17 février 2026 2 17 /02 /février /2026 11:42
Bienvenue sur notre site

           

    Depuis plus de quarante ans, nous étudions les mécanismes de l'esprit et de la pensée. Cette exploration pendant ces nombreuses années a créé une sensibilité qui existe et œuvre encore aujourd'hui.

   Ce site a pour vocation de partager avec vous cet émerveillement d'apprendre et de découvrir.

 

   Vous trouverez ici des informations sur nos activités (conférences, rencontres, séminaires ou autres...), sur la parution de livres, vous pouvez consulter des textes, voir des vidéos, écouter des audios et lire quelques articles de presse.

 

    Pour nous la connaissance de soi inclut également la connaissance du monde, aussi d'autres thèmes vous sont proposés. Vous trouverez des articles parlant de sciences et de cultures, d'étymologie, de J. Krishnamurti, des paroles amérindiennes, des écrits premiers de religions, et quelques albums photos pour partager la beauté du monde.

 

      Nous vous souhaitons une agréable visite.

 

 

    Paul Pujol

 

 

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Paul Pujol - dans Bienvenue Paul Pujol
17 février 2026 2 17 /02 /février /2026 11:41

 

 

 Un texte inspiré d'un dialogue lors d'une journée Connaissance de soi à Trévoux.

  C'est l'exemple (et le témoignage) d'une belle exploration commune, et d'une vision profonde en mouvement...

 

 

     

 

   - Bonjour à tous les deux, de quoi voudriez-vous parler aujourd’hui ? Qu’allons-nous explorer ensemble, qu’allons-nous investiguer ?

 

   - J’ai pensais à un sujet, je ne sais s’il va vous intéresser ? J’ai bien réfléchie et je formulerais mon questionnement ainsi : Y a-t-il une ou plusieurs réalités ? Et comment savoir cela ? Car si nous sommes dans une réalité particulière, comment la découvrir, et peut-on découvrir alors une autre réalité que la sienne ?

Car si on ne peut pas toucher une autre réalité que la sienne, on prend inévitablement « son monde » pour le Monde.

 

   - Bien, cela vous convient-il également ?

 

   - Oui très bien, c’est un vaste sujet. Qui me parait important et fort complexe.

 

   - Donc nous sommes d’accord, nous allons examiner, explorer cette question.

Alors commençons : Pour vous qu’est-ce que la réalité, le réel ? Comment percevons-nous cela ?

 

   - Je dirais que la réalité, c’est ce que l’on perçoit avec les sens. Je sens le parfum d’une fleur, je vois, j’entends, je goute et je touche le monde. Les sens sont notre porte d’entrée vers le monde extérieur.

 

   - Mais peut-être que nos sens nous abusent, peut-être sont-ils conditionnés ? Quand nous disons que l’herbe est verte, qu’est-ce que cela veut dire ? On peut très bien imaginer une autre culture qui dirait que l’herbe est rouge, ou bleue.

 

   - Nous disons donc que nos sens sont conditionnés par la culture, qu’elle soit religieuse, éducative, sociale ou politique. Attendez, mais qu’est-ce cela veut dire ? N’allons pas trop vitre s’il vous plaît.

   Il y a quelque chose qui est perçu, et cette perception est traduite dans notre cerveau par un nom, une définition, «  cette herbe est d’un très beau vert ».

 

   - Ou une autre personne peut dire, « Que ce gazon est laid et si mal entretenue, notre partie de golf va bien mal se passer (rires) »

 

   - Oui ou un autre commentaire encore. Mais nous parlons bien de quelque chose, et même si un original vient et nous dit « Mais enfin voyons messieurs, cette herbe magnifique est d’un rouge des plus exquis ». Il y a bien quelque chose que nous percevons, que nous voyons en dehors de nous. D’accord, sommes nous ensemble ? Il y a un élément extérieur, il y a perception, puis nous nommons la chose perçue. Dans notre exemple, la couleur et le nom « vert » sont bien évidemment des conventions humaines. En soi la couleur du gazon est de peu d’importance, mais les conventions du langage et de la parole sont des systèmes qui permettent aux hommes de vivre ensemble et de se comprendre.    

   Dans une communauté d’êtres humains, il est nécessaire d’avoir des règles communes, comme par exemple rouler à droite sur une route. Ces conventions n’ont d’importance que parce qu’elles organisent la vie en société de l’homme. En elles-mêmes leur valeurs sont assez porches du nul.

 

   - Donc il y a bien quelque chose à percevoir, comme une réalité, un réel, nos sens entre en action, puis la sensation arrive au cerveau, et là il y a une interprétation de la sensation. Interprétation qui se ferra selon notre conditionnement. C’est bien cela.

   Alors si j’ai bien compris, on ne sait pour l’instant s’il y a plusieurs réels, ou réalités, mais il semble très probable qu’il puisse y avoir de nombreuses interprétations.

 

   - Oui naturellement, regardez la Bible, combien de groupes religieux l’interprètent différemment ? Les Catholiques, les Calvinistes, les Mormons, les Orthodoxes d’Orient, les Adventiste du septième jour, que sais-je encore. Et déjà la Bible est en elle-même une interprétation, une convention. Donc il peut y avoir, et en fait il y a de très nombreuses interprétations du monde. Interprétation religieuses, nationalistes, philosophiques, politiques, économiques, et aussi romantiques… Et voyons les choses telles qu’elles sont, les hommes ne se battent-ils pas depuis toujours pour imposer leur point de vue ? N’y a –t-il pas luttes et conflits pour convertir l’autre à notre propre convention ?

 

   - L’histoire de l’humanité nous montre cela en effet, guerres en tous genres, depuis aussi loin que les livres d’histoire remontent. Mais alors qu’en est-il des réalités plurielles ? Est-ce une question biaisais, peut-on répondre même à cette question ?

 

   -  J’ai soulevé cette question, car pour moi, elle sous entends la question de la solitude et de la relation à l’autre. Si il y a plusieurs réalités, peut-être avons même chacun la nôtre, et dans se sens là, nous sommes isolés d’autrui.

 

   - Bien revenons un peu sur cette interrogation. Y a-t-il plusieurs réalités ? Comment savoir, voir et comprendre ce réel ? Concernant le réel nous ne savons pas vraiment quoi penser, mais nous venons de voir que l’homme peut créer un nombre pratiquement infini d’interprétations. Une interprétation étant un commentaire sur un fait, sur une action ou une perception. Il y a le fait, cet oiseau vol dans le ciel, puis il y a mon commentaire, «c’est un rapace, une buse et elle vole très haut dans le ciel».

   Nous comprenons qu’il y a plusieurs manières de parler d’un vol d’oiseau, prenons plusieurs personnes qui voient le même vol au même endroit. Chaque individu aura une perception légèrement différente des autres, avec une interprétation elle aussi différente des autres personnes présentes. Il n’y a qu’un vol, mais il y a plusieurs commentaires.

   Alors maintenant, prenons l’option « il y a plusieurs réalités ». Comment découvrir ces réalités. Si nous avons accès à l’une ou l’autre, nous allons comme d’habitude faire un commentaire, et avoir une interprétation de ces réels. Donc nous allons à nouveau nous isolés dans un coin du réel.

 

   - Oui je vois bien ce que vous dîtes, je crois bien que ce n’est pas la bonne question finalement : Une réalité ou plusieurs ? Mais c’est la question de l’interprétation qui isole l’homme de l’homme, de la nature et même de l’univers.

 

   - Nous vivons chacun dans une bulle qui semble nous protéger, mais qui, au final nous isole et nous rend triste et malheureux.

 

   - Mais peut-on briser cet isolement, cette solitude ? Peut-on sortir de cette bulle ? N’est-ce pas ça la bonne question ?

 

   - Avançons doucement s’il vous plaît, n’allons pas si vite.

   Un petit rappel, nous l’avons déjà dit lors d’autres dialogues, mais permettez moi ce rappel : Les commentaires suivent la perception, c’est un mouvement de la pensée qui commente et qui parle de notre ressenti devant une situation.   

   Quand le commentaire arrive dans l’esprit, l’homme se parle à lui-même. Il n’est plus attentif à la situation qui est devant lui, quand il se préoccupe de son propre ressenti l’homme en fait se préoccupe de lui. Le commentaire parle au « moi » et est une action du « moi ».

 

   - C’est vrai, mais l’inverse existe aussi. Par exemple, un jour nous nous promenions avec ma compagne dans la nature et à l’orée d’un bois, soudain nous avons vu une biche. Elle était magnifique, si belle et gracieuse, pendant un temps, tout était suspendu, plus de pensées, plus de commentaires, plus de temps. Rien que la beauté de cet animal, c’était vraiment merveilleux.

 

   - Oui on a tous vécus des rencontres qui nous transportent, qui font que l’être humain s’oublie parfois…

 

   - Peut-être, mais maintenant beaucoup parlent de ce genres d’expériences, je ne doute pas de votre témoignage mon ami, mais toutes ces descriptions font naître de l’avidité dans l’esprit de certains. Et on a parfois le sentiment que cela peut-être crée par un désir, et devienne un simple vue de l’esprit, une croyance qui se voit confirmer par une expérience. Avant les gens d’église, les saints avaient des extases, et tout le monde trouvaient cela formidable, extraordinaire, puis il y a eu comme une épidémie d’extases partout à travers l’Europe.   

   Aujourd’hui c’est « l’éveil »qui est à la mode, tous les jours sur internet on voit des témoignages et des récits d’éveils, une vraie contagion.

   Mais passons, donc la beauté, la noblesse d’une biche fait que je la regarde, elle est si belle, tellement svelte. C’est la grâce même, alors je m’oublie totalement, le temps s’arrête et les commentaires ne sont pas là. C’est comme si l’infini me prenait par la main.

 

   - Et tout est d’une grande beauté, et notre esprit est plein de silence, aucun discours, rien, pas de mouvement. Et puis la biche saute et sans va, et nous restons un moment subjugué par cette rencontre. Il y a eu une relation vraiment différente pendant ce temps si particulier.

 

   - Vous étiez vraiment avec elle, vous étiez ensemble.

 

   - Oui mais aussi avec ma compagne, avec les arbres tout autour.

 

   - Voulez-vous que nous regardions cela profondément, ayons une vision profonde de cet événement.

   Devant cet animal, devant sa grâce et sa beauté fragile, l’esprit en a la souffle coupé, c’est tellement intense, que vous regardez vraiment, totalement, avec tous vos sens en aguets. Votre attention est entièrement tournée vers le cervidé, c’est lui qui compte, pas vous et vos réactions, d’accord ? Donc pas de commentaires, ce qui veut dire que la pensée est absente, suspendue. Aucune question ne vient troubler la contemplation, plusieurs réels ou un seul, là n’est pas l’important !

   Ce qui est devant nous, nous ne le nommons pas, car l’esprit est totalement silencieux et immobile. Alors la relation devient différente, nous sommes avec la biche, avec les arbres, avec notre compagne et avec tout l’univers, plus aucune séparation n’existe.

 

   - C’est vrai, en fait il y a une telle unité des choses et de la vie. L’espace et le temps semble être abolis, même si c’est momentané évidemment.

 

   - N’y a-t-il pas un souci là ? Pourquoi cela doit-il finir ? On le vit puis on le perd, sans cesse cela sans va, s’enfuit de notre vie. N’est-ce pas frustrant à la fin ?

 

   - Mais chère amie, tout finit, rien ne dure dans la vie. Le soleil se couche, mais il y a aussi l’aurore, il y a l’hiver et également le printemps. Tout finit, et sans cesse d’autres choses naissent. C’est ainsi, telle est le mouvement de la vie, nous n’y pouvons rien. Même le soleil va mourir un jour, et dans l’univers d’autres soleil naissant sans cesse.

 

   - D’ailleurs, pendant la rencontre avec la biche, on ne se pose pas la question de la fin de la rencontre. C’est après que cela peut se gâter, si on ne prend pas garde on peut cultiver une envie, une nostalgie névrotique de l’événement. Et on va retourner sur les lieux en espérant revoir l’animal. Mais cela ne marche pas évidemment.

 

   - Non car cela est survenu de manière spontané, non prémédité, c’était une rencontre naturelle et pas artificiel, cela n’était pas une création humaine. En voulant reproduire l’événement, on le perd, quelque chose de pure est détruit par cette action.

   Je ne sais pas si vous connaissez cette histoire : Un homme découvre dans une jungle profonde une merveilleuse cascade, l’eau en est cristalline, tellement lumineuse et transparente, jaillissante avec une telle énergie. Alors l’homme se met à vouloir adorer l’eau de cette cascade, il désire l’emporter chez lui pour la voir chaque jour et lui faire des offrandes comme à un dieu ou a une déesse. Pris par son désir, il met l’eau dans un bocal, et repart chez lui tout heureux. Il pose le bocal au dessus de sa cheminée, et chaque jour il l’adore. Mais qu’a-t-il donc fait ? Il y avait une eau fougueuse, pleine d’énergie, remplie de la joie de vivre de la cascade, et maintenant il y a de l’eau croupie dans un bocal, de l’eau devenu morte et stérile. Vouloir retenir la vie, c’est la détruire.

   Les choses finissent, tous finit, mais sans interruption tous naît également. Mort et naissance vont de paire et font le mouvement même de la vie.

   Une rencontre va finir aussi, et si l’esprit est calme, tranquille, il ne cherche pas à retenir, jamais aucune retenue ou tentative de posséder ne naît dans un esprit en paix.

 

   - Pour ma part je n’étais pas triste après cette entrevue, au contraire, c’était comme un privilège d’avoir vécu cela. J’étais heureux de ce contact, de cette rencontre.

 

   - Je voudrais si vous le permettez, explorer un autre aspect de ce genre d’expériences. On parle presque exclusivement d’une relation différente avec le monde extérieur, le contact avec un arbre, un animal, le soleil, un être humain. Mais quand est-il de l’intérieur de l’homme ?

 

   - Excusez-moi, mais je ne saisi pas trop de quoi vous voulez parler.

 

   - On parle pratiquement toujours d’un contact différent avec la vie, avec l’univers, c’est toujours avec l’extérieur, en raison notamment, de notre observation de quelque chose d’extérieur à nous-mêmes.

 

   - Oui cela m’est arrivé parfois avec des arbres également, mais ce n’est pas de cela que vous voulez parler.

 

   - Non, je parle de la dimension intérieure de l’homme, qu’elle est-elle dans cette relation différente au monde ? On a une relation autre au monde, il y a comme une communion, une union avec la vie.

 

   - Oui, on n’est plus séparé de la vie, et même si on regarde bien, de l’univers lui-même.

 

   - Donc extérieurement, l’homme est relié à l’univers, est-ce bien cela ? Je crois que c’est un peu différent et bien plus vaste. L’être humain n’est plus séparé, qu’est-ce ça veut dire ne plus être séparé ? La séparation sous entend qu’il y a eu éloignement (au minimum) de deux choses qui étaient proches, voir qui se touchaient, qui étaient intimes l’une de l’autre. C’est comme une coupure, une rupture, mais dans le ravissement de la contemplation, cette éloignement dû à la pensée, cet éloignement est abolit. L’absence de commentaires annule la séparation et la distance, l’éloignement prend fin. Ne plus être séparé c’est donc être à nouveau avec les choses, être unis au monde. Donc l’homme retrouve l’univers comme sa maison, et physiquement il habite l’univers, et en quelque sorte l’univers l’accueil en lui.

   Extérieurement l’homme vit dans la totalité de l’univers, il est uni à l’univers.

 

   - Et intérieurement, les pensées sont absentes, ce qui veut dire que le mouvement habituel de l’esprit a cessé, mais alors qu’est ce l’esprit de l’homme ? S’il n’y a plus de pensées, c’est quoi l’esprit ? C’est cela que vous questionnez, si je vous comprends bien.

 

   - Voilà nous y arrivons, mais allons doucement, je vous en prie. Les pensées sont absentes, suspendues momentanément. Comme vous le dîtes, alors le mouvement habituel de notre esprit, celui que nous connaissons, ce mouvement cesse. Mais que se passe-t-il alors dans l’homme, quel est l’état de sa psyché, de son esprit ? Le mouvement connu n’est plus là, pourtant devant la biche, nos sens et notre cerveau sont bien vivant et alerte dans l’observation. Nous sommes en train de découvrir qu’il existe un autre mode de fonctionnement de l’esprit, fonctionnement qui n’a rien à voir avec la pensée, et donc qui n’est pas concerné par les inventions de la pensée, les conventions diverses et variées.

   Cet autre mode de fonctionnement de l’esprit n’a donc rien à voir également avec le passé, puisque les pensées parlent du passé et le représentent. On voit bien ici que cet aspect de l’esprit, disons le comme ça pour l’instant, à un caractère bien plus grand que la pensée, bien plus vaste. Le mouvement de la pensée étant limité par les souvenirs et par les expériences, son mouvement est toujours fini et borné.

   Les souvenirs, la mémoire parlent évidemment de la vie de l’homme, elles racontent son histoire. La pensée, le cerveau, les souvenirs, tous parlent de l’être humain. En cela ne parlent-ils pas de la bulle psychologique dans laquelle nous vivons ?

 

   - Cela définit la bulle, car dans cette bulle psychologique, il faut y mettre quelque chose. Il faut la faire vivre, lui donner des caractéristiques, et c’est vrai en fin de compte, lui donner une histoire.

 

   - Oui c’est notre histoire qui est conté par le mouvement habituel de l’esprit. Et cette histoire engendre un sentiment de durée, et ça c’est très important pour le moi. Car une fois qu’il « existe », le moi veux perdurer, vivre et se prolonger dans le temps.

   Mais maintenant ce mouvement n’est plus là, alors on découvre qu’une partie de l’esprit n’est pas du tout concerné par cette histoire. Et voyons quand même que cette histoire c’est aussi notre conditionnement…

   Ce peut-il alors qu’il existe une partie de l’esprit qui ne soit pas conditionné. Qui soit au-delà de l’histoire, des conditionnements et des blessures de la vie, qui soit en quelque sorte libre et incorruptible. Ici voyons bien que la mémoire et la pensée ont leur raison d’être, ce sont des outils magnifiques et d’une telle complexité. Ces outils existent dans l’esprit, ils y ont leurs places évidemment, mais apparemment l’esprit est bien plus vaste. Le limité vit logiquement dans l’illimité, dans l’espace tout peut vivre, mais ce qui vit dans l’espace, n’est pas l’espace lui-même.

   Donc quand la pensée s’absente, c’est l’esprit au-delà de l’homme qui entre en existence. Mais si ne n’est plus l’esprit de l’homme, qu’est-ce alors ?

 

   - J’ai du mal à vous suivre là, si ce n’est plus l’esprit de l’homme, qu’est-ce que c’est ? Mais si on regarde l’extérieur, encore une fois excusez-moi, on voit que l’homme n’est plus séparé de l’univers, en quelque sorte il est l’univers.

 

   - Oui, extérieurement l’homme est l’univers, et intérieurement ?

 

   - L’esprit de l’homme devient l’univers, non ce n’est pas ça, cela ne va pas… Comment voir, sentir ou toucher cet aspect des choses ? Je sens que l’on arrive à quelque chose de très subtile et les mots me manquent…

 

   - Extérieurement l’univers et l’homme ne font qu’un, donc l’homme est l’univers, et intérieurement l’esprit de l’homme n’est plus.

   Alors, excusez-moi pour ce qui va être dit, mais je sens que c’est ainsi : Extérieurement il y a l’univers, et intérieurement ce qui existe, c’est l’esprit de l’univers…

 

   Paul PUJOL

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Paul Pujol - dans textes paul pujol Dialogues
16 février 2026 1 16 /02 /février /2026 10:38
8 mars 2026 à TREVOUX: AG de l'association Relations et Connaissance de soi.

 

 

Dimanche 8 mars 2026 

 

à Trévoux (01).

 

 

 

AG de l'association

 

 

Relations et Connaissance de soi

 

 

Suivie d'un dialogue dans l'après-midi.

 

Le thème est libre, et sera décidé par les participants.

 

 

 

Horaires: 

 

Possibilité de ne participer qu'à une demie journée,

matinée ou après-midi.

10 h à 12 h:

 

AG de l'association Relations et Connaissance de soi.

- Réservé aux adhérents (années 2025 et 2026)

 

- Présentation du bilan comptable et des activités de 2025.

- Prévisions et perspectives pour les actions en 2025.

- Délibérations et votes.

 

12 h: Pause déjeuner.

Repas pris dans un restaurant au centre du village

(pour ceux qui le désirent).

 

14 h 30: Dialogue et exploration.

17 h: Clôture de la journée, et collations.

Possibilité de participation par visioconférence (uniquement pour l'AG du matin). Le lien avec le code vous sera fourni suite à votre inscription. 

Participation sur inscriptions, car le nombre de

places est limité. 

Participation:

 

Libre pour les adhérents de l'association.

20 € l'après-midi pour les non-adhérents.

(possibilité d'adhérer le jour de l'AG).

Pour l'adhésion voir en bas de l'article.

Lieu de la rencontre :

 

37 route de Reyrieux, 01600 Trévoux.

A 25 mn au nord de Lyon.

Animation :

 

L'AG et le dialogue seront animés par Paul Pujol, celui-ci explore et étudie l’esprit depuis plus de quarante ans. A l’âge de dix-neuf ans, il a subi une « expérience spirituelle profonde ». Pendant les vingt-cinq années qui suivirent, il fit le silence sur tout cela, préférant approfondir cette découverte par la méditation. Depuis 2005, il propose des rencontres, journées et séminaires autour de la Connaissance de soi, et sur l’enseignement de J. Krishnamurti.

Inscriptions, et renseignements :

 

Participation sur inscription obligatoire,

le nombre de places étant limité.

Il est recommandé de s'inscrire au plus tôt.

Contact : Paul Pujol / 06 82 33 09 05 /

pujolpaul@msn.com / relationsetconnaissancedesoi@gmail.com

Organisation :

 

Association Relations et Connaissance de soi.

37 route de Reyrieux, 01600 Trévoux.

 

Pour adhérer à l'association voir le lien ci-dessous.

 

Adhésion 2026.

 

 

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Paul Pujol - dans Activités 2026
3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 21:21

 

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                                                                                        Trévoux le 19 octobre 2011

  

 

     Lors de notre dernière rencontre en début d'année à Paris, une participante a posé une question intéressante, sur la situation et l'état de la mémoire quand la pensée est absente ou suspendue. Question que nous ne nous étions jamais posé, devant cet inédit, il n'y eu pas de réponse satisfaisante, ni de véritable exploration commune sur le moment. Aussi cette interrogation fut gardée à l'esprit, et les mois passèrent tranquillement sans effort de la volonté, sans réponse forcée d'aucune sorte. Un jour, alors que nous ne pensions pas vraiment à tout ceci, une clarté apparut, pure comme du cristal, comme une source d'eau claire.

  

    Que devient la mémoire, quand la pensée est absente ? Quand "l'observateur est un avec ce qu'il observe", quand la distance psychologique n'existe plus que fait la mémoire ? Quel est le lien, le rapport entre la pensée, la mémoire et le cerveau ? On le voit le sujet n'est pas simple et demande une grande intensité dans l'observation des mécanismes de la perception. Tout d'abord il est important de ne pas parler de théories ou d'idées imaginaires, il ne s'agit pas de faire des spéculations hasardeuses. Donc si on n'a pas vécue cela de nombreuses fois, de centaines et des centaines de fois, toute enquête reste sans valeur. Ceci étant posé, quelle était en fait la question, est pourquoi a-t-elle était exprimée ?

  

    Lors de notre discussion, nous avions évoqué la possibilité du regard sans la pensée, de l'observation se faisant dans le silence de l'esprit, et donc de l'absence de pensée. Alors notre amie a posé son interrogation : "Que devient la mémoire dans cette action, si la pensée est absente, quand est-il de la mémoire ?" Regardons très précisément ce qui se passe, d'abord que se passe-t-il dans l'esprit pour que les pensées s'absentent ? C'est la toute première étape ; tout d'abord l'esprit est calme, détendu, totalement décontracté, le mouvement des pensées n'est pas dominateur. Il peut y avoir des pensées, mais elles n'éveillent pas dans l'esprit d'agitation particulière, en fait elles ne font que passer sans créer de perturbations émotionnelles. Donc l'homme est très calme, et aussi il y a une qualité de grande clarté dans l'esprit, d'équilibre harmonieux. Ce n'est pas le calme d'un esprit confus qui à besoin d'une pause dans son agitation. Non plus le calme qui viendrait après une stimulation due des drogues ou à des fortes exaltations émotives. Bref le calme après la tempête dans le crane et dans le corps. Cela n'est pas également un calme qui serait un abrutissement de l'esprit, un engourdissement due à la fatigue, au stress, en fait ce n'est pas le résultat d'un esprit assommé par la vie.

    Une très grande clarté règne alors dans l'esprit, il y a un ordre naturel, tranquille et serein. Cela est important pour comprendre notre enquête, et pour avancer dans notre exploration commune. Donc il y un grand calme et l'esprit est très clair, ces deux états font que l'esprit, le cerveau est en paix, vraiment en paix...Et donc soudain, devant nous, se dévoile un immense ciel avec le soleil finissant, l'espace est rouge de feu et de lumière. Je vois cette beauté, et je suis emporté par tant de grâce, l'observateur devient le ciel, le soleil rouge, les nuages lumineux. Dans cette union il n'y a nulle pensée, nulle entité pensante, donc pas de penseur. Nous en sommes là, et vient cette question surprenante : Mais que fait la mémoire dans cette union hors de la pensée ? Quelle est la relation entre les pensées et la mémoire, et aussi le cerveau ? Les pensées sont le souvenir de nos expériences, de notre vécu, et elles sont stockés dans la mémoire, cette même mémoire est quand à elle situé dans le cerveau. Donc il y a un support physique à tout cela, c'est le corps, le cerveau. Tout cela existe et est de l'ordre de la matière, n'est-ce pas? Quand il y a un événement, un contact, l'homme pour faire face à cette situation utilise sa pensée, il sort de sa mémoire des pensées qui correspondent à ce type d'événement. Cela se fait très rapidement, et la plupart du temps nous n'en n'avons pas du tout conscience. Nous croyons que nous pensons par nous-mêmes librement, en fait n'est-ce pas les événements qui nous font penser et agir ? Ce n'est pas nous qui pensons aux choses, ce sont les choses qui nous font penser.

  

    La pensée se situe dans la mémoire, qui elle-même est dans le cerveau. Donc quand la pensée entre en jeu, on peut dire que c'est une expression qui vient de la mémoire, c'est la mémoire qui est en mouvement, qui est activée en quelque sorte. Par mémoire nous entendons ici, la mémoire des événements, des expériences, nous ne parlons pas de la mémoire corporelle, où de la mémoire des cellules qui sont toutes les deux bien plus anciennes. La mémoire cellulaire est l'information de base essentielle à la construction du corps ; la mémoire du corps comme la digestion, la respiration, les battements du cœur est elle, vitale pour la survie du corps. Notre corps n'est qu'une suite de mémoires, qu'un empilement de mémoires et d'informations plus où moins anciennes, de la dernière expérience vécue il y a quelques secondes, à la mémoire de la vie sur terre depuis son origine. Et certainement nos cellules gardent une trace du cosmos, de l'Univers dans lequel tout naît et meurt au final. La mémoire a différentes strates, plus ou moins anciennes, les pensées en sont la toute dernière et la plus récente, car nous l'alimentons en permanence. Donc nous parlons bien de la mémoire récente, celle que nous construisons constamment, récente ne veut pas dire que ses racines ne soient pas anciennes. Ses origines remontent à nos premiers contacts avec le monde, quand nous étions enfant, à nos premières sensations, et depuis nous rajoutons régulièrement et sans arrêt d'autres informations et ressentis.

  

    Quand la pensée entre en jeu dans l'esprit, c'est l'expression de toute une chaîne d'informations qui se tiennent entres elles, notre pensée "récente" est coloré par toute les autres. La mémoire est constituée de couches successives qui servent de support aux couches les plus récentes. La pensée n'est-elle pas une émission de la mémoire, elle en est "la parole et le son". Si la pensée est absente, la mémoire "parle-t-elle" ? Il y a le silence, la mémoire existe toujours naturellement, on ne devient pas amnésique ou névrosé. Dans ce grand silence, la mémoire se tait tout simplement, mais nous savons bien qui nous sommes et où nous nous trouvons (par exemple), mais dans ce calme et dans cet ordre intérieur, nous n'avons pas besoin de nous dire tout cela. Nous savons tout cela, avant que le silence n'arrive, nous avions nommé toutes ces choses de manière naturelle, nous avions dit "Quelle belle journée magnifique et quel ciel bleu." Mais est-il utile de répéter cela sans cesse ? Nous avons ces informations, nous connaissons évidemment le lieu de promenade, et plein d'autres informations sont présentes dans la mémoire et prêtes à être utilisées si cela s'avère nécessaire. Mais là, dans cette paix silencieuse, cela n'est pas utile, alors la pensée s'absente et la mémoire se tait, elle s'éteint ? C'est comme la lumière électrique dans une pièce, si on n'en a pas besoin, on l'éteint. Elle est toujours présente dans le câblage électrique, elle est reliée aux différents interrupteurs, aux ampoules, mais on ne l'utilise pas. Sauf que dans le cas de l'esprit, cela échappe à tout contrôle et à toute domination de la volonté, car la volonté n'est qu'un mouvement de la pensée, du penseur. La pensée ne peut produite cet état, cela ne peut être le résultat de l'ambition personnelle, d'un désir. Le calme et la véritable paix doivent exister dans le cœur et dans l'esprit.

