3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 11:14

 

 

   Un petit rappel à propos de la réedition cette année, d'une biographie concernant Jiddu Krishnamurti :  

  - "Krishnamurti, une vie ", de Pupul Jayakar aux Presses de Châtelet.

    

    Ci-dessous en italique la présentation du livre par l'éditeur.

  

Krishnamurti--une-vie-copie-1.jpgPrésentation de l'éditeur

    Pupul Jayakar retrace le destin exceptionnel de Jiddu Krishnamurti, de ses années de jeunesse jusqu'à la reconnaissance internationale dans les années 1970. Penseur intransigeant et inclassable, il s'éloigna de tout ordre religieux et prôna toute sa vie la recherche de la liberté inconditionnelle. Les mutations de la société ne pouvaient aboutir, selon lui, qu'au prix d'une transformation profonde de la conscience individuelle. L'indépendance que Pupul Jayakar, amie de longue date de Krishnamurti, garde à l'égard de l'homme et de son enseignement lui permet d'offrir l'ouvrage le plus complet, dense et objectif jamais écrits sur ce penseur atypique. Elle y dévoile des aspects de sa personnalité qui apparaissent peu dans ses célèbres enseignements. Derrière le sage dur et exigeant apparaît un homme avec ses joies mais aussi ses souffrances intimes. Ce portrait "humanisé" du sage hindou permet au lecteur de découvrir sous un autre jour les préceptes de ce penseur majeur du XXe siècle.

Biographie de l'auteur

    Pupul Jayakar (1916-1997) est l'une des grandes figures intellectuelles de l'inde du XXe siècle. Après avoir étudié le journalisme en Angleterre, elle retourne en Inde où elle rencontre Krishnamurti. Elle décide de suivre son enseignement, et mène de front combat politique et réflexion sur la société indienne.
 
  Vous pouvez télécharger un extrait sur ce lien:
 
    Voilà chers amis, en vous souhaitant bonne lecture à tous.
 
 
  Vous pouvez aussi consulter sur notre site:

 

 

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Paul Pujol - dans Articles J.Krishnamurti
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:43

                                                                                

 

 

19 Novembre 2005

 

 

    Pouvons-nous voir ensemble, est-ce un mythe ou bien est-ce une réalité ? Cette action est-elle possible entre nous, de manière vivante et authentique ? Tout d’abord qu’est-ce que voir ? Qu’est-ce que percevoir, comprendre, que veut dire apprendre ?
    Voir, avant tout c’est avoir la capacité de découvrir "ce qui est", nous sommes dans l’ordre de la perception du réel. N’est-ce pas ? "Ce qui est", c’est le monde tel qu’il est, donc il y a une réalité concrète à percevoir, à discerner. La première perception je pense, que nous avons tous
eue est : "Le monde des hommes est un monde de violences et de barbaries sans fin, ce monde est créé par l’esprit humain, et donc je crée moi aussi ce même monde. Si je veux transformer véritablement et totalement cet univers de souffrance, je dois avant tout transformer ce qui engendre ce monde, et donc je dois totalement transformer mon esprit. Je dois avoir un esprit neuf, non souillé par la laideur et la cruauté humaine". Nous percevons la douleur du monde, et notre responsabilité face à cette réalité. En fait nous percevons la relation qui nous lie avec la souffrance humaine, nous récoltons les fruits amers que nous semons nous-mêmes. De cette perception découle tout notre sujet d’étude, c'est-à-dire : Comment fonctionne notre esprit, et pourquoi celui-ci engendre-t-il de la souffrance dans les relations humaines ? Pourquoi un tel dysfonctionnement existe-t-il ? Quel est son mécanisme et peut-on y mettre fin ? Sommes-nous d’accord sur cela ? Il me semble que c’est le point de départ de toute notre recherche commune, que nous menons entre amis avec affection et soucis de l’autre. Voir ensemble, n’est-ce pas découvrir toute l’étendue de ce dysfonctionnement ?

