8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 20:40


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   Il a été démontré récemment que des arbres peuvent communiquer entre eux, du moins quand leur survie est en jeu.

  Un scientifique a fait cette découverte, lors d'une étude sur les cas de mortalité importante constatée dans des élevages en Afrique du sud.
  Dans ce pays existent des élevages d'antilopes, appelées koudous, et plusieurs d'entre elles ont été retrouvées mortes de manière inexpliquée dans leur enclos. En cette période de grande sécheresse, l'herbe est rare, et pratiquement la seule nourriture qui reste, ce sont les feuilles d'acacias dont se nourrissent volontiers ces antilopes.

  Devant le peu de pistes concernant ces morts incompréhensibles, le scientifique a l'idée d'observer l'estomac d'un koudou mort; or il constate la présence de feuilles d'acacias non digérées, comme si la fermentation normale n'avait pas eu lieu.
  Après examen des feuilles, il est relevé un taux anormalement haut de tanin, substance produite par les feuilles d'arbres pour se protéger en général de microbes et autres parasites. C'est ce tanin qui a empêché la fermentation et la digestion des feuilles. Mais pour quelle raison les acacias se sont-ils mis à produire ce tanin toxique?
  Y a-t-il un lien avec le fait que les antilopes n'ayant que des acacias à manger, elles ont fait subir une forte pression sur ces arbres, avec peut-être une nécessité de se défendre pour les acacias?
  Ceux-ci se sentant en danger, ont-ils modifié la teneur chimique de leur sève? Les scientifiques, pour prouver et tester cette théorie, ont mimé l'agression des koudous en fouettant avec des cannes les branches d'arbres. Quelques heures après, l'analyse démontre bien que la teneur en tanin des feuilles a fortement augmenté.

  Dans la nature, le koudou serait allé manger ailleurs, et ne se serait pas acharné sur un acacia aux feuilles amères; mais dans un enclos, il n'a pas eu le choix. Et donc sa nourriture l'a empoisonné.
  Ce fait de défense des arbres, est déjà assez frappant et en un sens extraordinaire, mais ce n'est pas tout.

  En fait, notre scientifique a une autre intuition: il prend un petit sac en plastique et le noue autour de l'extrémité d'une branche. Après quelques temps, il vient avec une seringue, pique à travers le sac et aspire l'air contenu.
  Après une analyse de cet air, il constate une forte concentration de phéromones, un gaz volatil. Les acacias stressés émettent une forte quantité de ces gaz; ceux-ci, poussés par les vents, entrent en contact avec d'autres arbres à proximité, qui modifient alors également la teneur en tanin de leurs feuilles.
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  L'arbre en danger se défend en modifiant la composition chimique de ses feuilles, mais il communique également ce danger à ses congénères acacias.
  Les Indiens d'amérique disent que les arbres se parlent, et cela devient évident après cette étude.

  Mais nous-mêmes, chers amis, savons-nous communiquer avec la nature, avec les arbres et tous les animaux qui peuplent notre si belle terre?
  Que communiquons-nous aux arbres et aux animaux? De la peur, de l'effroi, avons-nous de la tendresse pour cette terre?
  Il ne s'agit pas évidemment d'être des rêveurs, des romantiques avec des sentiments surannés.

  Regardons les arbres comme des amis, tellement anciens; ils ont toujours été là, ils nous ont toujours aidés, protégés. Ce sont nos plus vieux et nos plus fidèles amis, pouvons-nous avoir de temps en temps un sentiment d'affection pour eux? Ne serait-ce que de temps en temps, oui parfois, n'oubliez pas de leur dire merci.


 
  Oui, merci messieurs les arbres, et merci à la terre qui nous porte et nous nourrit.


  Les photos d'arbre et de feuille de cet article, ne représentent pas des acacias. 
 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 08:05


  Curieux:
 
Du latin curiosus " qui à soin de ". Soin, souci de quelque chose, origine liée au mot cure, et donc aux soins médicaux.

  Références:  Le Petit Robert de la langue française 2006, dictionnaire étymologique Larousse.
 


  Quelle belle définition du mot curieux, prendre soin de, ou avoir le soucis de....
Je voulais vous faire partager cette découverte.
   Il est intéressant de rappeler que Krishnamurti disait que dans un vrai dialogue, les participants devaient avoir le soucis de l'autre.

  Je trouve ce rapprochement très beau, il faut être curieux de l'autre; autrement dit prendre soin et avoir le soucis d'autrui. 
 
  N'est-ce pas cela la vrai relation?

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Paul Pujol - dans Ethymologie
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 08:43

 

Livre J.Krishnamurti Mettre fin au conflit

 

 

      Je tenais à vous informer de la sortie d'un nouveau livre de J.Krishnamurti, livre intitulé "Mettre fin au conflit" publié aux Presses du Châtelet.

     Cet ouvrage regroupe une série de onze causeries qui eurent lieu à Madras (Aujourd'hui Chennai) en 1947, du 26 octobre au 28 décembre.

     Le moment historique est important, l'humanité sort juste de la deuxième guerre mondiale, et de nombreux bouleversements ébranlent alors le monde.

     Quand la guerre éclate en 1939, Krishnamurti se trouve à Ojai sur la côte ouest des États unis, non loin d'Hollywood. Pendant toute la durée de la guerre, on interdit à Krishnamurti de donner des conférences et pendant cette période il ne pu voyager à l'étranger. Pour la première fois depuis que la Société Théosophique avait jeté son dévolu sur lui, il a pu séjourner plusieurs années au même endroit et cela dans un certain isolement. Il fit néanmoins la connaissance (entre autres) d'Aldous Huxley avec qui il devint ami.

     Cette "retraite forcée" lui permis sans nul doute d'approfondir et d'enrichir son exploration des mécanismes de l'esprit.

 

     Quand Krishnamurti arrive en Inde en octobre 1947, l'Inde est indépendante depuis deux mois (15 août 1947). L'indépendance c'est faite dans la douleur, avec la partition de l'Inde, la naissance du Pakistan, ses massacres et ses déplacement de foules énormes...Dans cette euphorie patriotique, il est certain que Krishnamurti devait être bien seul a dénoncer le nationalisme comme étant un véritable poison...

     A ce moment l'expression de Krishnamurti explose littéralement, il s'est débarrassé des termes à tendances théosophiques, ou strictement orientaux. Son intellect s'est affiné grandement. Il s'exprime avec une profondeur et une aisance toute nouvelle, son enseignement prend alors un véritable envol.

 

 

     Voir le lien des Presses du Châtelet :

http://www.pressesduchatelet.com/livre/mettre-fin-au-conflit/

   

 

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Paul Pujol - dans Articles J.Krishnamurti
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 14:10

 

 

 

  Qu'est-ce que l'éveil, est-ce la fin du moi? Mais on dit communément  que le moi est illusoire. Alors l'éveil serrait la fin d'une illusion, d'une chose qui n'existe pas? Quel est ce paradoxe? Une chose de nature illusoire peut-elle même exister, et comment ce qui n'existe pas peut-il alors finir?

     Quel est lien entre ce paradoxe et la souffrance? Y a-t-il un rapport entre ce dilemme et l'immense solitude intérieure de l'homme?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Paul Pujol - dans Vidéos
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:07

 
  Toutes les étoiles ne sont pas des boules sphériques comme notre soleil.                                         

  En 2003 deux scientifiques, Pierre Kervella de l’observatoire de Paris et Armando Domiciano de Souza chercheur Brésilien, ont réussi à mesurer l’aplatissement de l’étoile Archemar dans la constellation de l’Eridan.

 

Ayant utilisé pour cela le VLTI*, un réseau de télescopes situé dans la cordillère des Andes, ils ont découvert que l’étoile Archemar n’était pas ronde, mais oblongue ; c'est-à-dire ovale tout en étant très aplatie, entre la forme d’un bouton ou d’une citrouille.

Une autre étoile plus connue, Altaïr dans la constellation de l’aigle (visible au zénith en plein été), a été également mesurée comme étant déjà ovale, mais dans une proportion beaucoup plus faible qu’Achémar.
   

Pour le diamètre équatorial (le diamètre équatorial est un diamètre imaginaire horizontal qui coupe la terre en deux, hémisphère nord et hémisphère sud, et il se situe comme son nom l’indique au niveau de l’équateur) celui d’Altaïr est 1.9 fois plus grand que celui du soleil, cependant il n’est qu’un dixième de fois plus grand que son diamètre polaire (le diamètre polaire est un autre diamètre imaginaire,perpendiculaire à l’équateur et passant exactement par les pôles) une différence relativement faible comparé à Achémar dont le diamètre équatorial est de 12 diamètres solaire pour 7.7 aux pôles.

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le schéma ci-dessus respecte les proportions indiquées.

      
            Étoile Achémar
(constellation de l’Eridan)

 

 D’après les chercheurs, l’aplatissement de ces étoiles est dû au fait qu’elles tournent très vite sur elles-mêmes. Comparons la vitesse de rotation de ces étoiles avec celle du soleil, nous savons que notre soleil tourne sur lui-même en 28 jours environ (lui-même étant quasiment sphérique), Altaïr effectue un tour sur elle-même en 6 heures et demie.

Pour Achémar la vitesse de rotation à l’équateur atteindrait plusieurs centaines de kilomètres par seconde, mais en plus la rotation d’un seul bloc n’aurait pas suffi à l’écraser autant ; plus on s’approche de son centre, plus elle doit tourner vite.

 

Nous voyons ici encore, toute la formidable diversité de notre Univers. Les modèles standard sont très utiles, mais la vie apportera toujours l’exception qui permet de mieux cerner la globalité de la Vie.

 

*Very Large Telescop Interferometer.

    Réf : Ciel et Espace n°410 / juillet 2004*

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures