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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 10:02

 

 

Journée Connaissance de soi

 

à Trévoux.

 

 

Dimanche 14 mai 2017.

 

 

 

Un jour de dialogue et d'exploration de l'esprit, des mécanismes de la pensée et de la mémoire.

 

 

Thème de la journée :

 

 

Pourquoi l'homme vit-il dans la division?

 

 

Nous vivons dans la division sociale, religieuse, nationale,

ethnique. En adhérant à un groupe, si noble soit-il, nous nous séparons du reste de l’humanité et nous semons les germes de futurs conflits, nous engendrons les conditions des guerres à venir.

Pourquoi préférons-nous une partie de la vie, notre religion ou notre partie, et n’arrivons-nous pas à être en communion avec l’ensemble de tous ce qui vit, avec les forêts, les sources et les montagnes immobiles ? Pourquoi choisir le petit, et perdre alors l’immense ?

 

Basé sa vie sur un choix, une préférence, nous rend-t-il vraiment heureux ? Je suis Hindou ou je suis Bouddhiste, et ma religion est la plus grande… Nous acceptons la compétition dans nos vies, à tous les niveaux, même et surtout au niveau religieux.

Peut-on dire j’aime plus que vous ? C’est tellement stupide, mais les hommes le disent, les religieux évidemment, et à leur manière les hommes politiques aussi.

 

Pourquoi cette séparation entre les hommes, entre le père et le fils, entre les frères d’une même famille ?

La division, c’est la séparation, et de cela naît le sentiment de solitude. Voyez ce grand paradoxe, je choisis une communauté (pour ne plus me sentir faible et démuni, pour être protéger par le groupe), je découvre que ce groupe me procure une certaine sécurité, mais je vois qu’il y a des choses que je dois accepter, que je ne dois pas remettre en question, sous peine d’être exclu. Et donc cette sécurité est teinté de violence dissimulée, je me rends compte alors, que cette adhésion au groupe ne me donne pas la liberté, je suis en sécurité (temporaire), mais je ne suis pas libre… Et là au milieu même de ce groupe, de cette communauté, je suis seul !

 

Peut-on bannir de sa vie toute adhésion à un groupe, ne pas choisir une idéologie quelconque et accepter se battre pour elle ?

L’être humain peut-il vivre sans division aucune ?

 

 

Horaires :

10 h 00 à 10 h 45 : Causerie sur le thème de la journée.

10 h 45 à 12 h : Dialogue et exploration entre les participants.

12 h 00 : Pause déjeuner, repas pris dans un restaurant à

proximité (pour ceux qui le désirent).

14 h 30 : Reprise du dialogue.

16 h 30 : Clôture de la journée.

 

Participation sur inscription, car le nombre de

places est limité.

 

Participation :

Libre, selon les possibilités de chacun.

 

 

Lieu de la rencontre :

Chez M.Pujol Paul, 13 boulevard Poyat 01600 Trévoux

 

Animation et renseignements :

Tél : 0682330905 / pujolpaul@msn.com

 

 

Apprendre ensemble

 

Nous tenons à rappeler que l'étude des mécanismes de l'esprit, se fait sans aucune forme d'autorité. Le but de cette journée est de découvrir et d'explorerensemble, c'est à dire d'essayer de voir directement

comment fonctionne notre esprit.

Cela n'est possible que si nous ne nous référons pas à nos conclusions, opinions ou théories. Bref si nous venons avec nos idées pour parler de celles-ci, en réalité nous ne communiquons pas vraiment avec autrui. Nous discutons de notre point de vue concernant telle ou telle chose, alors que ce que nous proposons c'est de voir les choses directement, face à face.

Pouvons-nous percevoir les mécanismes de l'esprit et la vie

dans son ensemble, sans interférences de la pensée?

Est-ce possible? Est-ce une douce utopie?

Nous vous proposons de découvrir ce qu'est apprendre, non pas dans le sens d'accumuler un savoir, de devenir compétent, mais apprendre dans le sens de comprendre, de voir par soi-même, de découvrir ce qui était confus, flou, ou difficilement perceptible. Il existe une joie d'apprendre, et cela n'a rien à voir avec un effort intellectuel, c'est juste le bonheur de découvrir le monde et soi-même comme un même mouvement, immense et sans fin.

Cette vision directe, profonde, clarifie sans cesse l'esprit, il devient alors silencieux, calme, et il découvre une paix profonde et immense.

Sans cette paix, l'homme ne peut pas vivre heureux et

épanoui, libre de la peur et de la souffrance.

Dans nos échanges, il est important d'avoir une écoute et une réelle affection pour l'autre, sans cette affection toute communication véritable est vaine.

 

 

Paul Pujol

 

 

 

Relations et Connaissance de soi.

Paul Pujol, 13 boulevard Poyat, 01600 Trévoux

06 82 33 09 05 / Tel: 04 74 00 38 96 / pujolpaul@msn.com

http://www.paul-pujol.net/

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Paul Pujol - dans Activités 2017
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 19:26

   

 

   Quel est le lien entre l’image et la recherche spirituelle ? Pourquoi de nombreuses religions étaient-elles au départ sans images ? Quelle est la raison de cette non utilisation des représentations (qui c’est par la suite malheureusement réduit à un strict interdit absurde, ce qui a entraîné tant des violences et des déviances)?
   De même que le mot n’est pas la chose nommée, de même l’image n’est pas la chose représentée. Cela est vrai pour toutes les choses et les êtres de notre monde, néanmoins nous pouvons sentir et percevoir notre environnement, et par la suite se remémorer notre expérience. Mais tout le monde fait bien la différence entre un sourire que quelqu’un nous adresse et la mémoire d’un sourire, l’un est vivant, l’autre est un souvenir. 
   Mais la recherche spirituelle tend à dépasser ce monde, et à essayer de découvrir s’il existe un au-delà du monde ! Un au-delà de monde des hommes et de la société. Une question qui se pose rapidement est celle de la création du monde, de l’univers. Y aurait-il la création et un principe créateur ?
   Si cela existe, s’il y a un principe créateur et une création, les deux plans ne sont pas au même niveau, ils sont différenciés. L’un n’est pas l’autre et inversement …
   Maintenant, voyons notre outil d’investigation principal qui est la pensée, la récognition. Comme nous l’avons vu plus haut, la pensée vient de l’expérience, la vie n’est qu’expériences. Nous vivons un événement, le mémorisons, puis la pensée utilise cette mémoire pour agir dans la vie. Donc la pensée est basée sur nos expériences de ce monde, elles parlent toujours de notre monde, elle ne peut pas faire autrement. 
   Nous découvrons alors que la pensée, la mémoire ne peuvent pas aborder l’au-delà du monde, car elles sont enfantées par le monde….

 

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Paul Pujol - dans Vidéos
22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 09:36
Promenade d'été.

                                                                                                                30 Août 1997

  

 

      Cétait il y a quelques années, nous faisions une promenade dans l’après-midi torride d’un été du sud. Le village et la campagne environnante semblaient assommés par la chaleur, en attente de la fraîcheur de fin de journée.

   Nous avions traversé quelques champs et un ou deux vergers, un chien nous accompagnait. Il courait, sautait partout, flairait toutes les pistes possibles, partait parfois au galop après un lapin distrait, ou essayait d’attraper un oiseau au sol. Malgré l’énergie qu’il mettait dans cette chasse, jamais il n’avait capturé quoi que ce soit. Et pourtant à chaque promenade le chien recommençait avec la même ardeur, avec un entrain et une joie totale. Sans aucun doute, tous ses "échecs" relatifs, ne s’étaient pas transformés en tristes souvenirs. Il ne savait pas s’apitoyer sur lui-même, car pour lui "hier" n’a aucune importance, en fait réellement le passé, "hier" n’existe pas. Seul compte la lumière du soleil, l’odeur de la terre, les talus et les fourrés remplis de caches et de terriers. Seul existe le présent, et dans ce réel, tout est inclus, l’oiseau, le lézard et le lapin gris, l’homme qui l’accompagne, les rangées d’arbres et les belles touffes d’herbes vertes. Et surtout, lui-même n’est pas séparé de cette immensité, de cette diversité qui engendre la beauté du monde.