 

 

    Pouvons-nous poursuivre, pas à pas, mais avec précision et justesse, sans peur aucune ? Je constate que mon esprit ne fonctionne pas de manière logique, personne ne veut vivre dans la souffrance et l’affliction ; et pourtant par son action l’esprit crée cette douleur, cet isolement et toute cette violence qui ronge le monde.

 

    Comment aborder ce problème? Comment appréhender ce dysfonctionnement de la pensée ? En premier lieu je constate, que mon esprit, ses valeurs, ses idéaux sont tous issus de la société, ce que je pense est "issu" de ce monde. Je suis totalement construit par cet environnement, j’en suis le représentant au même titre que chaque être humain. Si je suis vraiment intègre dans cette vision, je comprends que quand "je pense", c’est le monde qui est en mouvement. Je vois que quand "j’agis", c’est la souffrance qui est à l’œuvre et qui se poursuit !Donc que faire ? Je suis dans l’affliction, je me rends compte que je suis conditionné par ce monde et que sans changement profond, cette souffrance ne fera que croître. Mais faut-il vraiment faire quelque chose ? Posons-nous cette question, vraiment faut-il faire quoi que ce soit ? Si je veux agir, sur quelle base vais-je le faire ? Mon esprit est le produit du monde, si je l’utilise pour changer le monde, je ne ferai que prolonger ce même monde. Voyons-nous bien cela ? Chaque fois que j’agis c’est le monde qui est en mouvement, et donc la barbarie continue.

 

 

    Puis-je me permettre une réflexion ? Quand nous désirons mettre en place une action, sommes-nous encore dans l’observation ? S’il vous plaît, quand nous pensons à un plan d’action, sommes-nous dans le présent ? Sommes-nous simplement avec le fait, rien qu’avec le fait lui-même, ou bien sommes-nous en train de spéculer sur une solution future ? Quand nous observons, nous prenons conscience de ce qui est, nous sommes sensibles au réel avec intensité. Pouvons-nous être extrêmement attentif au mouvement de nos pensées, et de la même manière en prendre conscience, y être sensible ? Ne cherchons pas de réponses, mais voyons ce qui est ; là, nous voyons parfaitement qu’un des nombreux jeux de la pensée, est le "fait" de ne pas pouvoir faire face à un événement. Elle ne peut pas être dans l’observation, elle n’existe pas quand il y a attention totale à ce qui est. Si l’esprit utilise la pensée, il se détourne du réel et il part dans une direction purement imaginaire et fictive. Cette dimension est le plan des idéaux, de croyances humaines, c’est cela qui crée la séparation entre les hommes. Peut-on observer ses pensées, les comprendre, les saisir directement sans les nourrir ? Est-ce possible ? Cette question même, a-t-elle un sens ? Il n’y a qu’une seule réponse possible, regardons par nous-mêmes, faisons-le, voyons si cela existe vraiment !

 

    Ne serait-ce pas cela la seule action qui vaille ? C'est-à-dire une véritable non-action ! Donc je ne désire pas agir, je ne vais pas voir des maîtres, je n’apprends pas des mantras et je ne me prosterne pas devant qui que ce soit. Je ne bouge pas et je reste face à face avec ce qui est, c’est à dire mon esprit. Jour après jour, je l’observe, j’apprends à le connaître, je fais corps avec lui. C'est-à-dire que je ne fuis pas, je n’exalte ni ne brime mes pulsions. Jour après jour j’apprends, je deviens sensible à son mouvement, j’explore la totalité de son mécanisme. Si nous sommes en accord, je suis en état de découverte, je ne dis pas "tiens mon esprit est comme cela ou comme ceci". Je ne dis rien du tout car je suis en train d’apprendre et pas en train de faire une théorie, une de plus. Nous en sommes au point où je saisis, que je ne sais rien et que mon regard doit être neuf pour voir et apprendre, et cela se fait dans le quotidien le plus banal de la vie de tous les jours. Je ne cours pas en Orient, ou bien je ne pars pas dans un Himalaya exotique.

 

 

    Je pense sincèrement, que c’est vraiment le minimum pour pouvoir voir alors ensemble ; ne le pensez-vous pas également ? Si tout cela est authentique, comme nous l’avons vu, l’esprit a rejeté les valeurs du monde. Parmi celles-ci, bien évidemment l’autorité, les rapports de forces, la compétition entre les hommes, "savoir qui comprend le mieux". Tout cela n’a plus aucune existence, aucune valeur aux yeux de celui qui voit.

 

    Et voyons la beauté de cela, quand nous nous réunissons pour l’étude vivante de l’esprit, lorsque nous sommes ensemble. Quand l’un d’entre nous voit véritablement, seule importe la vision, et si nous sommes réellement dans l’attention, alors cette vision devient nôtre, elle nous est commune. - Alors mes amis, regardez à cet instant même, nous apprenons ensemble.

 

    - Voilà, ce qu’est "voir ensemble".

 

    Donc chers amis je propose de nous réunir, pour découvrir ensemble, pour apprendre et pour voir ce qu’est notre esprit. Mais là n’est peut-être pas l’essentiel, car bien saisir le fonctionnement de l’esprit humain, c’est le mettre à sa juste place, c’est l'utiliser de manière adéquate et efficace. Une fois cela fait, voyez-vous, il nous reste à explorer tout l’infini de la vie. Une fois le désordre dissout, apparaît l’ordre, mais au-delà de l’ordre même, qu’est-ce que la liberté, la création véritable ? Voyez-vous chers amis, en fait nous avons un monde nouveau qu’il nous faut créer !

     



   Paul Pujol, "Correspondances".

   Editions Relations et Connaissance de soi.

   "Voir ensemble", pages 50 à 54.                                                                                       

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 09:09

 

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Paul Pujol - dans Photos
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:38

 

  Enseignement:

 Fin XIème s.,Alexis, du latin pop. insignare, renforcement du latin signare, indiquer, de signum, signe, d'où par extension en français "instruire".

 

Réf: Larousse, nouveau dictionnaire étymologique et historique.

 

  L'enseignement ne serait donc qu'un signe, un geste pour indiquer quelque chose. Ce qui importe alors, est-ce de regarder le signe ou celui qui fait ce signe?

  De commenter, " quel beau message, quelle personne noble et tellement gracieuse"; mais qui donc regarde dans la direction du signal, qui cherche à percevoir ce qui est indiqué?

 

  Si on voit cette lumière, si cette clarté innonde l'esprit, alors ce qu'il y avait avant la perception n'a plus de saveur. Si on voit la lune, on ne regarde plus le doigt qui indique la lune.

  

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Paul Pujol - dans Ethymologie
6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 17:48

 

  Nous avons vu dans un article précédent(  Les arbres communiquent entre eux. ), que des végétaux pouvaient changer la composition de leur sève, afin de lutter contre des prédateurs qui mangeaient leurs feuillages.

  Il a aussi  été démontré que les plantes pouvaient émettre des gaz volatiles pour communiquer entre elles, afin de communiquer des informations sur des dangers potentiels. Dans notre article sur les acacias et les antilopes Koudous (voir plus haut), les acacias communiquaient entre eux.

 

  Mais il vient d'être démontré que des plantes d'espèces différentes communiquent aussi entres elles, la communication étant ici l'échange d'informations très simples naturellement.

  Des chercheurs finlandais ont montrés qu'un bouleau se protégeait de ses différents prédateurs, grâce à son voisin rhododendron. Ce dernier a un système de défense qui  synthétise des composés répulsifs, éloignant ainsi des larves de papillons de nuit.

  Le bouleau absorbe par son feuillage une partie des substances volatiles émises par le rhododendron, et se protège à son tour des larves de papillons. 

 

  On considère bien souvent des éléments de manière séparés, alors que tout est relié et en relation; la réalité est bien plus riche et vaste quand on examine, non pas les éléments isolés, mais leurs relations qui les engendrent et qui les modifient dans le temps.

 

 

Réf: Science et vie N° 1112, page 17. Mai 2010.  

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures