1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 09:24
Krishnamurti et la dévotion.

   Je voudrais vous présenter un témoignage concernant l’attitude de Krishnamurti envers la dévotion ou l’adoration.

Le texte ci-dessous a été écrit par Lakshmi Prasad, journaliste indien, qui a étudié l’œuvre de K, et l’a rencontré à plusieurs reprises.

 

«  Je souhaitais depuis longtemps m'incliner devant Krishnaji* selon la manière indienne traditionnelle, mais je connaissais aussi sa répugnance, si ce n'est son aversion, pour cette forme de salut. Il avait un jour confié à l'un de ses proches que si quelqu'un se prosternait ainsi devant lui, il serait obligé de faire de même. Pour Krishnaji, en effet, chaque être humain participe du sacré.

 

    Un autre jour, alors que je me tenais devant lui dans une attitude pleine de déférence, il me « réprimanda » en remarquant:

    - Vous n'avez nul besoin de vous incliner devant moi. Vous pouvez le faire ailleurs, si vous y tenez, mais pas ici. Pas entre vieux amis.

Toutefois, je ne parvenais pas à me défaire de ce désir: me prosterner devant Krishnamurti au moins une fois dans ma vie. Aussi, à la fin de notre entretien, alors que nous étions tous les trois assis (l’auteur, son épouse et Krishnamurti) en tailleur sur le plancher, je sollicitai, non sans quelque hésitation, la permission de m'incliner respectueusement devant lui.

 « Puisque vous y tenez tant... », répondit-il en souriant. Et, à notre grande surprise, il s'inclina devant nous jusqu'au sol. Décontenancés, nous nous levâmes et le saluâmes les mains jointes.

 

Krishnaji se dirigea alors vers une petite table près du mur, s'assit et nous tourna le dos. D'ordinaire, il nous accompagnait jusqu'à la porte de la chambre. Mais cette fois-ci, ma sug­gestion, bien stupide au demeurant, semblait l'avoir déçu. « Manifester une trop grande dévotion est une mauvaise chose », avait-il affirmé un jour. Et sans doute étions-nous tombés dans ce travers...  »

......

 

* krishnaji : Le suffixe « ji », témoigne du respect et de l’affection que l’on porte à une personne.

 

Référence : Krishnamurti, Ultimes paroles, entretiens avec Lakshmi Prasad, page 128 et 129. Édition Albin Michel, espaces libres.

 

Dans le livre d’où est tiré cet extrait, il est à noter que l’auteur parle de Krishnamurti comme «  le maître  », appellation reprise de très nombreuses fois au cours de ce livre. Cette dénomination est quelque peu malvenue, et assez propre à l’Inde et à l’attitude envers les gurus et les sages traditionnels du pays.

Nous encourageons le lecteur éventuel, à faire preuve de discernement, sur tous les écrits concernant Krishnamurti ; et nous attirons simplement son attention sur le fait que ce livre a d’abord été publié aux États-Unis par «The Theosophical Publishing House, USA».

Il est utile de rappeler que Krishnamurti à pris très tôt ses distances avec la Société Théosophique, l’inverse de toute évidence ne c'est pas réalisé; il faut juste voir que leurs publications diverses, ont très souvent une certaine orientation….


    Étant dûment informé, à chacun naturellement, de se faire sa propre opinion.

 

  
 

Vous pouvez aussi consulter sur notre site:

   A propos de Krishnamurti

   Textes de J.Krishnamurti.

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans J. Krishnamurti Krishnamurti
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 14:17

 

 


    Introduction. 

 

  Avant de présenter Krishnamurti, nous tenons à rappeler que nous rejetons toute forme d'idolâtrie. Il s'agit de créer de nouvelles relations entre nous et donc également avec cette personne; il n'est en aucun cas question de créer ici un modèle que l'on suit, un exemple que l'on imite, un idéal à atteindre, et faut-il le rappeler un maître ou un guru que l'on adore.

  Il n'y a pas de maître et il n'y a pas de disciple; de même dans l'acte d'apprendre, il n'y a pas d'enseignant et d'étudiant, il n'y que l'action d'apprendre. C'est cette action d'apprendre "ensemble" qui est la base de nouvelles relations, et c'est cette action totalement nouvelle qui peut créer un monde autre.


 
    

        Biographie simplifiée de J.Krishnamurti.

  

    Jiddu Krishnamurti naquit dans le sud de l'Inde le 12 mai 1895 à Madanapalle dans l'Andhra Pradesh, à 250 km au nord-ouest de Madras (aujourd'hui Chennai). Il fut pris en charge à l'âge de quatorze ans en 1909 par la Société théosophique, qui voyait en lui "l'Instructeur du monde", "l'incarnation du Bouddha Maitreya[1]" dont elle avait proclamé la venue. Le jeune Krishnamurti accepta d'abord son rôle de messie ainsi que les croyances, les cérémonies et les rites des gens qui l'entouraient. En 1911 fut créé "l'ordre de l'étoile d'Orient", organisation internationale qui avait pour but de soutenir l'action de l'instructeur, en organisant à travers le monde entier des rencontres, conférences et autres propagandes. "Un bulletin de l'ordre de l'étoile d'Orient" fut créé afin de servir de liaison avec les milliers de membres à travers la planète.

    Krishnamurti commença très tôt à faire des conférences, et quelques livres parurent aussi très rapidement. Au début de son expression, il était dans le droit fil de la tradition et des idées théosophiques à tendances Orientales. Mais après la mort de son jeune frère Nityananda en 1925 (qui avait un rôle important, car selon les théosophes il devait seconder l'instructeur dans son action messianique), Krishnamurti commença à s'exprimer de manière différente. Petit-à-petit, il s'éloigna de l'orthodoxie de la Société Théosophique. Ces causeries et écrits se détachaient lentement, mais sûrement, des visions traditionnelles.

  

    Le 3 août 1929, devant 3000 membres de l'ordre réunis à Ommen en Hollande, il répudia avec fermeté l'image messianique de "l'instructeur du monde", il prononça de manière iconoclaste la dissolution de "l'ordre de l'étoile d'Orient". Il déclara alors "la vérité est un pays sans chemin", dont l'accès ne passe par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies. Il rendit tous les biens et l'argent liés à cette organisation.

  

     Après avoir pris ses distances avec la Société théosophique, ainsi qu'avec toute autre organisation, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou (et cela pendant toute sa vie) que certains voulaient lui faire endosser. Il  devint alors un orateur prônant une révolution psychologique radicale, condamnant toute religion, secte ou foi organisée, et ne se réclamant ni de l'Orient, ni de l'Occident. Il parla devant des auditoires importants à travers le monde entier, il pouvait faire par an jusqu'à une centaine de conférences (qu'il appelait lui-même "causeries", le terme conférence lui paraissant trop pompeux). Il ne prétendit jamais être une autorité, et refusa toute relation de soumission, "ni disciple, ni maître". Dans une vraie relation, il n'y a ni enseignant, ni enseigné, il n'y a que l'acte d'apprendre, de découvrir ensemble. A la base de son message, il y avait la conviction que la société ne peut changer véritablement, que si l'homme opère en lui-même une révolution totale de son esprit. L'homme doit transformer sa conscience en profondeur, et cela n'est possible que si l'esprit se déconditionne entièrement.

 

    La connaissance de soi est le socle de ce changement, il faut saisir tout le fonctionnement des pensées, des émotions, des sentiments. Voir comment elles sont le fruit de notre culture, de notre héritage social et culturel, de nos instincts. Voyons-nous comment les conditionnements religieux nous ont modelés profondément, ainsi que le nationalisme (qu'il dénonça très fortement) et l'économie? Avons-nous compris que ces conditionnements ont séparés les hommes, comment ils engendrent des conflits et violences en tous genres, les tueries, les guerres? Peut-on sortir de cette histoire de souffrance? Krishnamurti parla avec passion de l'urgence de trouver une liberté intérieure qui naît quand toutes les prisons psychologiques tombent. De la fin des limites, né quelque chose de non-fini, un espace différent fait de silence et d'immensité. Dans ce silence immobile existe "un état créateur", c'est-à-dire le jaillissement du neuf, de l'inédit, alors l'homme crée un monde autre, totalement différent. Krishnamurti tînt ses causeries, dialogues et discussions pendant toute sa vie, de nombreux livres et enregistrements furent édités en plusieurs langues pendant cette longue période. Le nombre de livres publiés en langue française avoisine actuellement une cinquantaine de livres.

  

    Le 17 février 1986 à Ojai (États-Unis), Jiddu Krishnamurti est mort d'un cancer du pancréas à l'âge de 91 ans. Son corps, comme il l'avait demandé, fut incinéré le jour même, sans hommages, ni cérémonies. Les cendres furent dispersées par des amis proches dans les trois pays où il avait passé la majeure partie de sa vie, L’Inde, l’Angleterre et les États-Unis d’Amérique.

 
      [1] Maitreya le Bouddha du futur est annoncé dans la tradition Bouddhiste. Voir dans notre précédent livre Senteur d'éternité pages 136 et 162.      

     

 

 

  Pour consulter la Biographie détaillée, voir sur le site de l'Association Culturelle Krishnamurti :  http://www.krishnamurti-france.org/Biographie-detaillee-de-Jiddu 

     Vous pouvez aussi consulter sur notre site des articles A propos de Krishnamurti , ou bien des  Textes de J. Krishnamurti.

 

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 16:30

  JPG 3

 

 

  Nous sommes heureux de vous annoncer la création d'une nouvelle catégorie d'articles, basés essentiellement sur des vidéos (et 2 audio) de J.Krishnamurti.

 

  Nous donnons priorité au vidéos doublées en Français, et non juste sous-titrés (écrit en bas de l'écran) comme cela est souvent le cas aujourd'hui. Cela afin de favoriser la découverte par un public francophone, nous avons aussi ajouté deux audio rares de J.Krishnamurti s'exprimant en Français à la radio, un enregistrement de 1950 et l'autre de 1967...

 

  Ces enregistrements ne sont pas libre de Copyright, aussi nous ne vous proposons que des extraits de vidéos... 

     

   Les vidéos seront naturellement augmentées au fur et à mesure du temps.

       

  Pour voir la liste complète des vidéos présent sur ce site, veuillez cliquer sur ce lien :

 

  Liste des vidéos et audio de J.Krishnamurti présent sur le site.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 19:16

 

  Voici un lien ou Pierre Rabhi lors d'un entretien avec Marc de Smedt, parle de J.Krishnamurti.

 

  Il indique de quelle manière la lecture des livres de K. l'ont aidé à se défaire de toute appartenance religieuse, et finalement cette non appartenance a crée une vie bien plus spirituelle et profondément "religieuse".

 

  http://bouddhanar.blogspot.com/2012/03/sagesse-ecologie.html

 

  Cet entretien est tiré du livre de Pierre Rabhi: "Conscience et environnement", aux Editions du Relié.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:47

 

 

  Krishnamurti l'ami précieux

 

 

  Yaurait-il eu de la précipitation dans la sortie de ce livre?

 

  Premièrement il ne s'appelle plus "Krishnamurti. L'ami précieux". Mais "Krishnamurti. Figure de Liberté".

 

Mais cela n'est pas vraiment le plus important, n'est-ce pas?

 

 

 

  Les écoles Krishnamurti: 

 

  Par contre, il y a différentes inexactitudes dans ce livre. Par exemple il n'y a pas que deux écoles fondées par Krishnamurti comme l'indique l'auteur. Il y en a neuf au total, une en Angleterre, une aux États Unis et sept en Inde.

  Vous pouvez consulter la liste de ces écoles ici: http://www.jkrishnamurti.org/fr/worldwide-information/schools.php

 

 

 

   Krishnamurti et l'éveil de la kundalini?

 

  L'auteur insiste sur certaines expériences vécues par Krishnamurti, notamment à Ojai en 1922, et il indique sans aucun doute que K a vécue "l'éveil de la kundalini". Il est vrai qu'Isabelle Clerc n'est pas la seule à émettre cette hypothèse, de très nombreux autres auteurs affirment la même chose, notamment Pupul Jayakar dans son livre consacré à la vie de Krishnamurti, voir:  Biographie de J.Krishnamurti.

  C'est un sujet délicat, voyons d'abord comment Krishnamurti lui-même nommait cet état. Il n'a jamais employé le mot de "kundalini", mais il nommait cela "le processus". Nous savons tous que K. prenait garde d'employer les mots les plus justes possibles, sans arrêt il a adapté son langage, pour être le plus précis et le plus concis. Or étant né dans une famille de brahmanes pauvres en Inde, il est évident qu'il connaissait toute cette histoire de kundalini, or il n'a jamais employé ce terme pour ces expériences...Il parlait du "processus" et pas de "la kundalini".

 

  Mais qu'est-ce donc que cette kundalini?

 

  Donc, petite explication concernant la kundalini: C'est une vision lié au Yoga et à une partie de la culture Indienne, la kundalini serait l'énergie cosmique lovée en bas de la colonne vertébrale. En pratiquant certaines asanas (postures de yoga) et méditations, l'éveil de la kundalini a lieu, elle se fait en remontant le long de la colonne vertébrale, en passant par les différents chakras (des centres d'énergie représentaient en générale par des lotus, ou par des petites roues). Quand la kundalini passe par le dernier chakra situé au-dessus de la tête, c'est l'union parfaite avec la divinité, et la libération définitive du Yogi...C'est la définition classique, traditionnelle, nous nous bornons à vous donner cette définition à titre d'information; en soi nous n'y accordons aucun intérêt particulier...C'est une définition qui fait partie d'un système de pensées, avec ses croyance et ses rites, et comme tout système celui-ci conditionne l'esprit.

  Si on étudie objectivement l'enseignement de Krishnamurti, si on lit ces livres et si on regarde quelques vidéos, on sait très bien que K. n'accordait pas une importance extrême au yoga; il relativisait cette pratique. Il a dit à propos du yoga: "c'est comme d'avoir les ongles propres", ou "c'est comme de se brosser le cheveux".  Mais certains vont dire, "Krishnamurti a pratiqué toute sa vie le yoga. C'est grâce a cela, sans aucun doute, qu'il a réussi à se libérer!" Là, il y a une certaine confusion, jamais K. n'a dit que le yoga pouvait aider à comprendre l'esprit. C'est une chose bonne pour entretenir le physique, tenir le corps en bonne santé. Voilà tout, ni plus, ni moins. Si on accorde trop d'importance au yoga, ou a une autre pratique, c'est que l'on est "attaché" au yoga ou à la méditation. Voyons bien on est attaché à une pratique, et on dit chercher la liberté? 

  

 Autre repère: Krishnamurti n'a-t-il jamais parlé de la kundalini dans tous ces dialogues ou écrits?

  Si justement, de nombreuses fois et toujours il a dédramatisé ces choses, et il dénonçait les croyances des yogis. Nous trouvons une réponse très simple dans un dialogue avec Susunaga Weeraperuma ("Krishnamurti, tel que je l'ai connu", par Susunaga Weeraperuma, page 98. Éditions Buchet-Chastel).Krishnamurti parle du yoga avec son interlocuteur depuis un petit moment quand il lui dit :

  " Je vous en prie, comprenez bien, expliquait K., que je fais du yoga seulement pour des raisons physiques ; ce n'est qu'un moyen pour se garder en forme ; le yoga est un moyen vers une fin et non une fin en soi. Il est nécessaire de comprendre cela clairement car les yogis pratiquent le yoga avec l'intention d'acquérir des pouvoirs psychiques ou d'éveiller la kundalini et toutes ses sottises. De telles choses ne m'intéressent pas".

 

  Il semble injuste de réduire Krishnamurti au yoga et à l'inde en particulier. N'est-ce pas justement ce qui le caractérise le mieux? C'est le fait d'avoir dépassé les limites de la culture et des traditions, qu'elles soient d'orient ou d'occident? Pourquoi essayer de ramener la Liberté dans la prison?

 

 

 

 U.G Krishnamurti n'est pas J.Krishnamurti.

 

  Enfin un dernier point, Isabelle Clerc fait une confusion entre deux auteurs "Uppalari Gopala Krishnamurti" et "Jiddu Krishnamurti".

  Page 61 dans le chapitre sur "La pensée et la cendre", on peut lire:

(extrait) De la pensée, Krishnamurti donnait cette belle image:"Chaque fois qu'une pensée surgit, elle explose et parfois couvre le corps d'une substance analogue à de la cendre...Quand vous ne vous en servez pas, elle se consume et dégage de l'énergie qui chauffe le corps. Ajna chakra(1) prend alors le relais de la pensée(2)."

 

1. Ajna signifie"commande" et désigne le chakra situé au point intersourcillier, qui relie l'absolu, dont il reçoit les ordres, au phénoménal concentré dans Vihudi, le chakra an centre de la gorge.

2. Rencontre avec un éveillé contestataire, Paris, Les deux Océans, 1994, P.13-14.

 

  Nous voilà reparti vers le yoga, avec les chakras...Oui mais voilà, le livre "Rencontre avec un éveillé contestataire" n'est pas de J.Krishnamurti, mais de U.G.Krishnamurti.

 

  Comment peut-on croire que J.Krishnamurti puisse écrire de telles choses? Faire le lien entre l'observation des pensées et encore (une nouvelle foi) une croyance due au yoga. Je vois bien que des personnes vont dire, "mais moi j'ai fait l'expérience de ces choses." D'accord, mais cela ne prouve rien du tout, car il est certain que la croyance entraîne l'expérience. En ayant foi dans certaines pratiques, l'esprit peut projeter et vivre les expériences qui correspondent à cette foi. Mais ce vécu est-il vrai?

  Pour celui qui vit cela, c'est très réel, mais cette "réalité" est-elle la vérité? L'expérience peut être teintée d'illusion, elle peut être fausse. Mais ce n'est pas le sujet de cet article...

 

 

 

  Voilà chers lecteurs et amis, quelques points que je souhaitais vous faire partager concernant ce livre sur J.Krishnamurti. Il est surprenant que de telles approximations et erreurs soient présentes dans un livre des Éditions Points, liées aux Éditions du Seuil. Surtout dans cette belle collection "Sagesses, voix spirituelles".

  Il est bien de lire, et il est bien aussi de ne pas accepter tout ce qui est écrit. Gardons notre regard clair et ayons un esprit alerte et vigilant.

Partager cet article
Repost0