perception d’une seule personne devient la perception des autres, c’est le groupe lui-même qui perçoit dans un même mouvement.

 

   Un tel échange est très rare, surtout dans notre monde où n’existe que des débats d’opinions, que des confrontations de points de vue particuliers.

Quand on découvre cet art du dialogue, on découvre la joie d’apprendre, de comprendre par soi-même, sans dépendre ni de la rumeur public, ni du lavage de cerveau imposé par les différentes structures de la société.

La plupart des gens disent communément « Il ne faut pas se compliquer la vie », ou même, « il ne faut pas se prendre la tête avec des paroles sans fin qui ne mènent à rien. » Mais alors qu’est-ce que vivre ? Juste consommer des sensations, être un avaleur des produits et d’informations concoctés par d’autres, avoir dans l’esprit les théories et les idées venant de l’extérieur. Une vie basée uniquement sur la satisfaction du plaisir, est une vie qui appel la souffrance.

 

   L’art du dialogue, du questionnement, nous évite le naufrage du conformisme et de la sécurité à tout prix, il attise notre curiosité et veille à ce que notre esprit  ne se réduise pas à quelques conclusions, bien figées et donc bien mortes.

   S’interroger, enquêter, découvrir sur soi et sur le monde, sans jamais crisper ce mouvement, sans jamais créer de nouveaux dogmes, cela est une fontaine de jouvence pour l’esprit et pour l’homme.

   En cela existe une grande paix, quelque chose d’indéfinissable et d’une immense beauté.

 

 

   Paul Pujol

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 19:56

 

 

  Nous avons découvert récemment l'auteur Belinda Cannone.

Une belle personne avec un esprit vif avec de très bonnes réflexions.

   Dans son dernier livre "S'émerveiller" (qui n'est pas un roman mais un essai), elle parle de l'émerveillement, comme antidote à "l'enténèbrement" de notre époque. Elle évite également l'approche trop simpliste, tendance new age, qui n'est qu'une caricature de sagesse.

 

 

   Vous trouverez ci-dessous la présentation de l'éditeur.

 

 

« Parfois le silence règne, nous sommes paisibles et concentrés, la lumière est belle et notre regard vigilant : alors l’émerveillement nous saisit. D’où vient ce sentiment fugitif ? Il ne résulte pas forcément de la nature grandiose de la situation ou du spectacle. Souvent c’est un état intérieur favorable qui nous permet de percevoir une dimension secrète et poétique du monde. Soudain on vit pleinement, ici et maintenant, dans le pur présent. Cette disposition intime est une conséquence du désir de vivre et de la faculté de joie. 
Le risque de l’enténèbrement a frappé notre époque mais il faut d’autant plus persister à évoquer l’émerveillement. Car la construction du bonheur, le respect de chaque vie précaire, précieuse et susceptible d’accueillir les plaisirs en même temps que le labeur, sont la marque de notre conception de l’existence. Ici est notre séjour, y porter un regard attentif est le plus sûr remède contre le nihilisme. »

 

 

Voir le lien vers Les Editions Stock.

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Petite biographie de l'écrivain:

 

Belinda Cannone de nationalité Française est née en Tunisie en août 1958. Elle est romancière et essayiste. Docteur et maître de conférences en littérature comparée, elle a enseigné neuf ans à l'université de Corse-Pascale à Corte, et depuis 1998, à l' université Caen-Normandie. Elle a publié plusieurs ouvrages sur les liens entre la littérature et la musique, et des études littéraires, notamment sur le roman "l'Oeuvre" d’Émile Zola.

Elle a publié sept romans, dont notamment le dernier "Nu intérieur" aux éditions de l'Olivier, et plusieurs essais dont "L'écriture de désir" (prix de l'Académie Française 2001), "Le sentiment d'imposture" (Grand prix de l'essai de la Société des Gens de Lettres 2005), "La bêtise s'améliore" éditions Stock 2007 et "La tentation de Pénélope" éditions Stock 2010.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 11:46
L'esprit religieux.

  

 

 Il s’agit d’avoir un esprit profondément religieux, c'est-à-dire profondément libre.

   A l’origine de bien des religions se trouvait ce souffle de liberté, mais les hommes, avec le temps, ont crée des systèmes, des organisations qui on détruit cette liberté. Ces structures sont devenues des groupes qui recherchent le pouvoir, et qui dans les fait, veulent dominer les hommes, les modeler et les diriger. Les religions organisées embrigadent les personnes, les conditionnent, elles dictent aux hommes ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

   L’humanité a subi depuis bien longtemps un véritable lavage de cerveau, et nous croyons sincèrement que les religions sont indispensables, qu’un homme qui se dit religieux ne peut qu’appartenir à telle ou telle religion. 

  

  Mais l'existence des différentes traditions religieuses crée aujourd'hui une grande fracture dans l’humanité, une grande tension et de multiples violences partout dans le monde. De plus, elles sont basées sur des textes très anciens et viennent d’époques très différentes de la vie contemporaine. Elles sont donc inadaptées, et en décalage complet avec notre temps. De tout cela naît la division entre les hommes, l’animosité, la méfiance et bien souvent la haine de l’autre. Comment un être religieux peut-il haïr un autre être humain ? Est-ce encore de la religion, vraiment ?

 

   Il s’agit de faire naître un véritable esprit religieux, non soumis à aucune religion, si belle soit-elle. Mais il faut avoir une grande rigueur et une discipline personnelle stricte, pour ne pas tomber dans la création d’une nouvelle chimère religieuse. Il faut veiller à ne pas créer un nouveau groupe et ne pas formuler de nouveaux dogmes, et ainsi ne pas recommencer tout le délire de la religion organisée.

  

   Un esprit religieux explore et découvre les mécanismes de la pensée et de la mémoire, l’esprit s’observe lui-même en profondeur, et il observe le monde de la même manière.

   Un tel homme explore ce qu’est le conditionnement, la liberté et la vérité, mais jamais il ne fige ce voyage, jamais il ne s’arrête à des conclusions ou à des idées. Il reste libre, en mouvement, et dans les faits il engendre un tout nouveau mouvement dans le monde, une véritable culture de l’esprit, profonde et vaste.

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 16:32

 

 


  Nous tenons à préciser tout de suite que c'est bien l'origine étymologique de ce mot qui nous importe, et non la croyance religieuse.
  Nous tenons a rappeler que les croyances sont des créations de l'esprit; donc nous ne croyons évidemment pas au diable, au bon dieu , ni à tous les saints ou aux différentes divinités inventées par l'homme...


  Diable: n.m. du latin chrétien diabolus " diable",  pris au grec diabolos de même sens , adjectif signifiant en grec classique "qui désunit, qui sème la haine".
 


  Il est à noter que c'est bien la désunion qui est mise en avant, et nous voyons que l'humanité est divisé par les nationalités, les religions, la politique et toutes les différentes chapelles de pensées ou de spécialistes.
  La désunion c'est évidemment la séparation, avec la création de camps, de parties. Une fois ces parties établies, elles s'observent, se comparent, se distinguent et se renforcent; en fait elles se différencient.
Une fois cette différence établie, cette définition de soi, on regarde l'autre comme un étranger, comme un barbare.
Et nous voyons malheureusement que ce qui suit la désunion, c'est inévitablement l'apparition de la méfiance, de la défiance, et au final, c'est la peur et la haine de celui qui est différent, le rejet de l'autre.

  La désunion, c'est la semence de la haine, et immanquablement cela conduit à la violence et à la barbarie. 

 

  Nous en avons malheureusement la confirmation par l'actualité sordide qui monte en Europe à propos des migrants...

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Paul Pujol - dans Ethymologie