12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:19

   

  

 

 

   Les personnes, qui avaient frappé à la porte d'entrée, se trouvaient là devant nous. Il s'agissait de deux femmes. L'une aux cheveux noirs un peu frisés devait avoir quarante ans, l'autre les cheveux tirés en arrière, dégageant ainsi un visage agréable, devait en avoir à peu près vingt. Dès les premiers instants, on savait qu'il s'agissait de représentantes d'un groupe religieux bien connu. Ces personnes, prêchaient très souvent de porte en porte leurs convictions et leurs messages. Selon leurs habitudes, elles entamaient toujours la conversation sans se présenter, peut-être craignaient-elles que les gens ne referment immédiatement leur porte sans même les écouter, ce qui de toute manière devait arriver bien souvent.

 

    Nous avions déjà parlé quelquefois avec ces personnes, et selon encore une de leurs nombreuses habitudes, s'il y avait plusieurs personnes présentes, seule la personne la plus avancée en âge parlait. Aujourd'hui cela était encore le cas, la jeune fille se tenait en retrait, effacée, mais toutefois attentive au dialogue. Sans doute l'expérience de l'une valait elle mieux que la fraîcheur de l'autre, sans doute le sérieux savoir valait il mieux que le sourire du présent. Une autre de leurs habitudes tenaces, est également de sortir assez rapidement, au bout de quelques paroles, un livre ; un livre très connu, mondialement connu, un livre sacré naturellement. A ce moment, nous essayâmes de leur faire comprendre, que si elles se basaient sur un texte et disaient détenir la vérité, d'autres humains, d'autres cultures avaient également leurs textes sacrés et leur propre vérité. Si on regarde l'ensemble de l'humanité, on voit que les hommes se méprisent et luttent sans cesse entre eux, pour l'établissement de leur vérité particulière.                   

    "Cet état de choses est un des fondements des crimes et des guerres qui se perpétuent à travers le monde, à l'heure actuelle, mais également depuis des millénaires d'histoire."

 

    La personne de quarante ans paraissait un peu gênée et surprise de l'intervention, et de la teneur des propos. N'étant apparemment pas convaincue, elle parla des fausses religions, qui étaient multitudes sur terre, elles enseignaient toutes de fausses vérités et adoraient de faux dieux. Leur religion à elles, n'adorait qu'un seul dieu, le seul véritable. Et leur groupe se basait sur des textes les plus anciens qui soient, et les lois des pays du monde entier étaient également basées sur ces écritures. Elle parla également des prophéties écrites et réalisées, enfin en résumé elle était persuadée d'être sur le bon chemin, le seul capable d'amener l'établissement du "royaume de Dieu" sur terre.

    Nous envisageâmes la question sous un autre angle : "Ces textes sacrés, résultat d'hommes, créations d'hommes, ne découlent-ils pas de perceptions d'êtres humains, comme vous et moi? Perceptions véritables ou illusoires, mais il s'agit de conscience humaine, tout ceci a eu lieu il y a très longtemps, des siècles avant nous. Ces textes expriment, au fond, "- comment l'homme peut-il mettre fin à sa souffrance, n'y a-t-il que guerres, luttes fratricides, haines et violences dans le cœur de l'homme" ? Ces écritures sont la recherche d'un bonheur véritable, d'un établissement d'un monde totalement différent, où la paix soit réelle, palpable et durable. Mais nous-mêmes, ne sommes-nous pas des êtres humains doués de perception, de conscience, ne pouvons nous pas, nous-mêmes ressentir ces choses si importantes de la vie ? Ce livre décrit un point de vue sur la vie, donne un commentaire sur la vie ; mais vous, le ciel bleu, l'air qui se déplace dans vos cheveux, cela n'est-ce pas la vie elle-même, complètement présente, sommes-nous, êtes-vous différente de cela ? Nous en faisons partie, en fait nous sommes la vie, il nous faut devenir sensibles et voir comment résoudre nos problèmes par nous-mêmes, avec honnêteté et vérité".