  

    Après avoir longé un verger d’abricotiers, nous nous étions assis au bord d’un petit cours d’eau, celui-ci sillonnait de part en part, à travers le dédale des champs et parcelles qui s’étendaient à perte de vue. Le chien tout à son bonheur avait sauté dans l’eau, il pataugeait avec grand bruit et ignorait tout de la discrétion. Il avait sûrement flairé une nouvelle piste sur la berge voisine, et il fouillait avec obstination les roseaux et la maigre végétation présente. Il plongeait en créant des gerbes d’eau, ressortait en fonçant dans les feuillages, puis ressautait dans le cours d’eau. Tout ce remue-ménage fracassait le silence de l’après-midi, et toute la nature entendait le vacarme assourdissant. Le chien tout en continuant s’était à présent éloigné, nous étions calmes et très silencieux, sans pensées et immobile, assis sur les cailloux mis en place par la main de l’homme. Les yeux mi-clos, on appréciait pleinement cette lumière d’été, ou chaque chose resplendissait. La vision ne s’attardait sur aucune chose en particulier, quand un mouvement très lent se fit à notre gauche, juste à l’orée d’un bouquet de roseaux.  

    A un mètre à peine, un caneton venait de sortir du bosquet. Il posait une patte au sol, s’immobilisait, puis posait l’autre patte et s’immobilisait à nouveau. Il se déplaçait très prudemment, avec une lenteur surprenante. Toute son attention était portée sur l’homme assis, sur le danger potentiel qu’il représentait. Le caneton fuyait évidemment le chien, qui avec tout son bruit envoyait ses "proies" à l’opposées de son poste de chasse. L’oisillon avait dû traverser une bonne partie du bosquet, et il avait vu l’homme. Il avait observer un bon moment cet être immobile, danger ou pas danger ? Tous les hommes qu’il avait vu bougeaient tous, faisaient du bruit, et il le savait, étaient un danger mortel pour sa famille et lui. Puis celui-ci avait tranché, il n’y avait apparemment pas de danger, l’être semblait très calme, détendu, l’opposé d’un prédateur aux aguets. Cette tranquillité totale donna confiance au caneton, et chose contre nature, il se mit à découvert devant un homme, devant un de ces êtres qui depuis toujours chassent, tuent et mangent ceux de son espèce.

  

   Quand l’homme vit l’oisillon, aucun mouvement ne fut fait, si ce n’est les paupières qui se soulevèrent et les yeux qui suivirent le passage de l’animal. Cette beauté fragile, cette confiance et cette innocence offerte était une preuve que l’amour est perçu. Et que dans cette relation, dans cette unité, il ne peut y avoir de séparation, donc pas de prédation naturellement ; - pourquoi vouloir s’attraper et se détruire soi-même ? Dans cette relation, évidemment la peur et la crainte s’évanouissent, même si l’on reste prudent et attentif. D’ailleurs sans attention, on ne peut rien voir, rien comprendre, rien démonter, et quand l’esprit est rempli de mille illusions, comment pourrait-il s’ouvrir à la réalité ? L’oisillon disparut plus bas parmi les gros cailloux blancs et roux, le chien au loin continuait sa course folle. Nous nous levâmes doucement, c’était une journée magnifique, le ciel était d’un bleu les plus pur, il faisait chaud, et nous vîmes que nous étions véritablement en plein Eden. Nous commencions alors à marcher tranquillement, on imaginait que peut être le caneton nous regardait partir. Cette rencontre nous bouleversait, la vie est fragile et l’être humain est tellement brutal et violent. En s’offrant à notre vue, totalement démunit, sans aucune protection, l’oisillon avait dit "regarde comme je suis beau, mais aussi comme je suis fragile, tu peux me détruire, me réduire à néant. Pourtant je te fais confiance, je m’offre à toi sans armure, je n’ai aucune défense.  J’oublie toute la violence des tiens, je leur pardonne tout, " hier " n’existe pas. Je sais que maintenant il peut y avoir autre chose, quelque chose de rare, peut être pas unique, mais rare. J’ai vu qu’il y avait autre chose que la peur et la crainte, je sais que tu le vois aussi. Je t’ai donné cela, je l’ai découvert, jamais je ne l’oublierai et jamais je ne l’ai connu".

  

    Dans un autre temps, on aurait vénéré l’oiseau comme une divinité et on aurait réduit cette vérité en symboles creux. C’était il y a plus de dix ans, mais "cela", qui est au-delà de la peur et de la crainte, "cela" existe toujours. Cette qualité est indépendante du caneton, ou de tout autre être ou animal, simplement cela peut s’exprimer dans une relation au monde. Dans une relation au monde entier, pas à une partie congrue, réduite par la famille, la nation ou la religion. Mais par une relation entière, ou rien n’est retranché ou rejeté. C’est dans cette totalité, dans cette plénitude qu’alors peut s’exprimer l’amour. C’était il y a plus de dix ans, c’est maintenant, c’est intemporel et très sensible, avec de l’intelligence et de la beauté.

    Et parfois les yeux se brouillent, les larmes viennent, et l'extase s'empare de tout, de l'écrivain, des souvenirs, du monde entier.

  - La béatitude est là, et véritablement, sans aucun intellect, un autre monde s’offre alors.
 

 

    Paul Pujol," Senteur d'éternité  "

  Editions Relations et Connaissance de soi

  "Promenade d'été", pages 173 à 176.   

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 14:20

   

 

Gottfried Schatz

 

 

 

   Gottfried Schatz, naît en 1936  à Strem en Autriche, et passe sa jeunesse à Graz, où il obtient un doctorat en chimie et biochimie à l’Université en 1961. Après un travail de post doctorant à Vienne et à New York, il émigre aux Etats-Unis en 1968 et accepte un poste de professeur à l’Université de Cornell à Ithaca, dans l’Etat de New York. Six ans plus tard, il est appelé en Suisse au tout nouveau Biozentrum de l’Université de Bâle, qu’il préside entre 1985 et 1987.

 

   Gottfried Schatz a joué un rôle déterminant dans l’élucidation de la biogénèse des mitochondries, on lui doit, ainsi qu’à ses collègues, la découverte de l’ADN mitochondrial.

   De nombreux prix et récompenses nationaux et internationaux lui ont été décernés pour ses travaux, qui lui ont notamment valu d’être membre de plusieurs académies scientifiques.

 

   Après sa retraite en 2000, Gottfried Schatz préside le Conseil suisse de la science et de la technologie jusqu’en 2004. Depuis lors, ses chroniques dans la Neue Zürcher Zeitung, ses essais et ses ouvrages l’ont fait connaître d’un plus large public. Violoniste accompli, Gottfried Schatz a fait partie de nombreux orchestres professionnels en Autriche.

 

 

Publication:

 

Au-delà des gènes.

Ce que la biologie révèle sur nous, notre monde et nos rêves

 

Presses polytechniques et universitaires romandes.

Voir le lien vers l'éditeur.

 

   

   Présentation de l'éditeur:

   D’où venons-nous ? Notre destinée est-elle dictée par les gènes dont nous héritons ? Voyons-nous tous le ciel du même ton de bleu ?

   Gottfried Schatz, biochimiste mondialement reconnu, donne dans cet ouvrage des réponses surprenantes aux questions que nous nous sommes tous posées un jour. Le voyage auquel il convie le lecteur nous emmène au cœur du mystère de la vie. Un continent invisible, merveilleux et étourdissant de beauté, révélé par les subtiles réflexions de leur auteur entre science, philosophie et histoire de l’art et des cultures. Une immersion humaniste, au terme de laquelle on ressort avec une autre idée de la biologie : à la discipline aride réservée aux spécialistes se substitue l’image d’un trousseau de clés, ouvrant d’innombrables portes vers une meilleure compréhension du vivant. Un ouvrage déjà traduit dans de nombreuses langues, et destiné à ceux désireux de mieux comprendre le monde qui nous entoure.

 

 

 

Un des apports de ce livre.

 

  Les gènes ne sont pas une chose rigide qui nous détermine en totalité.

 

   Un des apports intéressants du livre de Gotffried Schatz, c’est une explication claire du fonctionnement de nos gènes. Nous croyons communément que les gènes sont un système où tout notre comportement, nos tendances et nos capacités sont inscrites. En somme, nous  pensons être conditionnés par nos gènes.

   Quand il y a eu la découverte du génome (1953), la vulgarisation scientifique a entraîné une communication très imparfaite, voir partiellement fausse. Les médias, les intellectuels et également parfois les scientifiques ont eu un discours simpliste et réducteur.

   A la découverte du génome, on pensait tout pouvoir expliquer à partir des informations contenu dans nos gènes, il y avait à cette époque, une espèce d’euphorie qui n’avait plus vraiment à voir avec la rigueur scientifique (aujourd’hui on retrouve chez certains la même attitude vis-à-vis des neurosciences).

 

   Dans ce livre on découvre que l’être humain à quelques 25 000 gènes, chaque cellule de notre corps en contient deux copies, une  maternelle et une autre paternelle (venant de nos parents) de presque tous les gènes.  

   Les gènes constituent notre ADN (acide désoxyribonucléique) dans lequel est stockée  l’information génétique appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants. Pour créer la matière biologique, l’utilisation des gènes se fait par « transcription », c’est un mécanisme biologique qui permet de « recopier » l’information des gènes, afin de crée des protéines. Ce mécanisme de lecture des gènes se fait à l’aide de l’ARN (acide ribonucléique), l’ADN à une certaine stabilité, l’ARN est lui temporaire.

 

   Nous avons 25 000 gènes dans chaque cellule de notre corps, présent en deux copies; donc potentiellement une cellule de notre corps peut produire 50 000 protéines différentes. Mais le réel est bien plus complexe, Gottfried Schatz nous indique qu’en fait nos cellules lisent de plusieurs manières notre génome.

   Tout d’abord un gène s’exprime ou pas, donc nous multiplions déjà par deux les possibilités. En plus les cellules du corps « lisent » les gènes de très nombreuses manières : soient en entiers, du début à la fin, ou bien la lecture commence à différents endroits,  ou encore elles ne lisent que des parties sélectionnées puis les combinent entrent elles. Nous apprenons que par ce jeu de lectures, nos cellules peuvent faire apparaître jusqu’à 70 000 protéines pour un seul gène….

   Mais ce n’est pas tout, après avoir construit une protéine, les cellules peuvent lui enlever ou ajouter différents groupes chimiques, modifiant ainsi sa structure et sa fonction.

   Nous apprenons dans ce livre que la science aujourd’hui ne sait pas vraiment quantifier le nombre exact de protéines que peut produire notre corps. Pour Gottfried Schatz il est probable que ce nombre soit plus de 100 000.

 

   Notre corps comporte quelques 10 000 milliards de cellules, toutes fortement liées entres elles, cela donne une très grande richesse d’action. Cette richesse en fait est un système inventé par la vie, pour échapper à l’éventuelle tyrannie des gènes.

   L’information inscrite dans les gènes est nécessaire, elle est le support de toute vie, de la transmission, de la continuité, de la construction et de la reproduction des êtres vivants.

   Cela peut paraître une limite, presque une prison, mais en réalité nous avons en nous une telle richesse d’interprétation de cette information, que nous voyons que chaque individu est en fait «unique».

 

   La biologie ne nous dit pas si nous sommes «libres», mais, et cela est important, elle nous indique que nous sommes unique et différent de tout autre. Nous avons en nous le potentiel d’être originaux, les clones n’existent pas.

 

   C’est la richesse, la diversité des possibles qui crée la singularité. Ce potentiel est là, à nous de jouer la partition de cette belle musique du vivant.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 17:37

 

 

   Voici une vidéo d'André Compte-Sponville, le philosophe y développe les thèmes de la tolérance et de la laïcité. Il démontre que toutes deux ont une limite, que la tolérance est morale et la laïcité politique.

 

   Il indique aussi que la tolérance est un acte qui découle du pouvoir, seul celui qui a une position de pouvoir peut tolérer...

 

   Il démontre également que la tolérance n'est pas une véritable "vertu", en raison de ses limites. L'amour, la bonté, les "véritables vertus" n'ont elles, pas de limites.

 

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures