28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 10:29

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  Lors d'un dialogue récent, en évoquant la fin du moi (lors d'une perception totalement silencieuse), nous avons constaté que cela provoqué une peur et une gène chez les personnes présentes.  

  Je désirerais revenir sur ce point car il me semble qu'il y a de nombreux malentendus concernant "le moi" et sa "disparition". En parlant et en examinant la réelle nature du moi, on en vient très vite à remettre en cause sa véritable existence. Qu'est-ce qui en nous est totalement autonome de l'extérieur ? Ce qui est l'illusion du moi ou du je, nous avons le sentiment très fort que quelque chose en nous n'est pas dépendant des contingences du moment, que quelque chose en nous n'est pas touché par la pression de l'environnement, et donc n'est pas conditionné.

  On sait ce qu'est le conditionnement, on admet qu'en grande partie nous sommes conditionnés par la culture, la religion, la société Occidentale ou Orientale, la pression économique... Mais nous avons une croyance intime qui nous dit "Tu n'es pas que cela, au fond de toi par delà ces petits conditionnements, tu es libre et cela depuis toujours !" Donc le moi s'estime indépendant du monde extérieur, de qualité quasi divine, et par là évidemment il peut alors échapper à la mort. C'est d'un tel réconfort que personne ne s'interroge vraiment si tout cela est vrai, ou totalement illusoire.

    Donc nous nous sommes entièrement identifiés à cette conception, à cette croyance. Le moi n'existe peut-être pas, mais la croyance dans le moi est très réelle... Voyons-nous bien cela ? On peut croire à une illusion, croire profondément à quelque chose qui n'existe pas, c'est évident n'est-ce pas ?

 

  Verbalement, intellectuellement on voit que rien dans l'homme n'est autonome, nous sommes entièrement bâtie sur des échanges avec notre environnement, cela est un fait et non une théorie. Mais nous l'admettons juste verbalement, au niveau des mots. Un jour lors d'une conversation sérieuse, d'une exploration de l'esprit en commun, quelqu'un vient à dire "Dans une perception directe, la pensée et le flux, le mouvement des pensées s'apaise, et parfois il s'absente. Ce mouvement des pensées c'est le mouvement de l'esprit, donc quand le mouvement des pensées n'existe pas, l'esprit devient totalement immobile pour la première foi de sa vie...et là il devient totalement silencieux."

 

  Cette phrase crée une gène et une peur, mais pourquoi donc ?

 

  Quand le moi disparaît, vous êtes toujours là chers amis, c'est l'illusion du moi qui n'est plus là, mais vous, en tant qu'être vivant et sensible, vous être toujours là. Il n'y a pas quelque chose qui vient prendre votre place, quelle blague...Vous êtes bien plus présent, libre des mots et des croyances, utilisant la pensée mais n'étant pas utilisé par elle. Le moi n'est qu'une idée, à laquelle on est très attaché, mais un être humain est bien plus riche et complexe que cette petite superstition pseudo religieuse.

  En l'absence du moi, en l'esprit même existe une autre saveur, comme un réel sentiment d'éternité...

 

  Paul Pujol

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 14:17

 

 


    Introduction. 

 

  Avant de présenter Krishnamurti, nous tenons à rappeler que nous rejetons toute forme d'idolâtrie. Il s'agit de crée de nouvelles relations entre nous et donc également avec cette personne; il n'est en aucun cas question de créer ici un modèle que l'on suit, un exemple que l'on imite, un idéal à atteindre, et faut-il le rappeler un maître ou un guru que l'on adore.

  Il n'y a pas de maître et il n'y a pas de disciple; de même dans l'acte d'apprendre, il n'y a pas d'enseignant et d'étudiant, il n'y que l'action d'apprendre. C'est cette action d'apprendre "ensemble" qui est la base de nouvelles relations, et c'est cette action totalement nouvelle qui peut créer un monde autre.


 
    

        Biographie simplifiée de J.Krishnamurti.

  

    Jiddu Krishnamurti naquit dans le sud de l'Inde le 12 mai 1895 à Madanapalle dans l'Andhra Pradesh, à 250 kms au nord-ouest de Madras (aujourd'hui Chennai). Il fut pris en charge à l'âge de quatorze ans en 1909 par la Société théosophique, qui voyait en lui "l'Instructeur du monde", "l'incarnation du Bouddha Maitreya[1]" dont elle avait proclamé la venue. Le jeune Krishnamurti accepta d'abord son rôle de messie ainsi que les croyances, les cérémonies et les rites des gens qui l'entouraient. En 1911 fut crée "l'ordre de l'étoile d'Orient", organisation internationale qui avait pour but de soutenir l'action de l'instructeur, en organisant à travers le monde entier des rencontres, conférences et autre propagandes. "Un bulletin de l'ordre de l'étoile d'Orient" fut crée afin de servir de liaison avec les milliers de membres à travers la planète.

    Krishnamurti commença très tôt à faire des conférences, et quelques livres parurent aussi très rapidement. Au début de son expression, il était dans le droit fil de la tradition et des idées théosophiques à tendances Orientales. Mais après la mort de son jeune frère Nityananda en 1925 (qui avait un rôle important, car selon les théosophes il devait seconder l'instructeur dans son action messianique), Krishnamurti commença à s'exprimer de manière différente. Petit à petit il s'éloigna de l'orthodoxie de la Société Théosophique. Ces causeries et écrits se détachaient lentement, mais sûrement, des visions traditionnelles.

  

    Le 3 août 1929, devant 3000 membres de l'ordre réunis à Ommen en Hollande, il répudia avec fermeté l'image messianique de "l'instructeur du monde", il prononça de manière iconoclaste la dissolution de "l'ordre de l'étoile d'Orient". Il déclara alors "la vérité est un pays sans chemin", dont l'accès ne passe par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies. Il rendit tous les biens et l'argent liés à cette organisation.

  

     Après avoir pris ses distances avec la Société théosophique, ainsi qu'avec toute autre organisation, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou (et cela pendant toute sa vie) que certains voulaient lui faire endosser. Il  devint alors un orateur prônant une révolution psychologique radicale, condamnant toute religion, secte ou foi organisée, et ne se réclamant ni de l'Orient, ni de l'Occident. Il parla devant des auditoires importants à travers le monde entier, il pouvait faire par an jusqu'à une centaine de conférences (qu'il appelait lui-même "causeries", le terme conférence lui paraissant trop pompeux). Il ne prétendit jamais être une autorité, et refusa toute relation de soumission, "ni disciple, ni maître". Dans une vraie relation, il n'y a ni enseignant, ni enseigné, il n'y a que l'acte d'apprendre, de découvrir ensemble. A la base de son message, il y avait la conviction que la société ne peut changer véritablement, que si l'homme opère en lui-même une révolution totale de son esprit. L'homme doit transformer sa conscience en profondeur, et cela n'est possible que si l'esprit se déconditionne entièrement.

 

    La connaissance de soi est le socle de ce changement, il faut saisir tout le fonctionnement des pensées, des émotions, des sentiments. Voir comment elles sont le fruit de notre culture, de notre héritage social et culturel, de nos instincts. Voyons-nous comment les conditionnements religieux nous ont modelés profondément, ainsi que le nationalisme (qu'il dénonça très fortement) et l'économie? Avons-nous compris que ces conditionnements ont séparés les hommes, comment ils engendrent des conflits et violences en tous genres, les tueries, les guerres? Peut-on sortir de cette histoire de Souffrance? Krishnamurti parla avec passion de l'urgence de trouver une liberté intérieure qui naît quand toutes les prisons psychologiques tombent. De la fin des limites, né quelque chose de non-fini, un espace différent fait de silence et d'immensité. Dans ce silence immobile existe "un état créateur", c'est à dire le jaillissement du neuf, de l'inédit, alors l'homme crée un monde autre, totalement différent. Krishnamurti tînt ses causeries, dialogues et discussions pendant toute sa vie, de nombreux livres et enregistrements furent éditées en plusieurs langues pendant cette longue période. Le nombre de livres publiés en langue française avoisine actuellement une cinquantaine de livres.

  

    Le 17 février 1986 à Ojai (États-Unis), Jiddu Krishnamurti est mort d'un cancer du pancréas à l'âge de 91 ans. Son corps, comme il l'avait demandé, fut incinéré le jour même, sans hommages, ni cérémonies. Les cendres furent dispersées par des amis proches dans les trois pays où il avait passé la majeure partie de sa vie, L’Inde, l’Angleterre et les États-Unis d’Amérique.

 
      [1] Maitreya le Bouddha du futur est annoncé dans la tradition Bouddhiste. Voir dans notre précédent livre Senteur d'éternité pages 136 et 162.      

     

 

 

  Pour consulter la Biographie détaillée, voir sur le site de l'Association Culturelle Krishnamurti :  http://www.krishnamurti-france.org/Biographie-detaillee-de-Jiddu 

     Vous pouvez aussi consulter sur notre site des articles A propos de Krishnamurti , ou bien des  Textes de J.Krishnamurti.

 

 

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Paul Pujol - dans Articles J.Krishnamurti
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 18:02

 

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   La revue Troisième Millénaire dans son numéro 105 qui vient de sortir pour l'hautomne, parle du livre Correspondances.

 

 

 

 

   Voici l'article scanné ci-dessous :

 

 

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Paul Pujol - dans Presse-Média
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:49

 

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Paul Pujol - dans Photos
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:45

 

  Vous pouvez trouver un article sur le livre "Senteur d'éternité" sur le site

"Bouddhanar, la Liberté inconcevable"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour voir cette article, veuillez cliquer sur le lien suivant:

http://bouddhanar.blogspot.fr/2012/09/une-richesse-inepuisable.html

 

 

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Paul Pujol - dans Presse-Média