 

    Nous voyons que la mémoire ne s'exprime plus, elle est disponible dans le cerveau, mais elle est inactive, les pensées elles, sont totalement absentes. Quand est-il alors du cerveau ? Ce qui fait les souvenirs, les nombreux hier, la mémoire du passé est éteinte, totalement silencieuse, pourtant la vie est là, le cerveau est vivant. Que se passe-t-il alors ? Cela veut-il dire que le cerveau vit même si la mémoire n'est pas là ? Pourrions-nous dire qu'il existe dans le cerveau "une partie" qui n'est pas concerné par la mémoire ? Il y a naturellement "une partie" consacrée à la mémoire, mais elle n'est pas tout apparemment, il y a quelque chose d'autre qui n'est pas mémoriel, basé sur le passé et sur le temps. Sommes-nous fous de faire cette enquête, et de dire ce que nous disons ? Le terme "partie" a été mis entre guillemets, car il sous entend que le cerveau soit séparée en deux parties, l'une ancienne dominée par la mémoire, et l'autre différente et non soumise au temps. Cette séparation est d'ordre subjectif, et est due à notre moyen de communiquer avec des mots, qui sont eux-mêmes limités. Plutôt que "parties", pourrions-nous dire fonctions, capacités ? Le mieux, il me semble, est de dire que la structure du cerveau a différents agencements, différentes manière d'agir. Mais sil s'agit toujours d'un seul cerveau, il n'y a pas de dualité, ni d'opposition ou de conflit à ce niveau. Cela me paraît très important.

 

    Donc il y une structure basée sur le passé, c'est "le vieux cerveau", qui gère tout ce qui relève de la mécanique de la vie, qui s'occupe de la survie du corps, de l'alimentation, des nombreux problèmes de la vie courante. Cela marche relativement bien, dans la plupart des cas. Et il y a, comment pourrait-on dire ? "Un cerveau neuf" (rappelons ce que nous avons dit plus haut, ce n'est pas une opposition, ni un conflit) qui ne dépend pas de la mémoire et du temps, qui agit dans les situations subtiles des relations humaines. Qui existe quand l'action mécanique, biologique de la vie s'avère inefficace. Quelque chose de neuf, c'est quelque chose qui n'est pas la répétition du passé, c'est une chose qui n'est pas la suite d'hier, et donc elle est libre d'agir selon les situations réelles, et non selon des souvenirs, des théories ou des croyances. En cela, il ne peut exister de nostalgie, ni de peur, on se rit de l'espoir et jamais il n'y a le souci du lendemain ?

    Comment le cerveau peut-il avoir une partie totalement indépendante de la mémoire ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Voyons d'abord mieux ce qu'est la mémoire, c'est une accumulation d'informations, qui se rajoutent les unes aux autres, de manière continuelle et constante. Chaque nouvelle information est intégrée dans l'ensemble, et elle renforce la cohésion du tout. Donc cela crée une force de cohésion, et donne un sentiment de continuité dans l'esprit, une certaine stabilité. Le corps vit et dure dans le temps, du moins jusqu'à sa mort ; mais en attendant ce point final il faut le protéger, le nourrir, le soigner, bref respecter ce corps et le maintenir en forme pendant toutes ces années de vie. Ce sentiment de durée, l'esprit, ne l'étend-t-il pas aussi à la dimension intérieure ? Avec cette idée du moi, du je, "mon esprit", avec la différence que cela crée avec "l'autre". Tout n'est que changement sur cette terre, modification, disparition, vie et mort se suivent dans un ballet effréné. Même au cœur de nos cellules, tout meurt et renaît sans cesse, tout change constamment. La pensée elle aussi, dans sa mécanique première, est totalement évanescente, elle n'est qu'un bref éclair, qu'une pulsion électrique basique de très faible durée. C'est un des raisons pour lesquelles on ne peut observer la pensée de manière isolée, on observe un flux, un mouvement de pensées, pas une pensée en particulier.

 

    Ce flux de pensées donne donc un sentiment de continuité, de durée, la pensée se croit inamovible, et avec le temps arrive la croyance du moi, de l'esprit individuel, autonome, de l'âme ou de l'atman. Comme nous ne connaissons que ce mouvement, nous le prenons pour le réel, et nous affirmons qu'il n'existe rien en dehors de lui. La pensée en dominant tout l'espace de l'esprit, s'arroge le nom de réalité, et elle décrète que cette réalité perdurera après la mort. Mais cette action crée dans l'homme une vie et des actions toujours de plus en plus mécaniques, de plus en plus répétitives, nous devenons alors comme des automates, des machines. Alors la souffrance domine notre vie entière, nous perdons l'éclat et la joie simple, il nous faut des stimulants pour tenir. Cette vie est devenue tellement absurde, injuste, et si laide, alors je vais voir les églises, les maîtres à penser, je me perds dans les délices du plaisir, je m'enivre et j'abrutis mon esprit afin d'oublier l'abîme de ma vie. Sans m'en rendre compte, j'insensibilise mon esprit, tout mon être, car je ne veux plus voir l'état désastreux où je me trouve.