 

    En parlant nous nous adressions également à la jeune personne, qui prit alors la parole : "Mais il y a tellement peu de gens qui se préoccupent réellement de tout ceci".

 "Certes, il y a peu de gens, mais n'est-ce pas une raison supplémentaire pour aller au bout de la quête ? Une fois qu'elle est entamée, si on ne fait que la moitié du chemin, on ne découvre pas la totalité, et une partie, en elle-même, ne se suffit pas. Elle existe en rapport avec le tout, il nous faut découvrir la totalité de la vie, et alors nous saurons comment agir dans le monde, sans détruire et briser autrui."

    La personne plus âgée semblait à présent un peu ennuyée par notre insistance, elle jetait de rapides coups d'œil à sa montre. Nous nous disions en nous-mêmes, que la vérité devait être moins importante que le temps qui passe, et que pour cette personne les mots n'étaient que des choses vides, creuses de toute sensation, ne servant uniquement qu'à réaliser une ambition personnelle. A côté d'elle, au contraire, la jeune femme avait abandonné avec satisfaction sa retenue ; ses yeux étaient étonnés de voir quelqu'un parler avec elle de ces graves problèmes. Qui plus est, son attention s'était aiguisée lorsque l'on avait parlé de sensibilité et de conscience, on voyait qu'elle avait découvert quelque chose, peut-être de très diffus mais inexistant auparavant. Elle parla à son tour et dit que leur livre malgré tout leur enseignait qu'un jour, le Royaume des cieux serait sur terre, et que seuls les élus seraient sauvés. Ils seront alors immortels et vivront éternellement. Il y avait un très beau rouge-gorge dans le grand platane derrière elles. Les feuilles en tombant se riaient de notre dialogue, et l'oiseau s'envola en criant.   

    Après avoir écouté la jeune fille, sans l'interrompre, nous lui demandâmes depuis combien de temps, d'années, de siècles même, ils attendaient ce paradis ? "Ces écritures très anciennes (mais il en existe de plus anciennes), annoncent la venue d'un paradis sur terre, depuis tellement longtemps, qui donc a vu cela ? Personne encore ne l'a jamais vu! On adore ces textes depuis très longtemps, de très nombreuses personnes dans de nombreux pays les adorent, à travers le monde entier on les étudie, et pourtant cela a-t-il réellement transformé, profondément changé la face du monde ? Ne nous voilons pas le regard, voyons les choses avec honnêteté".

    La jeune personne reconnut avec sincérité que cela n'avait pas changée de manière totale le monde. Nous vîmes le visage mi- offusqué, mi-sévère de sa compagne devenue à présent exceptionnellement silencieuse. Celle-ci se résignait à écouter notre discussion, sans en faire partie. Elle était comme absente, plongée en elle-même, nous lui avions indiqué que citer un livre n'était peut-être pas faire preuve d'une grande sensibilité, depuis elle avait très peu parlé. 

 

    Nous proposâmes encore un autre point de vue : "si le Royaume des cieux était présent, auriez-vous encore besoin de textes sacrés ? Si la chose est vivante, réelle et concrète, a-t-on besoin d'une description d'autrui pour voir et toucher cela" ?

La jeune femme acquiesça de la tête.    

"Et si tous les textes sacrés empêchaient les hommes de s'unir, de vivre ensemble dans une même Vie, dans un même univers, unique et entier ? Au lieu de lire, ne vaudrait-il pas mieux vivre ?".

"Peut-être, mais cela semble difficile", répondit-elle.

"Difficile ne veut pas dire impossible, il ne nous faut pas démissionner devant le défi de la vie".

    Son regard était déjà chargé d'une petite flamme, la vie semblait l'animer à présent bien plus qu'au début de la conversation, avec son air réservé, presque absent, malgré ses yeux ouverts. A présent, une porte jusqu'à maintenant fermée était entr'ouverte.

 

"Nous nous excusons, mais nous ne pouvons rester plus longtemps, on nous attend dans le village".

Ce fut en ces termes que la personne de quarante ans sortit de son silence. Elle s'excusa une nouvelle fois, puis insista pour nous donner une petite revue de leur organisme ; c'était une personne très obstinée. Nous avions parlé pendant quelques temps tous trois ; pour certains cette discussion était devenue une méditation vraie, une recherche sérieuse, et donc une découverte. Et pour d'autres, elle s'était transformée en dialogue ennuyeux, qui finalement était devenu une corvée. Ceux qui avaient parlé au début s'étaient tus, et leur silence avait permis l'expression libre d'autres, une communion vraie. 

    A présent, le pas de la porte était redevenu silencieux, et l'on regardait les deux personnes s'éloigner. La flamme vacillante allait-elle grandir et clarifier celle qui l'a portée en elle ? Ou alors allait-elle s'amenuiser, puis s'éteindre au contact de l'autorité et de l'expérience ? Mais cela était une question sans importance, car ce qui était, c'était l'existence d'une lueur, et en fait une telle lueur ne peut s'éteindre entièrement. Cette lueur avait en elle le germe de la vérité et de l'amour, ce germe croît au contact de la vie ; - et un visage jeune avait à présent la mouvance de la vie en lui.

    En votre cœur, la flamme vacillait doucement, immuable, et le bleu du ciel vous emportait avec lui.    

    - La félicité était sur terre. 

 

 

 

Paul Pujol, "Senteur d'Eternité".
Editions Relations et Connaissance de soi.
 

Rencontres, pages 64 à 69.   

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 23:07

  La-nature

 

 

 

Trévoux, le 2 février 2011

 

    Quand l'esprit s'exprime à travers une forme particulière, son expression est limitée par cette forme. C'est à dire que quand il n'y a que la mémoire et la pensée, l'esprit ne peut que passer par ces canaux, aussi restreint soient-ils.  

    Alors il n'y a pas création, mais suite et poursuite de "ce qui est", l'homme ne fait que répéter ce qui fait sa vie. Et jamais le parfum d'une fleur nouvelle ne vient embaumer son coeur, jamais une senteur inconnue ne vient bouleverser la sécurité illusoire, bien établie. Et l'homme finit ainsi sa vie, comme un lit de rivière sans eau, une vie aride se termine. Dans la pauvreté intérieure et dans un esprit déserté par la joie véritable.

 

    Mais quand la mémoire est absente, ou plutôt non utilisé; si le cerveau est silencieux, très tranquille. Quand le mouvement des pensées est suspendu, l'esprit peut alors s'exprimer sans références, sans limites. Alors l'esprit n'est pas déformé par la forme d'une pensée particulière, qu'elle soit une culture traditionnelle ou une tendance contemporaine. Il y a quelque chose d'immense qui entre en existence par ce silence profond, les pensées sont absentes, mais l'homme est en vie, totalement sensible à ce mouvement autre. Et vraiment dans cet état, le cerveau découvre autre chose que la mémoire, est-ce que vous vous rendez compte de ce que cela veut dire?

    Le cerveau touche une chose jamais vue, jamais connue, c'est comme un bain de jouvence, une source vive.

 

    Là, messieurs, l'esprit peut voir naître un mouvement totalement neuf, non souillé par le passé. Et l'homme découvre cette terre vierge, comme un enfant regarde le soleil du matin, c'est comme le premier matin du monde. Nous pouvons tout créer alors, tout recommencer, tout inventer. L'esprit, l'homme sait par cette perception ce que veut dire " créer", "engendrer".

    Alors l'homme se met en marche, en mouvement, et un monde totalement nouveau commence à voir le jour. C'est quand l'esprit est totalement libre, et uniquement dans cette liberté, qu'un monde autre entre en existence.

 

 

   Paul Pujol

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:43

                                                                                

 

 

19 Novembre 2005

 

 

    Pouvons-nous voir ensemble, est-ce un mythe ou bien est-ce une réalité ? Cette action est-elle possible entre nous, de manière vivante et authentique ? Tout d’abord qu’est-ce que voir ? Qu’est-ce que percevoir, comprendre, que veut dire apprendre ?
    Voir, avant tout c’est avoir la capacité de découvrir "ce qui est", nous sommes dans l’ordre de la perception du réel. N’est-ce pas ? "Ce qui est", c’est le monde tel qu’il est, donc il y a une réalité concrète à percevoir, à discerner. La première perception je pense, que nous avons tous
eue est : "Le monde des hommes est un monde de violences et de barbaries sans fin, ce monde est créé par l’esprit humain, et donc je crée moi aussi ce même monde. Si je veux transformer véritablement et totalement cet univers de souffrance, je dois avant tout transformer ce qui engendre ce monde, et donc je dois totalement transformer mon esprit. Je dois avoir un esprit neuf, non souillé par la laideur et la cruauté humaine". Nous percevons la douleur du monde, et notre responsabilité face à cette réalité. En fait nous percevons la relation qui nous lie avec la souffrance humaine, nous récoltons les fruits amers que nous semons nous-mêmes. De cette perception découle tout notre sujet d’étude, c'est-à-dire : Comment fonctionne notre esprit, et pourquoi celui-ci engendre-t-il de la souffrance dans les relations humaines ? Pourquoi un tel dysfonctionnement existe-t-il ? Quel est son mécanisme et peut-on y mettre fin ? Sommes-nous d’accord sur cela ? Il me semble que c’est le point de départ de toute notre recherche commune, que nous menons entre amis avec affection et soucis de l’autre. Voir ensemble, n’est-ce pas découvrir toute l’étendue de ce dysfonctionnement ?

 

 

    Pouvons-nous poursuivre, pas à pas, mais avec précision et justesse, sans peur aucune ? Je constate que mon esprit ne fonctionne pas de manière logique, personne ne veut vivre dans la souffrance et l’affliction ; et pourtant par son action l’esprit crée cette douleur, cet isolement et toute cette violence qui ronge le monde.

 

    Comment aborder ce problème? Comment appréhender ce dysfonctionnement de la pensée ? En premier lieu je constate, que mon esprit, ses valeurs, ses idéaux sont tous issus de la société, ce que je pense est "issu" de ce monde. Je suis totalement construit par cet environnement, j’en suis le représentant au même titre que chaque être humain. Si je suis vraiment intègre dans cette vision, je comprends que quand "je pense", c’est le monde qui est en mouvement. Je vois que quand "j’agis", c’est la souffrance qui est à l’œuvre et qui se poursuit !Donc que faire ? Je suis dans l’affliction, je me rends compte que je suis conditionné par ce monde et que sans changement profond, cette souffrance ne fera que croître. Mais faut-il vraiment faire quelque chose ? Posons-nous cette question, vraiment faut-il faire quoi que ce soit ? Si je veux agir, sur quelle base vais-je le faire ? Mon esprit est le produit du monde, si je l’utilise pour changer le monde, je ne ferai que prolonger ce même monde. Voyons-nous bien cela ? Chaque fois que j’agis c’est le monde qui est en mouvement, et donc la barbarie continue.

