17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 14:40

 

    Voici l'enregistrement de notre deuxième entretien sur Radio Mieux-Etre avec Samir Coussa.

    Théme de l'émmision : Qu'est-ce que l'expérience spirituelle?

 

    Au-delà des nombreuses illusions que projette l'esprit. L'expérience spirituelle entraîne une sortie des standards et des moules établies par les traditions. Cette liberté devient une révolution intérieure.


    Voir le site de Radio Mieux-Etre : http://www.radiomieuxetre.com/

 

 

    En vous souhaitant une bonne écoute...

 

 

 

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Paul Pujol - dans Audio
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 10:50

 

Une étoile dans la nuit.

 

 

     Le ciel était gris sombre, des nuages pesants menaçaient d'éclater depuis quelques jours, mais la pluie refusait obstinément de tomber. Durant la saison chaude, la sécheresse avait été exceptionnelle, et la terre avait un besoin impérieux d'eau. Toutes les plantes pourraient alors se laver et se dépoussiérer, les rivières pourraient remplir leur lit, afin de grossir leurs flots, et elles porteraient une nouvelle fois la vie sur leurs berges et dans les champs. Mais à présent, seuls les nuages aux couleurs obscures étaient là, ils dessinaient des ombres immenses sur les montagnes avoisinantes. Des monts entiers étaient totalement recouverts par ces taches sombres. Les bois et les forêts avaient également pris un vert plus soutenu, plus dense, et la terre, elle-aussi, s'était assombrie. La lumière du jour en était transformée, elle était plus présente, plus vivante, par cela, c'était la beauté qui s'exprimait, qui s'offrait au monde en ce début d'automne.

 

    On devinait au loin la mer, devenue un océan gris émeraude, masse mystérieuse, sombre et profonde, où viennent mourir en pentes douces ces montagnes du sud. Le soleil ne pouvait percer cette carapace de nuages ; l'air en était devenu plus frais, et le corps s'adaptait avec lenteur à ces brusques changements de température.

    Des oiseaux de pluie, martinets et hirondelles, volaient en tous sens à présent, ils zébraient l'air de leur vol vif, et frôlaient le sol à toute allure. Ils étaient noirs et blancs, agiles et très gracieux, leur corps fin était soutenu par de longues ailes étroites, et leur queue fourchue finissait en deux petites pointes d'ébène. Tout en rasant le sol à grande vitesse, ils se nourrissaient en happant les nombreux insectes présents. Ces oiseaux semblaient posséder une énergie illimitée, ils semblaient ignorer le repos. On les avait vus, dès le lever du soleil, s'envoler dans le ciel en criant leur joie, et depuis ils paraissaient ne jamais s'être arrêtés ; sans doute n'en était-il rien, cependant leur vol n'avait pas connu de baisse de vitalité depuis le matin. L'homme également veut toujours être rempli d'énergie, mais cette quête est une quête de possession et de rétention, lorsque l'on veut posséder l'énergie, on détruit celle-ci. L'eau tumultueuse d'un torrent, une fois enfermée dans un bocal, perd toute sa fougue et toute sa vie.     

   Énergie et liberté sont inséparables. Une énergie pure est sans fondements, de même sans directive, ni but, elle ne possède aucune architecture propre ; par cet état de fait, l'énergie peut engendrer tout ce qui est. La liberté vraie n'est pas, et ne peut pas être structurée, elle est au-delà de tout ordre, elle n'est pas l'agencement de certaines choses ; de la liberté sort ce qui est, c'est-à-dire l'ordre de l'univers, et l'univers lui-même, l'ordre de l'agencement de toute matière. En fait, l’énergie, la liberté font en sorte que la création soit.

 

     A présent, les oiseaux avaient tous disparu, ils s'étaient éclipsés sans bruit, le jour commençait à décliner et la pluie viendrait peut-être avec la nuit. Dans le ciel, les nuages étaient devenus moins compacts, et l'on pouvait apercevoir l'étoile du sud, premier point lumineux, bientôt suivie par la lune elle-même. Cette journée qui s'achevait, donnait au monde une tranquillité et une quiétude qui se répandaient sur la terre entière. Bien que venant avec le soir, cette douceur était totalement libre, car on savait qu'elle pouvait se prolonger indéfiniment, ou au contraire s'arrêter et disparaître sans bruit, ni fracas. Cette paix est de toute éternité, et cependant, elle est toujours neuve et différente, toujours autre et à chaque fois unique. - Lorsque l'esprit prend contact avec cela, alors la liberté et l'éternel ne font qu'un.

 

    Au loin, bien au-delà des montagnes, les orages grondaient et tonnaient dans la nuit. La pluie offerte était une véritable bénédiction, toute la vitalité, la force incalculable de l'univers étaient présents, le cœur et l'esprit n'en étaient pas séparés.

    La pluie commençait doucement à frapper sur les vitres, et soudain, sans cause aucune, la béatitude apparut, libre, pure et  entière.                                                

     

 


     Paul Pujol, "Senteur d'éternité".

