3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 09:42

 

 

   Nous vous présentons ici une vidéo (en trois parties), d'un séminaire qui s'est déroulé à Montredon, dans le Lot en mars 2016.

 

   Le théme du séminaire était: "La relation. Amour, amitié et liberté."

 

  Voici les quelques développements qui sont exploré dans ces enregistrements: 

   Qu'est-ce que la relation ? Est-elle source de bonheur, de souffrance ? 

   Assurément les deux, pour le bonheur nous n'avons pas trop de soucis. Mais pour la souffrance cela nous insupporte, alors les religions des hommes ont inventés le concept de non attachement.

   Comme si l'attachement, l'affection entre les personnes était anormal, malsain...

 

   Ces vidéos sont un extrait d'un séminaire de plusieurs jours, elle n'en donne qu'un aperçu évidemment limité...

 

 

 

 

 

 

 

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Paul Pujol - dans Vidéos
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 08:08

 

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                                                                                                                  1 juin 2010

      

 

      Cette personne devait être un général d'armé ou un colonel, nous ne savions pas très bien, en tout cas c’était le chef hiérarchique de cette base militaire du sud du pays. Il était entouré de ses trois assesseurs, également des gradés, mais situés certainement en dessous dans cette même hiérarchie. Ils avaient fait venir ce tout jeune homme, qui avait à peine vingt-deux ans, et ils se trouvaient tous là dans cette pièce, pour réaliser, à leurs yeux, un acte solennel et officiel. Le jeune homme était arrivé il y avait peu de temps, et il avait refusé d’obéir à tout ordre. Il avait naturellement décliné l’uniforme, le coiffeur et tout le système de conformité qui était imposé. Mais il y avait un souci, car dans ce pays et à cette époque, cela était obligatoire et cela faisait force de loi. On était totalement conscient de ces éléments, cependant il était hors de question de porter tel ou tel habit, ainsi que de prendre une arme et d’en apprendre son fonctionnement. Tout cela avait été décliné sans agressivité d’aucune sorte, mais avec une grande fermeté.



    Naturellement cette attitude ne pouvait être tolérée, et le jeune homme se trouva emprisonné, ce qui restait logique dans ce système établi. S’il y a des règles, il y a des sanctions pour ceux qui dérogent à ces mêmes règles, aussi il n’y eut pas de surprise quand cela arriva. Mais cette personne avait une raison personnelle, privée, et elle devait sortir rapidement de cet emprisonnement. Aussi la décision fut prise de cesser de s’alimenter. En fait, le jeune homme refusait toute collaboration, même la plus minime. Il faut bien comprendre que cela se réalisa sans aucune tension, sans friction, simplement il disait "non merci" à tout ce qu’on lui présentait. Même à un statut officiel "d’objecteur de conscience", c’était la case attribuée aux personnes comme lui, et cela aussi fut refusé. Bien évidemment, ce comportement ne pouvait être toléré dans ce lieu de discipline et de soumission.

    On le mit donc en isolement, mais cela ne lui posa aucun problème. Le jeune homme était serein, tranquille, et les autres personnes ne montraient en fait que de la gêne ; mais pas une seule fois de la violence ou de l’énervement ne s’exprima. Cela durait depuis une semaine ou deux déjà, et pour la hiérarchie c’était intolérable.

    Alors ils firent venir cette personne dans le bureau du plus haut gradé de ce lieu militaire. Ils étaient tous là, avec aussi un simple soldat qui avait escorté le jeune homme jusqu’ici. Le haut gradé prit alors la parole et il expliqua le pourquoi de cette réunion ; c’était une démarche officielle prévue dans les cas de désobéissance caractérisée. Il nous dit, qu’il allait nous demander par trois fois de nous soumettre aux ordres, c’était la procédure, et les trois autres gradés subalternes servaient de témoins, afin de valider l’exactitude de ladite procédure. Nous l’écoutions sans dire un mot. Une fois sa présentation faite, il prononça, comme au théâtre, trois fois son injonction. Il est évident que nous ne répondîmes même pas, et seul le silence suivit ses demandes répétées. Il nous regarda, puis s’adressa aux trois autres individus, il dit : "messieurs, vous êtes témoins ? Nous sommes tous d’accord ?". Nous trouvions cette mise en scène un peu ridicule, mais toutes ces personnes semblaient y tenir énormément.



    Le chef s’adressa au jeune homme alors de manière moins officielle, et moins procédurale. Il lui indiqua que cette décision d’insoumission le suivrait toute sa vie, l'empêchant d’accéder à certaines fonctions, par exemple administratives. Il parla aussi du jeûne entamé, et indiqua qu’il pouvait y avoir des séquelles physiques importantes et invalidantes. Ce n’est pas qu’il était prévenant, ayant le souci de votre santé ; il cherchait juste à faire peur, ses réflexions étaient plutôt des sortes de menaces, des mises en garde concernant un sombre avenir. Le jeune homme prit alors la parole, et demanda au général d’armée s’il se rendait compte de ce qu’il disait, de la violence insensée de ses propos. La conclusion de cette expression fut : "monsieur, sincèrement, je préfère être à ma place plutôt qu’à la vôtre". Un silence gêné s’installa, on s’entendait presque respirer ; puis un geste fut fait vers le simple soldat pour qu’il nous fasse sortir et nous ramène en cellule.



    Toute la société se présente comme une succession d’institutions qui essaient d’asservir l’homme. Le but de ces mécanismes est de rendre l’homme conforme aux attentes de cette société ; il faut être soumis à la religion, à la morale sociale, à l’armée, au politique, soumis au schéma qui s’étend aussi dans le domaine privé. Ce très jeune homme était confronté, comme d’autres, à toutes ces pressions extérieures, religieuses, privées, administratives ou autres. Pour vivre en communauté, il est nécessaire d’avoir des règles et des lois ; sinon l’anarchie est là et chacun vit selon son plaisir et son désir. Par contre quand ces règles de vie commune s’étendent à notre manière de voir la vie, quand elles veulent nous contraindre à penser de telle ou telle façon, là le chaos est dans le monde. Il s’ensuit que chacun choisit un camp, chrétien, bouddhiste, français ou allemand ; chacun choisit sa case de conformité, et le désordre court, la fragmentation de la société se met en place.

    Les hommes se brutalisent, s’entretuent ; le frère contre le frère, le fils contre le père ; ne voyons-nous pas toute cette folie ? Il nous faut absolument et totalement être libres, cela ne veut pas dire "faire ce qui me plaît", car "ce qui me plaît" est le conditionnement que la société m’a inculqué, n’est-ce pas ? Etre libre, c’est être totalement seul, insoumis et responsable de l’état du monde. 

  

    Être insoumis, totalement insoumis, c’est être hors du monde des hommes. Celui qui demeure seul, entier, "est" imperturbable comme un roc ou une montagne. Alors véritablement, un autre mouvement naît dans l’esprit, un mouvement sans fin, insondable.

 

 

 

  Paul Pujol, " Senteur d'éternité ".

  Editions Relations et Connaissance de soi

  "De l'autorité et de l'insoumission", pages 153 à 156.

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:35

 

 

 

   Voici un enregistrement audio de Marcel Conche, à l'émission Les Racines du ciel de France Culture en  novembre 2014.

   Il s'entretien et dialogue avec Frédérique Lenoir et Leili Anvar.

 

 

Présentation de France Culture:

 

   Marcel Conche est né en 1922 à Altillac en Corrèze, dans une famille de cultivateurs. Et c’est à Altillac, dans la maison même où il a passé son enfance qu’il nous reçoit avec simplicité et générosité.

 

   Il évoque pour nous son enfance paysanne, sa jeunesse, ses amours, sa passion des livres et de la philosophie, sa tendresse pour les philosophes antiques et pour Montaigne. Il nous parle aussi de son parcours intellectuel, de sa foi dans l’homme, « celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas ».

   Son dernier ouvrage Épicure en Corrèze est paru aux éditions Stock.

 

 

 

Voir le lien des Editions Stock sur le livre

 

 

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Paul Pujol - dans Sciences et Cultures
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 11:36

 

 

  Les Presses du Châtelet viennent de publier en mars dernier, un nouveau livre de Krishnamurti, " L'origine de la pensée".

 

 

   Un petit mot avant la présentation de cet ouvrage. Concernant les nombreux livres de J.Krishnamurti, on pourrait tout à fait dire pour cette publication, "un de plus et alors"...

 

   Lire ce genre de livre suffit-il à changer l'être humain ? Non certainement pas, tellement de personnes ont lu cet auteur, et alors...On lit des romans, des magasines, des bestsellers d'auteur en vue. On lit des livres à la mode, au goût du jour et on passe à autre chose, au livre suivant...Tient le nouveau livre de Krishnamurti, ou d'un autre.

   On fait ce qu'on veut de ces lectures évidemment, et on lit ce qui nous plaît naturellement.

 

   Mais si vous voulez que quelque chose inonde toute votre vie, qu'un souffle vous emporte au loin. Si vous désirez comprendre profondément non pas "votre esprit", mais "l'esprit". Alors la lecture n'est pas suffisante, il faut se lancer dans l'exploration, dans l'étude de ce pays.

  Pour les livres de J.Krishnamurti, il en va ainsi, si vous voulez autre chose qu'un simple délassement d'été. Il faut étudier ce que dit cet homme. Non pas accepter, dire "c'est vraiment bien" ou dire "c'est totalement absurde", ni l'un ni l'autre, il vous faut étudier.

   C'est à dire examiner de prés, de très prés ce qui est dit, lire et essayer de saisir, de bien comprendre ce que veut dire ce personnage. Et quand vous pensez avoir compris, il faut voir si cela est vrai, correct ou illusoire. Il faut observer ce qui est dit au regard du réel et de la vie, et pas se contenter de le lire dans son salon ou sa chambre. Comprendre le fonctionnement de l'esprit demande beaucoup d'étude, d'observation méticuleuse, sans doute les livres de Krishnamurti peuvent aider dans cette étude. Encore faut-il avoir l'énergie de la passion pour aller dans ce pays sans chemin.

 

   Voilà juste pour vous dire, qu'il faut étudier et étudier encore, sinon il n'y a que des choses superficielles dans nos vies. Cela crée en nous un sentiment de non accomplissement, un grand mal être.

   Découvrons véritablement l'esprit, et nous sentirons quelque chose de profond, de fécond, un chose ample, immense, qui donne à la vie une couleur autre et un cœur léger. 

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   Mais voici donc ce nouveau livre de J.rishnamurti, "L'origine de la pensée".

Actualité Krishnamurti : Publication d'un nouveau livre.

   Présentation de l'éditeur:

 

« L’action juste n’est possible que lorsque l’esprit est silencieux, et qu’il s’opère une vision de “ce qui est”. L’action qui découle de cette vision est débarrassée du passé, de la pensée et de la causalité. ».
Dans cette série de conférences inédites données en 1966 à Paris et Saanen, Krishnamurti rappelle que le chaos du monde n’est que la projection du chaos régnant dans chaque individu.
La pratique de la méditation peut opérer une profonde transformation de l’esprit. Quand le mental se calme, que l’esprit est dénué de « moi », sans vision ni images, il n’y a en lui plus de mémoire, plus de mouvement. Alors un intense foyer d’énergie se fait jour, creuset d’une réelle mutation.
Un penseur d’une liberté et d’une envergure hors du commun. Plus que jamais d’actualité.

 

 Voir ici le lien : Presses du Châtelet.

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Paul Pujol - dans Articles J.Krishnamurti
25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 15:00

 

 

    Voici un entretien récent de février 2016 avec Samir coussa sur Radio Mieux-Etre. Pour cette émission, nous avons choisi d'aborder le thème: Qu'est-ce qu'apprendre? 

 

   Apprendre est considéré en général comme l'action d'accumuler des données, des informations. Plus nous avons de données et plus nous devrions être apte à faire face à la vie... Mais en réalité cela fige l'esprit dans un savoir issu du passé, et cette action nous enchaîne à la mémoire.

     Il existe une autre manière d'apprendre qui n'est pas basé sur la mémoire, sur le savoir. Cela consiste à comprendre directement les choses, à les voir face à face, sans l'intermédiaire de la pensée. Dans cette vision directe existe la compréhension, l'intelligence et la compassion véritable.

 

   Nous remercions Samir Coussa pour son accueil, ainsi que Jean-Paul l'Heureux à la technique.

   Voir le site de Radio Mieux-Être : http://www.radiomieuxetre.com/

 

    Nous vous souhaitons, une bonne écoute...

 


 

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Paul Pujol - dans Audio