 

 

    Puis-je me permettre une réflexion ? Quand nous désirons mettre en place une action, sommes-nous encore dans l’observation ? S’il vous plaît, quand nous pensons à un plan d’action, sommes-nous dans le présent ? Sommes-nous simplement avec le fait, rien qu’avec le fait lui-même, ou bien sommes-nous en train de spéculer sur une solution future ? Quand nous observons, nous prenons conscience de ce qui est, nous sommes sensibles au réel avec intensité. Pouvons-nous être extrêmement attentif au mouvement de nos pensées, et de la même manière en prendre conscience, y être sensible ? Ne cherchons pas de réponses, mais voyons ce qui est ; là, nous voyons parfaitement qu’un des nombreux jeux de la pensée, est le "fait" de ne pas pouvoir faire face à un événement. Elle ne peut pas être dans l’observation, elle n’existe pas quand il y a attention totale à ce qui est. Si l’esprit utilise la pensée, il se détourne du réel et il part dans une direction purement imaginaire et fictive. Cette dimension est le plan des idéaux, de croyances humaines, c’est cela qui crée la séparation entre les hommes. Peut-on observer ses pensées, les comprendre, les saisir directement sans les nourrir ? Est-ce possible ? Cette question même, a-t-elle un sens ? Il n’y a qu’une seule réponse possible, regardons par nous-mêmes, faisons-le, voyons si cela existe vraiment !

 

    Ne serait-ce pas cela la seule action qui vaille ? C'est-à-dire une véritable non-action ! Donc je ne désire pas agir, je ne vais pas voir des maîtres, je n’apprends pas des mantras et je ne me prosterne pas devant qui que ce soit. Je ne bouge pas et je reste face à face avec ce qui est, c’est à dire mon esprit. Jour après jour, je l’observe, j’apprends à le connaître, je fais corps avec lui. C'est-à-dire que je ne fuis pas, je n’exalte ni ne brime mes pulsions. Jour après jour j’apprends, je deviens sensible à son mouvement, j’explore la totalité de son mécanisme. Si nous sommes en accord, je suis en état de découverte, je ne dis pas "tiens mon esprit est comme cela ou comme ceci". Je ne dis rien du tout car je suis en train d’apprendre et pas en train de faire une théorie, une de plus. Nous en sommes au point où je saisis, que je ne sais rien et que mon regard doit être neuf pour voir et apprendre, et cela se fait dans le quotidien le plus banal de la vie de tous les jours. Je ne cours pas en Orient, ou bien je ne pars pas dans un Himalaya exotique.

 

 

    Je pense sincèrement, que c’est vraiment le minimum pour pouvoir voir alors ensemble ; ne le pensez-vous pas également ? Si tout cela est authentique, comme nous l’avons vu, l’esprit a rejeté les valeurs du monde. Parmi celles-ci, bien évidemment l’autorité, les rapports de forces, la compétition entre les hommes, "savoir qui comprend le mieux". Tout cela n’a plus aucune existence, aucune valeur aux yeux de celui qui voit.

 

    Et voyons la beauté de cela, quand nous nous réunissons pour l’étude vivante de l’esprit, lorsque nous sommes ensemble. Quand l’un d’entre nous voit véritablement, seule importe la vision, et si nous sommes réellement dans l’attention, alors cette vision devient nôtre, elle nous est commune. - Alors mes amis, regardez à cet instant même, nous apprenons ensemble.

 

    - Voilà, ce qu’est "voir ensemble".

 

    Donc chers amis je propose de nous réunir, pour découvrir ensemble, pour apprendre et pour voir ce qu’est notre esprit. Mais là n’est peut-être pas l’essentiel, car bien saisir le fonctionnement de l’esprit humain, c’est le mettre à sa juste place, c’est l'utiliser de manière adéquate et efficace. Une fois cela fait, voyez-vous, il nous reste à explorer tout l’infini de la vie. Une fois le désordre dissout, apparaît l’ordre, mais au-delà de l’ordre même, qu’est-ce que la liberté, la création véritable ? Voyez-vous chers amis, en fait nous avons un monde nouveau qu’il nous faut créer !

     



   Paul Pujol, "Correspondances".

   Editions Relations et Connaissance de soi.

   "Voir ensemble", pages 50 à 54.                                                                                       

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