21 novembre 2025 5 21 /11 /novembre /2025 10:07

 

 

 

Voici une vidéo récente tirée d'un séminaire d'été

qui s'est déroulé fin juillet début août, dans le Vercors.

 

Sur le thème:

"Absence temporaire du moi et éveil."

 

 

Qui dit je suis? Dans ma méditation profonde cette question disparaît d'elle-même. Dans l'espace de la méditation, il n'y a pas de pensée, ya-t-il donc encore des questions?

 

Au-delà du mouvement des pensées, y a-t-il une base?

L'être humain est attaché aux concepts, aux idées, parce qu'il n'a rien d'autre. Il y attachement aux idées, quand il n'y a pas de vision (de compréhension profonde). Sans la vision, les êtres humains se contentent des définitions et des mots.

 

Dans l'observation véritable, il n'y a plus de distance entre l'observateur et la chose observée. Il n'y a plus de mots, donc ce qui est observé devient le mystère, et celui qui observe est lui

aussi le mystère.

 

L'observation nous fait découvrir une autre dimension, où les concepts disparaissent. Il n'y a pas de Soi ou de non -Soi, pas de Bouddha ou de non-Bouddha.

 

L'absence temporaire du moi, ne change rien de fondamentale dans l'homme. Quand le moi revient, l'homme se retrouve en lui-même, tel qu'il est, il n'y a pas de naissance d'un être totalement différent. L'absence du moi, n'est pas la vision pénétrante

de la nature du moi.

Cette absence n'est pas le déracinement total du moi.
 

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Vidéos
11 septembre 2025 4 11 /09 /septembre /2025 09:52

 

 

 

Vous trouverez ci-dessous une vidéo tirée d'une

visioconférence du 6 juillet 2025.

 

Le thème étant:

"Apprendre et comprendre, quelle différence?"

 

 

On nous dit qu’apprendre, c’est mémoriser des informations. 

Dans ce cas, il s’agit d’acquérir un savoir, une connaissance. 

On apprend ainsi les langues, les mathématiques, l’architecture…

Dans le domaine spirituel, il en est tout autrement. L’acte de comprendre, comporte une action de libération, de déconditionnement.
 

Apprendre consiste à découvrir par soi-même.

Existe-t-il un acte d'apprendre, de comprendre qui ne soit pas

basé sur le savoir?

 

L’apprentissage par l’entremise de la mémoire est valable, dans les domaines qui changent très peu. Comme conduire une voiture,

parler une langue… Nous avons la même chose au niveau biologique, par exemple notre appareil respiratoire est adapté à l’air que nous respirons. La composition de base de l’air changeant très peu (malgré la pollution), le système respiratoire reste toujours valable.

 

Dans les relations humaines, s’il n’y a que la mémoire, cela fige la relation. Il n’y qu’un ensemble de préjugés qui essaie d’être en relation avec un autre ensemble de préjugés.

 

Existe-t-il une compréhension qui ne soit pas liée au savoir, à la mémoire ? Cette compréhension permet-elle une véritable relation au monde ? Quand cette compréhension porte son regard vers un conditionnement, elle met fin au conditionnement. La fin d’un conditionnement libère de l’énergie.

 

Une fois les conditionnements tombés, on entame alors un voyage dans le domaine spirituel. On fait une enquête, une investigation vivante et sensible de l’esprit. Après un certain temps, par manque de vigilance, on peut à nouveau tomber dans le piège du savoir. En formant des conclusions, des concepts, des idéologies, et si on est attaché à ses concepts, alors on ne voyage plus.

 

L’acte de comprendre par soi-même « est » l’intelligence créatrice.

 

Dans un premier temps, on notera un aspect destructeur, car il faut

finir les prisons, mais de cette fin, naîtra un regard nouveau.

De la fin des limites, naît la perception de l’infini.

 

Il nous faut inventer une nouvelle culture, où l’esprit méditatif

englobe l’humanité entière.

 

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Vidéos
1 juin 2025 7 01 /06 /juin /2025 09:45

 

 

 

Voici une vidéo tirée d'une journée de dialogue, qui a eu lieu

le 18 juin 2025 à La Bridoire, en Savoie.

 

 

« La vision pénétrante globale ».

 

 

Tout être humain est conditionné, comme tout ce qui existe.

Il ne peut en être autrement. Que peut faire comme action quand on « est » conditionné ? Chaque décision, chaque action n’est que l’expression de ce conditionnement.

 

Pourtant il existe « la prise de conscience » de notre conditionnement… Cette prise de conscience fait-elle partie du conditionnement, ou bien en est-elle extérieure ? Cette prise conscience n’est qu’un début, et pour certains cela s’arrête juste à cette vision, ils ne vont pas plus loin. Mais pour d’autres la prise de conscience ne s’arrête pas, elle n’a pas de fin. Alors tout ce que se présente devant nous, « est » observé, on commence

à apprendre « à voir ».

 

Le conditionnement a été perçu de manière brève, il a été vu pendant un court instant. Mais la structure du conditionnement dans le cerveau est toujours là. Je ne prends plus au sérieux telle ou telle croyance ou idéologie, mais l’observation me fait découvrir l’aspect mécanique, automatique des pensées. Je n’adhère plus à cette idéologie, mais elle est encore inscrite dans mon cerveau, dans mes neurones.

Donc je découvre et explore cet aspect, dans le cerveau, il y a comme des « autoroutes sans péages », pratiques, rapides et avec une dépense minimale d’énergie. Et la pensée adore cela, cela lui facilite la vie, une question ou un défi sont là, et la réponse arrive tout de suite, sans

le moindre effort.

 

Peut-on ne pas utiliser ces autoroutes neuronales ?

N’est-ce pas cela prendre conscience ?

 

On découvre que l’on parle et agit comme un automate, cette découverte nous choque, nous heurte, et pendant un instant il y a « arrêt sur image ». On est choqué, et la perception est tellement intense, que l’on regarde vraiment, alors on voit l’autoroute, on la voit, mais on ne la prend pas…

On a pris conscience d’un conditionnement, mais on peut ne pas voir un autre conditionnement, et on peut aisément retomber dans un autre piège. Troquer un conditionnement, pour un autre conditionnement, plus exotique ou plus attrayant, cela consiste juste à sortir d’une prison pour

rentrer dans une autre.

 

Si la prise de conscience ne s’éteint pas, alors « la vision pénétrante » ne se focalise pas sur une chose ou deux en particulier. Il n’y a pas de choix, l’être humain regarde ce qui se présente devant lui. Ce faisant, il observe les structures de la société, le monde politique, sportif, associatif, religieux… Et partout il voit le même fonctionnement, lutte de pouvoir, compétition, domination, embrigadement et contrôle des êtres humains.

Tout d’un coup « la vision pénétrante est globale », elle voit le fonctionnement de l’humanité en totalité, elle voit tous les pièges, et tout cela tombe dans un seul élan.

 

Alors tout est fini, la souffrance millénaire des hommes, avec la peur qui l’accompagne, tout cela est fini, terminé. Cela est hors de l’homme, hors de son esprit et de son cerveau, et tout le corps se détend.

Puis se lève alors un mouvement, cela dépasse la simple détente, l’esprit découvre une grande quiétude, pour la première fois de sa vie,

l’être humain « est en paix ».

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Vidéos
8 mai 2025 4 08 /05 /mai /2025 15:38

 

 

 

Nous avons la joie de vous présenter ci-dessous une vidéo

tirée de notre dernière visioconférence du 18 mai dernier.

 

 

"Les impasses mentales, et le plan créateur."

 

 

Que fait-on des expériences spirituelles ?

On a vécu une extase, une expérience d’unité incroyable avec la nature et l’univers, mais cela finit (toujours), que fait-on une fois que l’expérience est terminée ?

 

La plupart du temps, nous voulons la revivre, cela nous semble naturel. Après l’avoir mémorisé, on y pense et on se remémore cet événement. On peut en devenir obsédé, et toute nouvelle action est ramenée et jaugée à l’aune de cette expérience. C’est donc le passé qui est devenu merveilleux, et on ne voit plus l’extraordinaire beauté du présent.

 

On a été subjugué par cette expérience d’extase, de grâce, on a été sous le charme de cet instant particulier, mais a-t-on vraiment compris cet événement ? Nous avons réduit cela à une expérience sensorielle. Mais il n’y a pas eu le jaillissement d’une intelligence claire, d’un regard lucide, où l’événement a été saisi dans sa totalité. Car dans cette lucidité, jamais on ne désire poursuivre une expérience, jamais on ne s’enchaîne à la mémoire.