    De manière mécanique, l'activité mémorielle si elle seule existe, tendra toujours à fossilisé les actes humains, car il y aura toujours répétition et prolongation de ce qui existe. C'est à dire que le neuf, l'inédit ne pourra pas être, et voyons simplement ce que cela veut dire, cela signifie que dans la vie de l'homme il n'y aura jamais de véritable changement, jamais de perception d'un matin comme étant le premier matin du monde. Nous perdons alors notre fraîcheur, notre capacité à crée quelque chose de totalement différent, d'entièrement nouveau. Qu'est que la création ? Si ce n'est l'apparition de quelque chose qui n'est pas souillé par le passé, quelque chose que vous n'avez jamais vu, jamais entendu ! Voir une chose qui n'a jamais exister, comme la naissance d'un nouvel Univers. Le cerveau à cette capacité de régénérer notre vie, notre regard, nous pouvons alors voir le soleil du matin comme la première fois, car en fait, c'est un tout nouveau soleil. C'est notre souvenir qui est ancien, mais l'astre du jour lui est neuf, flamboyant et étincellent de beauté. Si la mémoire s'éteint, la vie est totalement neuve et si pleine de vie, immense et tellement belle, souveraine. Et nous-mêmes nous sommes vivants, nous observons alors le mouvement des pensées de la même manière, et soudain nous voyons les pensées comme les toutes premières pensées, neuves et vierges de tout passé.

 

    Que ce passe-t-il dans cette action ? S'il vous plaît, que se passe-t-il ? Nous voyons ce mouvement comme un tout nouveau mouvement, donc il n'est pas relié au passé, n'est-ce pas ? La pensée qui se fait jour dans l'esprit n'est plus la suite des autres pensées, elle vient de naître à l'instant, et aussitôt elle meurt, remplacer bientôt par une autre qui va elle-même mourir dans peu de temps. Ces pensées ne sont plus l'expression de la continuité, elles ne sont plus enchaînées les une aux autres, et donc l'illusion du temps psychologique disparaît, le moi prend fin, il s'éteint. Comprenons bien, voir le mouvement des pensées, ce n'est pas "penser aux pensées", c'est prendre conscience de l'existence de ce mouvement. C'est comme dire "je suis conscient de boire un verre d'eau", c'est juste une série de mots, et cela n'a rien à voir avec le fait réel d'avoir conscience de boire un verre d'eau. N'intellectualisons pas notre recherche, restons libres des mots et des paroles, ils sont justes des outils pour approcher le réel. Si un outil devient inefficace, on le change et on essaie d'en trouver un plus adapté à la situation. Donc le cerveau possède une capacité qui permet à l'homme de se libérer du carcan du temps et de la souffrance.

 

    La pensée s'absente, la mémoire s'éteint, et le cerveau jeune permet l'éclosion de la liberté. Cela seul permet de mettre en place une réelle rupture avec le poids du passé, sinon l'homme est perdu. Seule la création du neuf, du non-connu, peut engendrer un véritable changement profond dans la psyché de l'homme. L'apparition du neuf c'est la seule révolution qui vaille, ce vrai changement ne peut-être qu'une mutation, dans le sens qu'il donne naissance à ce qui n'a jamais exister auparavant. C'est comme la naissance d'un amour inconnu.

 

 

  Paul Pujol, Correspondances.

  Editions Relations et Connaissance de soi.

  De la pensée, de la mémoire et du cerveau, pages 123 à 132.    

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23 novembre 2025 7 23 /11 /novembre /2025 10:07

 

 

 

Voici une vidéo récente tirée d'un séminaire d'été

qui s'est déroulé fin juillet début août, dans le Vercors.

 

Sur le thème:

"Absence temporaire du moi et éveil."

 

 

Qui dit je suis? Dans ma méditation profonde cette question disparaît d'elle-même. Dans l'espace de la méditation, il n'y a pas de pensée, ya-t-il donc encore des questions?

 

Au-delà du mouvement des pensées, y a-t-il une base?

L'être humain est attaché aux concepts, aux idées, parce qu'il n'a rien d'autre. Il y attachement aux idées, quand il n'y a pas de vision (de compréhension profonde). Sans la vision, les êtres humains se contentent des définitions et des mots.

 

Dans l'observation véritable, il n'y a plus de distance entre l'observateur et la chose observée. Il n'y a plus de mots, donc ce qui est observé devient le mystère, et celui qui observe est lui

aussi le mystère.

 

L'observation nous fait découvrir une autre dimension, où les concepts disparaissent. Il n'y a pas de Soi ou de non -Soi, pas de Bouddha ou de non-Bouddha.

 

L'absence temporaire du moi, ne change rien de fondamentale dans l'homme. Quand le moi revient, l'homme se retrouve en lui-même, tel qu'il est, il n'y a pas de naissance d'un être totalement différent. L'absence du moi, n'est pas la vision pénétrante

de la nature du moi.

Cette absence n'est pas le déracinement total du moi.
 

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