23 novembre 2025 7 23 /11 /novembre /2025 10:07

 

 

 

Voici une vidéo récente tirée d'un séminaire d'été

qui s'est déroulé fin juillet début août, dans le Vercors.

 

Sur le thème:

"Absence temporaire du moi et éveil."

 

 

Qui dit je suis? Dans ma méditation profonde cette question disparaît d'elle-même. Dans l'espace de la méditation, il n'y a pas de pensée, y a-t-il donc encore des questions?

 

Au-delà du mouvement des pensées, y a-t-il une base?

L'être humain est attaché aux concepts, aux idées, parce qu'il n'a rien d'autre. Il y a attachement aux idées, quand il n'y a pas de vision (de compréhension profonde). Sans la vision, les êtres humains se contentent des définitions et des mots.

 

Dans l'observation véritable, il n'y a plus de distance entre l'observateur et la chose observée. Il n'y a plus de mots, donc ce qui est observé devient le mystère, et celui qui observe est lui

aussi le mystère.

 

L'observation nous fait découvrir une autre dimension, où les concepts disparaissent. Il n'y a pas de Soi ou de non -Soi, pas de Bouddha ou de non-Bouddha.

 

L'absence temporaire du moi, ne change rien de fondamentale dans l'homme. Quand le moi revient, l'homme se retrouve en lui-même, tel qu'il est, il n'y a pas de naissance d'un être totalement différent. L'absence du moi, n'est pas la vision pénétrante

de la nature du moi.

Cette absence n'est pas le déracinement total du moi.
 

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Paul Pujol - dans Vidéos
20 novembre 2025 4 20 /11 /novembre /2025 10:25
Avoir un parti pris.

 

  Avoir un parti pris, c’est choisir et défendre une position.

 

   A partir de ce moment, on veut juste convaincre, ou plutôt vaincre le point de vue de l’autre. En quelque sorte on veut « le convertir », « l’enrôler » dans notre camp. Son point de vue ne compte pas, n’a pas de valeur, il  doit être combattu. On n’accepte pas un autre regard, l’autre est dans l’erreur.

 

   On choisit son camp, son champ d’action, et celui-ci est toujours limité, étroit, et avec ce choix, on regarde l’autre avec une certaine méfiance. Et plus on est sûr de son « bon choix », plus on a tendance à prendre l’autre pour un imbécile, on le méprise presque.

   On voit bien cela dans l’actualité sanitaire, il y a eu les pro-masques, et les anti-masques, maintenant il y a les pro-vaccins et les anti-vaccins. Chacun veut imposer à l’autre quelque chose, et les deux camps se regardent avec méfiance. Et rappelons-le, celui qui est sur de son choix, avec des appuis médical et moral, celui-là méprise vraiment ceux qui pensent différemment de lui.

   Quelle étrange tendance de vouloir imposer aux autres nos propres choix, quelle intolérance absurde.

 

   Je suis végétarien depuis plus de quarante ans, et jamais je n’ai dit à qui que ce soit, « il faut que tu sois végétarien ».

   Chaque personne est particulière, différente, ce qui est valable pour untel ne l’est pas forcément pour un autre. Et selon l’âge et la maladie, le corps change, et donc on s’adapte, il faut rester en mouvement.

 

   Quand on choisit un camp, une opinion, on se réduit à ce choix, à cette conclusion. On adhère à un parti pris, puis notre vie même devient ce réduit étroit et sombre. Comme on le dit « on prend parti », mais faisant cela on perd la vision du tout, on perd l’ensemble.

   Chaque partie n’existe que dans son rapport avec tous les autres éléments, isolée de l’ensemble, une partie devient incompréhensible, sotte et n’a plus de vrai sens. Alors cette partie congrue devenant irrationnelle, elle peut verser très facilement dans des aspects les plus fous et extrêmes.

 

   Je ne veux prendre aucun parti, ni ne défendre aucune cause, ni réduire la vie à aucun de ces nombreux aspects. Je choisis la richesse et la complexité de l’Univers, car aucun parti, aucun groupe, aucune religion ne peuvent embrasser l’immensité de ce qui est.

 

   Chers amis, restons libres et ayons une vie immense, sans fin…

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
30 septembre 2025 2 30 /09 /septembre /2025 15:45


 

 

 

    La vérité n'est pas une chose que l'on puisse apprendre, avec méthode ou assiduité ; on ne peut utiliser de système pour y parvenir. Car un système se réfère à des données établies, à des données fixes. Donc l'instruction de la vérité consiste à se faire correspondre progressivement à ces points de base. Lorsque l'homme entre dans un système, son apprentissage consiste à avoir des expériences qui correspondent à certaines références. L'homme expérimente par le concret des états, lesquels sont prévus par des définitions bien précises.

 

    Voyons que la pensée, dans un système donné, se sent en sécurité, car dans un système préétabli l'homme part d'un connu théorique, et expérimente par la suite le concret de ce connu. Des faits qui correspondent à ce qui doit être. Voyons que la pensée prend les points de base, les capte et se persuade qu'elle doit expérimenter de tels états pour parvenir à la vérité. La pensée façonne une idée de la vérité, et forme le chemin qui y mène. La pensée prépare tout le processus, et dans ce processus se trouve la réalisation de la "dite vérité". Donc l'homme va dans une direction, fait les choses prescrites, et expérimente la vérité ; observons bien que dans ce circuit il n'y a aucune découverte, tout y est préparé, aplani pour que la pensée, une fois sécurisée, puisse créer son propre enchantement. Tout ceci renforce la pensée, car à présent elle s'affirme libre de toute entrave. Voyons profondément que tout système évolue à l'intérieur de lui-même et qu'il n'a pas de contact avec ce qui lui est extérieur. Dans un système, la liberté est détruite, et la pensée étant sans cesse ambitieuse, s'y sent à l'aise. Ce système crée alors la prétention, qui n'est qu'un renforcement de la peur des autres et du monde. Tout système a pour but de se valider soi-même, et non de découvrir quelque chose. Tout système est à l'opposé de la découverte.

 

    Donc la vérité ne peut être atteinte par la petitesse des systèmes de pensée, qu’ils soient religieux, philosophiques ou même politiques. La vérité ne peut s'apprendre, mais on la découvre d'un seul coup, sans une seule raison. La vérité ne parvient à l'homme que lorsque celui-ci s'est délesté de toutes ses contradictions, de tous ses mensonges, de toutes ses illusions engendrés par la pensée. Et la plus grande des illusions est de croire qu’il y a un chemin qui mène à la vérité. Il n'y a pas de chemin qui aille vers la vérité. Le seul sentier est celui des peines et des douleurs quotidiennes, et il ne mène nulle part. Ce sentier rempli de misère doit être compris profondément ; on doit voir toute la folie créée par l’homme ; on doit regarder en face le monde et son abomination. Tel est le sentier.   

    Et lorsqu'on perçoit l'état du monde et la laideur qui y siège, on prend conscience de son rôle dans cet état des choses. Alors l'homme rejette toute cette laideur et toute cette folie, d'une manière totalement libre.

    Alors, et alors seulement le mensonge n'est plus, et c'est la vérité qui est.
 

  

  Paul Pujol, Senteur d'éternité.

  Editions Relations et Connaissance de soi

  "La vérité ne peut-être apprise", pages  59 à 60.    

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12 septembre 2025 5 12 /09 /septembre /2025 09:00
26 avril 2026; Visioconférence gratuite de Paul Pujol

Nous avons le plaisir de vous convier à notre nouvelle visioconférence (gratuite) pour le mois d'avril.

 

 

 

Le dimanche

 

26 avril 2026.

 


 

 « L'éveil est-il localisable dans

un espace particulier?»

 

 

Quel est le lien entre l’éveil, le moi et le sentiment d’être ?

 

L’éveil serait la fin d’une illusion, mais qu'y-a-t-il par delà cette illusion ?

 

L’impression de séparation semble prendre fin, donc l’éveil reste-t-il encore localisable ?

 

Quand ce qui est restreint se dissout, quand est-il de l’espace ?

 

 

 

De 10 h à 11 h 30.

 

Visioconférence de 45 minutes, suivie de questions-réponses.


 

Participation gratuite.

Inscription et détails techniques : 

Inscription par mail à pujolpaul@msn.com ou à relationsetconnaissancedesoi@gmail.com

Un lien vers la visioconférence, et un mot de passe vous

seront envoyés.

Pensez à fermer votre micro en arrivant.

L'enregistrement est activé à l'ouverture de la session Zoom,

des extraits de la rencontre  pouvant être utilisés pour réaliser des vidéos pour notre chaîne YouTube. 

Quand vous posez des questions, si vous ne désirez pas être filmé, pensez à bien couper votre caméra.

 

(le fait de laisser votre micro et votre caméra ouverts, entraîne votre acceptation pour l'enregistrement et la diffusion de la visioconférence, sur notre site et sur notre page YouTube).  

 

Renseignements :

 

Paul Pujol / 06 82 33 09 05 / pujolpaul@msn.com

ou relationsetconnaissancedesoi@gmail.com

Organisation:

Relations et Connaissance de soi

Association loi 1901 à but non lucratif, 

37 route de Reyrieux 01600 Trévoux. 

www.paul-pujol.net

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Paul Pujol - dans Activités 2026
11 septembre 2025 4 11 /09 /septembre /2025 09:52

 

 

 

Vous trouverez ci-dessous une vidéo tirée d'une

visioconférence du 6 juillet 2025.

 

Le thème étant:

"Apprendre et comprendre, quelle différence?"

 

 

On nous dit qu’apprendre, c’est mémoriser des informations. 

Dans ce cas, il s’agit d’acquérir un savoir, une connaissance. 

On apprend ainsi les langues, les mathématiques, l’architecture…

Dans le domaine spirituel, il en est tout autrement. L’acte de comprendre, comporte une action de libération, de déconditionnement.
 

Apprendre consiste à découvrir par soi-même.

Existe-t-il un acte d'apprendre, de comprendre qui ne soit pas

basé sur le savoir?

 

L’apprentissage par l’entremise de la mémoire est valable, dans les domaines qui changent très peu. Comme conduire une voiture,

parler une langue… Nous avons la même chose au niveau biologique, par exemple notre appareil respiratoire est adapté à l’air que nous respirons. La composition de base de l’air changeant très peu (malgré la pollution), le système respiratoire reste toujours valable.

 

Dans les relations humaines, s’il n’y a que la mémoire, cela fige la relation. Il n’y qu’un ensemble de préjugés qui essaie d’être en relation avec un autre ensemble de préjugés.

 

Existe-t-il une compréhension qui ne soit pas liée au savoir, à la mémoire ? Cette compréhension permet-elle une véritable relation au monde ? Quand cette compréhension porte son regard vers un conditionnement, elle met fin au conditionnement. La fin d’un conditionnement libère de l’énergie.

 

Une fois les conditionnements tombés, on entame alors un voyage dans le domaine spirituel. On fait une enquête, une investigation vivante et sensible de l’esprit. Après un certain temps, par manque de vigilance, on peut à nouveau tomber dans le piège du savoir. En formant des conclusions, des concepts, des idéologies, et si on est attaché à ses concepts, alors on ne voyage plus.

 

L’acte de comprendre par soi-même « est » l’intelligence créatrice.

 

Dans un premier temps, on notera un aspect destructeur, car il faut

finir les prisons, mais de cette fin, naîtra un regard nouveau.

De la fin des limites, naît la perception de l’infini.

 

Il nous faut inventer une nouvelle culture, où l’esprit méditatif

englobe l’humanité entière.

 

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Paul Pujol - dans Vidéos