 

Si on entend vraiment un chant d’oiseau, comme pour la première fois, on est stupéfié, sidéré par une telle grâce. Dans cet état, l’esprit s’arrête de jacasser et de bouger, il devient totalement silencieux. Dans ce silence immobile, on devient sensible à tout ce qui est, et pas uniquement au chant de l’oiseau. Tous les sens s’éveillent, et dans cette relation complète, on va au-delà des sens. Nous sommes alors tout « autre », dans cet état le sentiment du moi,

le sentiment d’être a disparu.

 

Nous avons entendu le chant de l’oiseau comme pour la première fois, peut-on voir son esprit, son mental de la même manière ?

 

Tout ce qui existe est construit par des apports extérieurs. Aussi bien sur le plan physique, que mentalement. La frontière entre extérieure et intérieure est caduque.

 

Qu’est-ce que notre essence, notre véritable nature?

Notre véritable nature n’est pas notre, elle est « autre »… Et dans cette nature « autre », il y a tous les « nôtres ».

Nous avons le sentiment d’avoir une essence, mais est-elle naît avec nous ? Et mourra-t-elle aussi avec nous ?

 

Pourquoi mettons-nous ce terme possessif « ma véritable nature » ? Ne pourrait-on pas dire « la véritable nature » ?

On dit bien « le souffle de vie », pas « mon souffle de vie ».

Cet axe n’est pas mon axe, c’est l’axe du monde. C’est l’arrière-plan de ce monde en changements, en mouvements constants, en reconstruction permanente. Le monde change, mais cet arrière-plan, lui, ne change pas. En son sein existe la vie et la mort, mais il est bien plus que cela.

 

Qu’est-ce qui crée l’univers ?

Et donc qu’est-ce qui crée également l’être humain ?

L’univers a en lui une auto-création, une recombinaison permanente de ces différents éléments. Mais cela ne crée pas de nouveauté, de nouveaux éléments.

 

Y a-t-il un plan créateur au-delà de l’univers ?

Créateur dans le sens de créer du neuf, dans le sens de la genèse du monde. Y a-t-il un acte créateur premier, qui crée tout ce qui existe ?

Si ce plan créateur existe, il a donc engendré le cycle de la vie et de la mort, la matière, et l’espace. Vu que ce plan a donné naissance à tout cela, lui-même n’est pas soumis à toutes ces choses, il en est comme au-dehors.  Il a aussi créé le mouvement, donc il n’est pas concerné par le mouvement…

 

Le plan créateur « est » avant toutes choses, et il « est », que les choses vivent ou meurent.

 

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Vidéos
18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 14:27

 

 

Vous trouverez ci-dessous une vidéo issue de notre

visioconférence du 23 mars 2025.

 

"Récits du monde et observation."

 

 

Le petit enfant a besoin d’explications du monde, donc de récits.

Cela est nécessaire pour avoir une cohérence et

une architecture intérieure.

 

Il y a des récits d’ordre factuels et simples, et il y a des récits mythiques, religieux, spirituels, voire scientifiques (le Big-Bang de l’univers). Les récits mythiques , symboliques, nous touchent très profondément, car ils tendent à nous donner une explication globale de la vie et des mystères qui s’y déroulent. En fait, ces types de récits nous forgent profondément, ils touchent notre inconscient.

 

A l’âge adulte, l’être de raison se doit de remettre en question ces récits. En confrontant notre expérience du monde et ces récits du monde. C’est l’observation qui permet de voir si

le récit est vrai ou faux.

 

Un récit doit l’aider à mieux comprendre la vie, et donc à bien vivre dans le monde. Mais le récit, c’est une histoire du monde, ce n’est pas le monde lui-même. Et quand plusieurs récits du monde se rencontrent, si l’homme est attaché à son récit particulier, les récits deviennent source de conflits.

 

Le récit n’est pas une fin en soi. Dans les relations humaines, de manière naturelle, nous créons des récits pour transmettre des histoires, des concepts. Mais on oublie souvent que tout cela, n’est qu’une description du réel, ce n’est pas le réel lui-même.

 

Un récit du monde favorise une bonne perception de ce même monde. Et la perception, l’observation du monde modifie, fait évoluer le récit, afin que celui-ci reste vivant et dynamique.

 

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Vidéos