3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:47


  PENSER: v. du bas latin pensare, classique pendere " peser",
                     au figuré "  apprécier, évaluer".


 

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Paul Pujol - dans Ethymologie
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 10:00

 

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Élève:

De élever, d'après l'Italien allievo, voir lever.

 

Lever:

Verbe issu du latin levare "alléger; soulager" (du roum.lua "prendre élever"), de levis "léger".

 

Réf: Le petit Robert de la langue Française, édition 2006.

 

  Nous ne connaissions pas ce lien entre le mot élève et le verbe lever. Cela voudrait-il dire que l'on apprend en s'allégeant, en se soulageant des nombreuses choses, théories, croyances, idées qui sont présentes dans l'esprit?

  Dans le domaine de "la connaissance de soi", c'est effectivement le cas, il convient avant toute chose de se défaire des nombreuses idées qui encombrent notre cerveau. Mais ce n'est pas tout, une fois la maison mise en ordre, il faut veiller à ne pas crisper notre sensibilité dans de nouvelles explications.

  Peut-on vivre en se soulageant chaque jour de toute conclusion, de toute comparaison?

 

  Celui qui observe, c'est l'élève que nous sommes tous; et il apprend en se délestant, en se soulageant l'esprit, en fait en ne formant pas de commentaires....Il faut avoir le coeur et l'esprit léger pour aller dans la vie, sans peur, sans crainte, avec une grande affection pour cette vie et pour toutes choses.

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Paul Pujol - dans Ethymologie
9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 21:49

 

 

  Compagnon:

   Latin populaire compagnio, onis " qui mange son pain avec ".

  

  Réf: Le Petit Robert de la langue Française, édition 2006.

  

  Voilà une définition claire, mais qui mérite un certain développement il me semble. Je suis certain d'ailleurs, que beaucoup d'entre-vous connaissent déjà cette origine étymologique.

  Donc " qui mange son pain avec ", le compagnon serait celui qui partage son pain et le mange avec d'autres personnes; quel rapport avec la connaissance de soi et l'étude des mécanismes de la pensée et de l'esprit? Tout d'abord naturellement il faut relever que la pain est un aliment, qui une fois mangé et assimilé, devient un constituant de notre corps, de notre chair. Ce n'est pas un concept intellectuelle, une idée ou une croyance, l'alimentation est une chose très concrète et qui nous est vitale.

  Sans aliment (et sans eau) pas de vie pour le corps, pas d'énergie et nous mourrons d'inanition très rapidement.

 

  Donc " la connaissance de soi " est-elle aussi vitale pour nous, que ce pain, qu'un aliment qui nous nourrit? Nos passions sont tellement superficielles, tellement passagères, nous cherchons tellement vite le plaisir et les solutions faciles et immédiates. Voyons-nous vraiment l'importance de se connaître soi-même, entièrement, totalement, et pas selon tel ou tel modèle?

  Avons-nous vraiment soif, avec une passion sans borne aucune?

 

  Si nous ressentons cette nécessité impérieuse, cette force qui nous dit " la souffrance est inacceptable "; je fais le sermon de mettre un terme définitif à cette chose, à cette douleur millénaire qui siège dans le coeur des hommes! Dés l'instant où nous goûtons autre chose que cette " Souffrance ", ne croyez-vous pas que vous voulez partager cela, que vous voulez le faire goûter aux autres. " Je vous en prie mes amis, sortez de cette endroit sombre et obscure; brisez cette souffrance, la liberté existe, venez boire à cette source de vie! "

  Si on découvre quelque chose d'extraordinaire, de totalement révolutionnaire dans l'esprit; on ne peut que le partager, que le vivre avec l'autre.

  Celui qui ne partage pas, n'a découvert aucun trésor intérieur; il s'occupe de lui-même et l'amour, la compassion lui sont inconnus.

 

  L'étude des mécanismes de la pensée, et la découverte d'un autre fonctionnement de l'esprit; la juste place de la pensée et l'émergence d'un silence immense, tout cela crée une telle révolution, un changement profond dans l'esprit. Alors vient à naître une totale mutation, et l'esprit est totalement différent......

  Chers amis pouvons-nous être des " compagnons d'étude ", et faire ce voyage sans fin ensemble, en le vivant et en le portant dans nos coeurs?

 

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Paul Pujol - dans Ethymologie
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:38

 

  Enseignement:

 Fin XIème s.,Alexis, du latin pop. insignare, renforcement du latin signare, indiquer, de signum, signe, d'où par extension en français "instruire".

 

Réf: Larousse, nouveau dictionnaire étymologique et historique.

 

  L'enseignement ne serait donc qu'un signe, un geste pour indiquer quelque chose. Ce qui importe alors, est-ce de regarder le signe ou celui qui fait ce signe?

  De commenter, " quel beau message, quelle personne noble et tellement gracieuse"; mais qui donc regarde dans la direction du signal, qui cherche à percevoir ce qui est indiqué?

 

  Si on voit cette lumière, si cette clarté innonde l'esprit, alors ce qu'il y avait avant la perception n'a plus de saveur. Si on voit la lune, on ne regarde plus le doigt qui indique la lune.

  

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Paul Pujol - dans Ethymologie
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 22:48

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   Exister:
Du latin existere, de ex et sistere " être placer ".
Lié à " station", mot venant du latin statio " position permanente ", de satum, de stare " se tenir debout, immobile, ferme".

 

  C'est assez beau, n'est-ce pas? La vie est toute entière là où nous nous trouvons. Exister véritablement, ne serait-ce pas être totalement conscient de notre place? Sans partir par la pensée vers un ailleurs imaginaire?
Cela ne veux pas dire, qu'il faut être statique et végéter comme un légume; mais c'est dans ce présent qu'existe la vie, et c'est là que peuvent se résoudre nos problèmes ou nos difficultés.
C'est également là, que peux naître quelque chose de neuf et de réellement différent. La beauté n'est jamais ailleurs, il faut la faire jaillir là où nous sommes.

  C'est dans notre vie de tout les jours, quotidienne, sans partir dans de lointains pays exotiques, sans fuir dans des paradis artificiels, c'est dans cette vie que doivent finir la souffrance et la violence;
  - là où nous sommes et pas ailleurs, c'est ici que doivent finir les prisons intérieures et les peurs, et comme elles finissent ici même, alors devant nous, se pourrait-il que  fleurisse une autre vie?



Réf: Le petit Robert de la langue française, édition 2006. Dans la définition, les mots en italiques sont d'origines latines.

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Paul Pujol - dans Ethymologie