20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 14:10

 

 

 

  Qu'est-ce que l'éveil, est-ce la fin du moi? Mais on dit communément  que le moi est illusoire. Alors l'éveil serrait la fin d'une illusion, d'une chose qui n'existe pas? Quel est ce paradoxe? Une chose de nature illusoire peut-elle même exister, et comment ce qui n'existe pas peut-il alors finir?

     Quel est lien entre ce paradoxe et la souffrance? Y a-t-il un rapport entre ce dilemme et l'immense solitude intérieure de l'homme?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Vidéos
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:07

 
  Toutes les étoiles ne sont pas des boules sphériques comme notre soleil.                                         

  En 2003 deux scientifiques, Pierre Kervella de l’observatoire de Paris et Armando Domiciano de Souza chercheur Brésilien, ont réussi à mesurer l’aplatissement de l’étoile Archemar dans la constellation de l’Eridan.

 

Ayant utilisé pour cela le VLTI*, un réseau de télescopes situé dans la cordillère des Andes, ils ont découvert que l’étoile Archemar n’était pas ronde, mais oblongue ; c'est-à-dire ovale tout en étant très aplatie, entre la forme d’un bouton ou d’une citrouille.

Une autre étoile plus connue, Altaïr dans la constellation de l’aigle (visible au zénith en plein été), a été également mesurée comme étant déjà ovale, mais dans une proportion beaucoup plus faible qu’Achémar.
   

Pour le diamètre équatorial (le diamètre équatorial est un diamètre imaginaire horizontal qui coupe la terre en deux, hémisphère nord et hémisphère sud, et il se situe comme son nom l’indique au niveau de l’équateur) celui d’Altaïr est 1.9 fois plus grand que celui du soleil, cependant il n’est qu’un dixième de fois plus grand que son diamètre polaire (le diamètre polaire est un autre diamètre imaginaire,perpendiculaire à l’équateur et passant exactement par les pôles) une différence relativement faible comparé à Achémar dont le diamètre équatorial est de 12 diamètres solaire pour 7.7 aux pôles.

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le schéma ci-dessus respecte les proportions indiquées.

      
            Étoile Achémar
(constellation de l’Eridan)

 

 D’après les chercheurs, l’aplatissement de ces étoiles est dû au fait qu’elles tournent très vite sur elles-mêmes. Comparons la vitesse de rotation de ces étoiles avec celle du soleil, nous savons que notre soleil tourne sur lui-même en 28 jours environ (lui-même étant quasiment sphérique), Altaïr effectue un tour sur elle-même en 6 heures et demie.

Pour Achémar la vitesse de rotation à l’équateur atteindrait plusieurs centaines de kilomètres par seconde, mais en plus la rotation d’un seul bloc n’aurait pas suffi à l’écraser autant ; plus on s’approche de son centre, plus elle doit tourner vite.

 

Nous voyons ici encore, toute la formidable diversité de notre Univers. Les modèles standard sont très utiles, mais la vie apportera toujours l’exception qui permet de mieux cerner la globalité de la Vie.

 

*Very Large Telescop Interferometer.

    Réf : Ciel et Espace n°410 / juillet 2004*

 

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 11:44

 

 

 

Une conférence en Savoie à Aix les Bains,

  à La librairie Chemin Faisant.

 

  Une occasion de se retrouver, ou de faire connaissance,

  mais surtout d'échanger ensemble...

 

Cette conférence serra suivie le samedi 17 mai,

d'une journée d'exploration et d'échanges à

La bridoire (73520)

Voir le lien:

  17 mai 2014: journée Connaissance de soi avec Paul Pujol à la Bridoire (73520)

 

Conférence Aix les Bains 16 mai 2014

 

 

                                 PDF Conférence Aix les Bains 16 mai 2014 PDF Conférence Aix les Bains 16 mai 2014   

 

 

              

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans Activités 2014
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 15:54

 

La Saône.

 

 

19 novembre 2006  

 

 

 

 Pour le rêveur, le rêve est très réel, il n’existe que cela.

 

 Le rêveur n’est pas séparé du songe ;

 en fait le rêveur « est » le rêve, et le rêve « est » le rêveur.

 

 Le contenu de l’esprit « est » l’esprit lui-même.

 

 De même, celui qui vit dans l’illusion n’est pas séparé de cette illusion ;

 il « est » l’illusion elle-même.

 

 

 

 

 

 

  Paul Pujol, " Senteur d'éternité "

  Editions Relations et Connaissance de soi

  "Le rêve et le réveur", page 161.    

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans textes paul pujol
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:35

 

DSC01994(1W)

 

 

 

    La compréhension véritable d'un problème, n'est possible que par l'approche réaliste et lucide de ce même problème. L'homme ne peut jamais résoudre ses dilemmes intérieurs, car il ne sait pas les regarder en face, de manière véritable, sans préjugés, ni a priori. L'homme ne peut s'atteler directement à la tâche, il ne peut faire face à la vie, car il ne voit qu'à travers ses idéaux et assertions personnelles.

 

    - Pour quelles raisons, l'homme est-il lié ainsi à toutes ses idées, à toutes ses pensées ? Toutes ses idées, ses commentaires, sont l'opinion personnelle de l'individu, elles sont le résultat de ses déductions propres, par là, l'homme cultive son savoir, sa connaissance. En fait, les pensées forgent une connaissance, non pas du monde extérieur, mais de soi, de son intelligence, de ses performances mémorielles, de son propre être. Les pensées forment la connaissance de l'être envers lui-même, de son parcours de la prétendue ignorance vers le prétentieux savoir. Elles font exister le "moi", et engendrent un mouvement perpétuel en lui, une constante recherche de progression intérieure. En fait, par sa préoccupation permanente de soi, l'homme ne sait plus regarder simplement les choses de la vie.

 

    Voyons également que le mouvement de la pensée, engendre une lutte constante entre "ce que je suis" et "ce que je voudrais, ou ce que je devrais être". Ce conflit crée une séparation à l'intérieur même de l'homme. Si je dois changer, en premier lieu, il y a donc un moi présent, pas un moi glorieux ou resplendissant, mais un moi triste, envieux et plein d'ambitions. Ce moi projette en permanence des buts à atteindre, afin de devenir meilleur, plus fort, ou plus aimant. Cette projection vers l'avenir fait partie du mouvement de la pensée, car la pensée ne peut être statique ; sans cesse elle change, se perpétue dans la chaîne du temps. Donc l'œuvre de la pensée crée le moi, puis projette une image d'un moi plus performant. Alors l'homme court après l'image du progrès intérieur, et cette course entraîne douleurs et violences ; - car lorsqu'un but est atteint, insatiable la pensée en crée d'autres, plus beaux, plus attirants, et l’homme reprend sa course éperdue. Il passe sa vie ainsi, jusqu'à la lassitude devant toutes ses recherches, et la mort l'emporte. Et l'homme crée encore une image sur la mort, ignorant tout de sa beauté créatrice.  

    L'homme ne peut-il jamais faire face à la vie ? Ne peut-il affronter la réalité totale du monde, ne rien rejeter, ne rien repousser, et refuser de s'abîmer dans les abstractions religieuses, philosophiques, politiques, ou autres aberrations humaines ? Tant que le moi est le centre de l'action de l'homme, la souffrance règne et l'homme ne peut "voir", pour alors découvrir et être véritablement libre. Voyons le processus de la pensée ! Lorsque l'homme essaie de résoudre un problème, que fait-il réellement ? Cherche-t-il à comprendre vraiment l'objet de sa recherche, ou cherche-t-il à vanter son savoir, à renforcer sa connaissance ? Lorsque le moi observe, il observe à partir de lui-même, de toutes les informations dont il dispose ; il regarde l’objet en le comparant à ce qu'il sait déjà, c'est-à-dire, son propre contenu. Le moi cherche dans l’observation, la confirmation de sa connaissance, il prend l'objet de sa quête comme validité de son existence propre. Le moi, à travers les expériences, cherche la confirmation de son savoir, de son habileté à agir dans la vie. L'homme n'est que faiblement conscient d'un tel processus, pourtant il ressent profondément l'état de perdition intérieure où il se trouve ; mais son action, pour y remédier, fait appel à la pensée, et donc continue et prolonge la douleur.  

   

    Le moi et son action destructrice, sont-ils inéluctables, inhérents à la vie de l'homme ? L'égocentrisme et le sentiment d'être, découlent d'un conditionnement dû à la société, à l'histoire de l'humanité, depuis bien des temps reculés. Mais la base même de ce conditionnement est, en premier lieu, le fonctionnement de la pensée dans le cadre de la psyché humaine. La pensée a créé l'illusion d'une entité propre à l'homme, elle a façonné la connaissance de soi, puis elle a engendré le temps, par l'action du devenir psychologique. Voyons que l'observation véritable, réelle, d'une chose, d'un problème, relève d'une attention essentiellement tournée vers le présent, vers l'objet lui-même. Cette attention est "absence" de savoir, de connaissance, elle est absence du moi. Cette observation autre ne peut être expérimentée par l'homme, il ne peut l'acquérir dans sa mémoire, ne peut la cultiver.

 

    Voyons que lorsque l'homme observe véritablement, son esprit devient calme et silencieux, les pensées s'apaisent, les sens sont éveillés, vifs ; et si l'homme voit directement la chose, s'il rentre totalement en elle, alors à cet instant même, l'esprit est autre, car il agit en dehors du temps. Quand l'homme regarde un problème quelconque avec un regard attentif, sans discours, ni choix, sans but, lorsqu'il voit le problème dans toute sa réalité, alors le problème n'existe plus. L'homme découvre à l'instant précis l'acte de "voir ce qui est", l'esprit d'un seul coup déchire l'entrave du temps, des millénaires mémoriels.     

    - Le "moi" se dissout, il n'existe plus.

    Le temps, le devenir sont abolis. L'homme découvre un monde nouveau, où la souffrance et la violence ne sont pas ; dans ce monde autre, différent, son cœur fleurit et l'esprit est plénitude.   

    -  Alors immuable, c'est l'infini qui "est".
 

  

  Paul Pujol, "Senteur d'éternité"

  Editions Relations et Connaissance de soi

  "Du moi", pages 97 à 101.  

Partager cet article
Repost0
Paul Pujol - dans textes paul pujol