    Editions Relations er Connaissance de soi

    "Des orages dans la nuit", pages 107 à 109.    

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 11:02

 

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    Des études récentes (depuis 2004) ont indiqués qu'il y avait un lien entre l'état de notre mental et des perturbations fortes de l'ADN, gênant ou modifiant même l'expression de certains gènes.  

 

  Ce sont des preuves physiques parfaitement mesurables qui ont été découvertes par Elizabeth Blackbum (prix Nobel de médecine 2009), biologiste australo-américaine, et Elissa Epel, psychiatre à l'université de Californie.

  Cette étude salutaire montre un autre regard que le "tout génétique" trop facilement admis, ainsi que le déterminisme étroit qui l'accompagne en général. Le rôle du mental qui est dans ses extrêmes, soit l'état de stress psychologique, ou soit un sentiment de bien être ou de joie, ce rôle donc, a depuis longtemps été considéré comme responsable de la qualité de vie des êtres humains. C'est à dire que la santé physique, les sentiments, les stress chroniques, les émotions profondes de bonheur, de peine ou de mal-être; tout cela s'interpénètre en permanence et interagit ensemble.

  Cette approche n'est pas nouvelle, et de nombreuses études démontraient déjà l'étendue des dégâts causés par un mental dépressif; mais c'est la première fois qu'on découvre le lien entre nos états mentaux et des perturbations au niveau même de nos cellules, dans les chromosomes au coeur de l'ADN.

 

  Qu'est-ce donc que ces découvertes nouvelles?

 

  La première étude a été faite en comparant l'ADN de mères dont les enfants étaient soit en bonne santé, soit atteint de maladies chroniques graves, tel l'autisme ou des handicaps moteurs et cérébraux. Chez les mères ayant des enfants malades, donc soumises à un stress psychologique chronique, leur ADN présente des signes de vieillissement précoce, donc anormal...........

  C'est comme si l'ADN était abîmé, attaqué par ce stress, par l'angoisse. Mais qu'est-ce qui se passe effectivement au coeur des cellules pour arriver à cette dégradation précoce? Les scientifiques ont démontrés que c'est au niveau même des chromosomes qu'il y a dégradation; rappelons que l'ADN est condensé sous forme de chromosomes dans nos cellules. Les chromosomes au fil des divisions cellulaires sont protégés de l'érosion,  par des sortes de capuchons fixés à leurs extrémités, ces "boucliers" se nomment des télomères. Par contre tout au long de la vie, ces télomères se raccourcissent progressivement, cela survient avec  le vieillissement naturel de la cellule.

  Chez les mères soumises au stress, ces télomères sont anormalement courts, représentant l'équivalent d'un vieillissement accéléré compris entre 9 et 17 ans.......

 

  Elissa Epel a réalisée cette découverte étonnante en démontrant le lien étroit entre les émotions et ce qui se passe à l'intérieur de la cellule. Mais ce qui est également étonnant c'est que le phénomène est réversible! " Nous avons aussi constaté que lorsque le niveau de stress diminue, la longueur des télomères augmente". 

  Donc  nous avons une plasticité au niveau des cellules, comme il existe une plasticité au niveau du cerveau et des connexions neuronales; cela veut dire que beaucoup de choses ne sont pas définitives, mais l'aspect réversible vaut dans les deux sens. On peut se "soigner" soi-même, mais on peut aussi se rendre "malade", et c'est nous qui tenons la barre en quelque sorte.

 

  Mais cette découverte n'est pas la seule concernant l'état de stress, celui-ci influerait aussi sur l'expression même de nos gènes!

  Comment cela est-il posible? Il nous faut d'abord examiner un des mécanismes qui intervient dans l'expression des gènes,  ce mécanisme biologique de plus en plus pris en compte se nomme "l'épigénétique". C'est une action qui modifie chimiquement l'ADN, modifications qui n'ont rien à voir avec les mutations qui touchent la structure même de la molécule. 

  Ces actions épigénétiques, ces modifications sont comme des marquages, qui indiquent  quel gène doit être utilisé ou au contraire ignoré. Ce marquage a pour conséquence "la méthylation", c'est comme une gaine qui recouvrirait une partie de l'ADN, les gènes de cette partie ne sont plus activés. Si le marquage dû aux molécules de méthyle est supprimé, les gènes s'expriment alors à nouveau. 

  Les scientifiques ont démontrés que le stress chronique ou un choc psychique, pouvaient provoquer ce phénomène de méthylation, certains gènes ne sont plus transmis; le problème est que ce sont souvent des régulateurs de stress. Cependant, les molécules de méthyle ne sont pas figées, et il a été démontré que des antidépresseurs, le sport ou la relaxation semblaient agir sur ces molécules; les méthyles disparaissent et les gènes peuvent à nouveau s'exprimer.

 

  Ce qui résulte de ces études novatrices, c'est un déni complet de ce qu'affirmaient certains scientifiques des années 1990;  en effet nous ne sommes pas uniquement le produit de nos gènes; nos sentiments, nos émotions modèlent en permanence l'expression de ces gènes.

  De plus nous avons aujourd'hui la certitude qui rien n'est irréversible.

 

  Nous savions déjà que la plasticité cérébrale était une réalité, maintenant nous savons aussi que les cellules du corps réagissent profondément avec notre état d'esprit.

  Et surtout, si nous sommes remplis de stress, cela peut-être transformé, modifié.

 

  Nous disons surtout et avant tout, que cela doit être compris; pas seulement l'angoisse, mais la peur, la joie, tous les mouvements de l'esprit peuvent être observés, tranquillement, sereinement.

 

  Rien n'est définitif, aucune chose n'est figée pour toujours, en cela réside la beauté de la vie.

 

Réf: Sciences et vie N° 1110, page 99. Mars 2010.

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 11:12

   

 

  Voici une vidéo (en 3 parties) d'un séminaire qui s'est déroulé en Savoie en août 2015.

  De nombreux thèmes ont été traités lors de cette "exploration", de cette "enquête" commune menée ensemble.

 

  L'esprit est un vaste paysage sans frontières, ni limites. Un voyage entreprit dans cette contrée est sans fin, sans halte aucune ; car personne, nul voyageur ou explorateur ne peut faire le tour de l'infini...

 

   Entre autres sujets abordés, vous trouverez dans ces enregistrements : Sortir de son raisonnement habituel. Peut-on réellement se déconditionnerFinir totalement les croyances. Qu'est-ce que la création? Qu'est-ce qui crée véritablement? L'origine de tout ce qui est.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Paul Pujol - dans Vidéos
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 09:23

 

 

   Les éditions du Seuil rééditent une excellent livre de Zéno Bianu (paru initialement en 1996 sous le titre "Krishnamurti ou l'insoumission de l'esprit").

   

   Ce livre court et concis est une approche subtile et vivante de l'enseignement de J.Krishnamurti.

 

 

 Présentation de l'éditeur.

 

   Rares sont les voix qui ne cherchent pas à endormir l'inquiétude, qui affrontent au plus près l'inconfort d'exister. Qui nous parlent de nous, non pas tels que nous devrions être, mais tels que nous sommes - sans jamais voiler notre énigme.

   Krishnamurti (1895-1986), c'est avant tout la force d'une parole juste, vivante, splendidement insoumise. Parole de haute désobéissance, qui marque les limites du savoir et invite à un bouleversement total du mode d'être.

   Que serait une nouvelle présence au monde, Une liberté parfaite ? Une sagesse de l'instant ? Un amour infini ? Et - risquons-le - une terre un peu plus fraternelle ? C'est pour creuser, hanter ces questions que ce livre a été écrit.

   Ni biographie ni étude, mais essai, au plein sens du terme. Attentif à restituer Krishnamurti dans sa lucidité fulgurante, hors normes. Attentif à ne jamais séparer la vie spirituelle de la vie quotidienne. Attentif à notre présent vivant - à notre émerveillante banalité.

   On ne sait si le siècle qui vient sera métaphysique, mais pour ne pas mourir, il devrait être krishnamurtien.

 

   Z.B.

 

   Zéno Bianu

   Né en 1950 à Paris, a publié plusieurs ouvrages de poésie, du Manifeste électrique (1971) à Fatigue de la lumière (1991), adapté des auteurs baroques (Lope de Vega, Marlowe) pour l'Odéon-Théâtre de l'Europe, et traduit nombre d'œuvres dans le domaine des mystiques orientales.

 

  Voir le lien : Editions du Seuil 

 

 

   Les Presses du Châtelet éditent une nouveau livre de J.Krishnamurti "Renaître chaque jour".

   A noter que ce livre n'est pas tout à fait une nouveauté, c'est une réédition d'un ouvrage de 1966 "L'homme est son image" (réalisé par le Saanen Gatherings Comittee), mais totalement épuisé aujourd'hui.

   C'est une bonne chose que ces textes soient réédités, donc merci aux Presses du Châtelet pour ce livre.

 

 

   Présentation de l'éditeur :

 

   L’état de désordre dans lequel nous vivons est la racine même de nos contradictions. Chacun porte en lui le conflit et la confusion qu’il convient de dépasser pour atteindre un renouveau de l’esprit.

   Dans ces conférences, données à Paris et Saanen en 1965, Jiddu Krishnamurti explique que chacun doit se libérer de la structure psychologique de la société, qui n'est que cupidité, ambition, implacabilité, brutalité. Se transformer nécessite de rétablir l'ordre en nous-mêmes, dans nos points de vue, dans nos échelles de valeurs et dans la société.

  

   Changer, dit Krishnamurti, c'est avoir assez de liberté pour créer de l'ordre. Afin de renaître chaque jour par une discipline sans conformisme.

 

  Voir le lien : Presses du Châtelet.

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Paul Pujol - dans Articles J.Krishnamurti