5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 08:36

   
   


   

    Krishnamurti : Je pense que ce serait une bonne chose qu'ensemble, ce matin, nous nous demandions si, ici même, dans cette communauté, chacun de nous s'épanouit, grandit intérieurement. Ou si nous avançons, chacun dans une étroite ornière, de sorte que, abordant la fin de notre vie, nous nous rendrons compte que nous n'avons jamais saisi l'occasion de nous épanouir totalement et nous passe­rons les jours qui nous resteront à le regretter. Voulez-vous que nous parlions de cela ?

   Nous devrions tous, je pense, non seulement en tant qu'élèves à Brockwood, mais aussi en qualité d'éducateurs, nous demander si intérieurement, et peut-être aussi exté­rieurement - l'un et l'autre étant en fait liés - nous nous développons, non pas si nous gagnons en taille et en vi­gueur, mais si intérieurement, psychologiquement, nous fleurissons.

    Par fleurir, je veux-dire que rien ne nous entrave, ne nous bloque ni ne nous empêche de vraiment croître profon­dément, intérieurement. La plupart d'entre nous ne fleuris­sons, ne croissons, ne nous épanouissons pour ainsi dire jamais. Il se produit quelque chose au cours de notre vie qui nous rabougrit, nous insensibilise, de sorte qu'il n'y a pas de nourriture intérieure profonde.

    Peut-être est-ce parce que le monde tel qu'il est exige de nous que nous devenions des spécialistes - médecins, savants, archéologues, philosophes, etc. ; c'est peut-être là une des raisons pour lesquelles psychologiquement nous semblons ne pas croître... immensément.

 

    Voilà donc à mon avis une des questions dont nous devrions parler. Petite communauté d'enseignants et d'élè­ves, vivant ici ensemble, qu'est-ce qui nous empêche de fleurir. Est-ce la profondeur du conditionnement que nous font subir notre société, nos parents, notre religion, et même notre savoir ? Toutes ces forces du milieu dans lequel nous vivons agissent-elles en fait pour prévenir, bloquer, entraver l'épanouissement ? Comprenez-vous ma question ? Vous ne comprenez pas ?

    Regardez. Si je suis catholique, mon esprit, mon cer­veau, toute ma structure psychologique sont, de ce fait même, conditionnés, n'est-ce-pas ? Mes parents me disent que je suis catholique, je vais à l'église chaque dimanche ; il y a la messe, avec toute sa beauté, les effluves, les parfums, les fidèles chapeautés et habillés de neuf, qui s'observent, il y a les psalmodies du prêtre - tout cela conditionne l'esprit et exclut toute floraison. Comprenez-vous? Je me déplace dans une certaine ornière, dans un chemin déterminé, au sein d'un système donné, et cette voie-là, ce système, cette activité même à une action res­trictive - en conséquence, l'épanouissement ne survient jamais.

   Comprenez-vous maintenant ma question '? Est-ce cela ce qui se passe ici ?

   Sommes-nous si lourdement conditionnés par les in­nombrables événements et incidents, par les nombreuses pressions et affirmations - des parents, de la société et tout ce qui s'ensuit - que nous n'arrivons pas à suivre le cours qui est le nôtre aisément, avec bonheur, à croître ? Si nous le sommes, alors est-ce que Brockwood, où nous nous trouvons actuellement, nous aide à démanteler notre condi­tionnement ? Saisissez-vous maintenant ma question ? Et si Brockwood ne nous aide pas de cette façon, quelle est son utilité ? Pourquoi avoir un Brockwood, si en définitive vous allez vous retrouver comme les millions de gens qui n'ont jamais perçu, interrogé, vécu, en ce sens qu'ils ont toujours ignoré cet approfondissement immense, ce vaste mouve­ment, cette floraison ? Vous comprenez ma question ?

 

    Elève :A l'extérieur, vous savez, il y a trop de pres­sions.

 

   

    Krishnamurti : Vous dites qu'il y a trop de pres­sions. Approfondissez cela, lentement, explorez. Si vous ne subissiez aucune pression, feriez-vous quoi que ce soit ? Seriez-vous attentif maintenant ? J'exerce une pression sur vous, vous comprenez. C'est vrai que je ne vous poursuis pas physiquement, mais j'appelle votre attention sur quelque chose - et cela, pour vous, revient à subir une pression, parce que vous ne voulez pas regarder. Vous voulez vous amuser dans la vie. Vous vous voyez comme un être à part, vous voulez faire quelque chose d'extraordinaire, et par conséquent vous négligez tout le reste. Si aucune pression ne vous atteignait, seriez-vous actif ? Ou au contraire de­viendriez-vous de plus en plus paresseux, indifférent et fini­riez-vous par vous étioler ? Bien que vous ayez peut-être un mari ou une femme, des enfants, une maison, un emploi et tout ce qui s'ensuit - avez-vous jamais, intérieurement, connu l'épanouissement ?

    Donc, la pression qui s'exerce ici, est-elle la bonne ? Comprenez-vous ? Est-elle de par sa nature celle qui convient" Par cette pression, j'entends non pas la contrainte, ni l'incitation à imiter, ni le plaisir de réussir, de grimper les échelons, de devenir quelqu'un, mais la pression qui aide à grandir intérieurement. Suivez-vous ? Car sans épanouissement, on mène une vie banale, matérielle, et on meurt, à 60 ans, ou à 80 ans. Tel est le lot habituel de tout un chacun - vous en êtes-vous rendu compte ? Et lorsque vous observez tout cela, quelle est votre réaction, qu'en dites-vous ?

   

    Élève. On se demande si cela vaut la peine de vivre une vie comme celle-là.

   

    Krishnamurti: Regardez, mon ami. On voit, à mesure que l'on grandit, que très peu de gens sont heureux, qu'il y a trop de pressions, de concurrence - mille person­nes pour un seul poste - qu'il y a surpopulation. Tout au monde devient de plus en plus hasardeux. Vous compre­nez ? Et lorsque vous observez tout cela, comment réagis­sez-vous ?

   

    Élève. Je vois mes parents vieillir. Ils se démènent sans nécessité, mais par crainte de regarder tout cela.

   

    Krishnamurti: Ainsi, d'après vous, la plupart des gens sont en quête de sécurité physique, et, peut-être de sécurité psychologique. La sécurité, biologique ou psycho­logique, vous donnera-t-elle ce sentiment d'épanouisse­ment ? Vous comprenez ? J'emploie le mot épanouir dans le sens de prendre son entier développement, comme une fleur qui pousse sans entrave dans un champ. Maintenant, est-ce que vous cherchez la sécurité, extérieure aussi bien qu'inté­rieure ? Êtes-vous psychologiquement dépendant d'un tiers, tributaire d'une croyance, de l'identification à une nation, à un groupe ; ou vous lancez-vous dans l'étude d'une matière technique particulière, en y travaillant très dur, pour trou­ver, là aussi, un sentiment de sécurité intérieure ? Recher­chez-vous la sécurité psychologique dans un savoir quelcon­que ?

   Il faut se poser toutes ces questions pour découvrir, n'est-ce pas ? Il faut se demander si la sécurité psychologi­que existe ? Comprenez-vous ma question ? Voyez donc - je suis tributaire de mon mari ou de ma femme, pour beaucoup, beaucoup de raisons ; pour trouver du réconfort, des satisfactions sexuelles, un encouragement quand je me sens seul, déprimé, pour avoir quelqu'un qui me dise «  ne t'en fais pas, tu t'en sors très bien », qui me tape sur l'épaule et me répète quelle personne bien je suis, de sorte que petit à petit, j'en arrive à me sentir plus à l'aise, et, en définitive, je m'attache à cet être et me retrouve plus forte­ment sous son empire. De telles relations donnent une cer­taine assurance, mais, dans la réalité des faits, y trouve-t-on vraiment la moindre sécurité ?

   

    Élève. Ces relations sont très fragiles.

   

    Krishnamurti: Elles sont très fragiles, mais est-il des relations capables d'offrir une sécurité permanente ? Vous allez tomber amoureux, éprouver de l'amour l'un pour l'autre - pour ce que cela veut dire -, et pendant quel­ques années, vous serez attaché l'un à l'autre, vous dépen­drez l'un de l'autre sur tous les plans, biologiquement aussi bien que psychologiquement, et dans les relations qui s'éta­bliront entre vous, vous rechercherez tout le temps la per­pétuation de vos sentiments, n'est-ce-pas ? Non ? Tout au moins vous espérerez la trouver. Mais avant de vous enfon­cer tout à fait - de vous laisser aller à ce que vous appelez « vous aimer » - ne devez-vous pas chercher à savoir s'il y a la moindre sécurité dans les relations, quelles qu'elles soient, qui existent entre être humains ? - ce qui ne revient pas à se condamner à une solitude désolante, sans espoir.

    On se sent solitaire ; laissé à soi-même, on est mal à l'aise, on est incomplet par  soi-même ; on a peur de ne pas pouvoir vivre seul ; alors, progressivement, pris par la crainte, on commence à s'attacher à quelqu'un - ou à quelque chose. Et alors, que se passe-t-il ? S'étant attaché, on a tout aussi peur, parce qu'on risque de perdre l'objet de son attachement. N'est-ce pas vrai ? La personne en cause peut se détourner, peut tomber amoureuse de quelqu'un d'autre. Je pense donc qu'il est très important devoir avec une clarté extrême si oui ou non les relations ainsi nouées peuvent être source de sécurité.

 

       Dans les relations, qu'est-ce que l'amour ? Suivez­-vous ? L'amour, dans les relations, est-il un sentiment de haute satisfaction, de grande sécurité ? Si l'on a découvert qu'il n'y a point de sécurité dans les relations, force est de demander : y en a-t-il dans l'amour ? Suivez-vous ? Non, vous n'avez pas compris ? D'accord, regardons à nouveau.

      Je vous suis attaché ; j'ai de l'affection pour vous ; j'éprouve de l'amour pour vous, je veux me marier et avoir des enfants. Mais cet attachement est-il permanent ? Est-il durable ? Ou bien est-il très fragile, vulnérable, incertain ? Je veux le rendre sûr, mais dans la réalité, il est très aléatoire. D'accord ? Voilà clarifié un des points inhérents aux relations. Or nous disons que dans les relations, il y a amour. L'amour est-il donc source de sécurité ? Et qu'en­tendons-nous par amour ? Avançons-nous de concert ?

      Alors, retournons à notre toute première question : je veux découvrir s'il est possible de s'épanouir, de croître et de vivre totalement - vous savez, joyeux, le cœur plein d'allégresse. C'est cela que je veux découvrir dans la vie. Ou est-ce que la vie doit toujours être déprimante, solitaire, désespérée, violente, idiote ? Vous suivez ? C'est cela la première chose que l'on veut découvrir. Et est-ce que Brockwood vous aide à vous épanouir ?

      A Brockwood, des relations se nouent entre les uns et les autres, comme partout ailleurs. C'est inévitable. Vous vous voyez tous les jours. Et dans le cadre de ces rapports, il est possible que vous tombiez amoureux de quelqu'un. Oui ? Et vous vous attachez à cette personne. Lorsque vous lui êtes attaché, vous voulez que cet attachement se perpé­tue, n'est-ce-pas ? Vous voulez qu'il dure pour toujours - jusqu'à ce que, à la fin, vous vous effondrerez tous deux. Et il vous faut découvrir si, dans ces rapports, il y a quoi que ce soit de permanent. Est-ce que ces relations sont permanentes ? [Quelques signes de tête négatifs dans l'as­sistance] Vous dites qu'elles ne sont pas permanentes. Comment savez-vous qu'elles ne le sont pas ?

 

    Vous vous marierez peut-être, à l'église ou à la mairie, mais dans ces relations, y a-t-il une coulée continue de liberté réelle, dépourvue de conflits, de disputes, de senti­ment d'isolement, de dépendance - etc. ? Vous dites « non » ; mais pourquoi dites-vous non ? Je veux découvrir pourquoi vous le dites. Le direz-vous lorsque vous serez amoureux, et pendant la première année de votre mariage ? Direz-vous à ce moment-là qu'il n'y a en cela nulle sécu­rité ? Le direz-vous ? Ou faudra-t-il attendre quelques an­nées, cinq ans, ou une dizaine d'années, pour que vous vous exclamiez : « Oh mon Dieu ; il n'y a pas de sécurité du tout ! » ?

    Et aussi, vous devez découvrir si - dans ces relations d'insécurité, d'incertitude, tissées de peur, d'ennui, de mo­ments de joie, de répétitions - jour après jour, pendant dix, vingt, cinquante ans, on revoit le même visage - si dans ces relations, vous allez vous épanouir. Vous dévelop­perez-vous ? Serez-vous une entité extraordinairement belle, complète ? Et vous devez également découvrir si, lorsque vous « vous aimez » - ce qui est un mot bien souvent employé, galvaudé, déprécié - si, dans ce sentiment, vous allez fleurir.

   

    Élève. Il semble que quand nous nouons des relations avec quelqu'un, nous ne consacrons pas assez de temps à explorer, à découvrir si oui ou non ces relations sont source de sécurité ; il est bien possible, en effet, qu'elles se soient plutôt instaurées entre deux images.

 

    Krishnamurti: Voulez-vous dire que nous avons des images les uns des autres - en tant qu'homme et que femme - et que, inhérentes à ces images, des conclusions s'imposent ? Des conclusions que nous voulons voir se per­pétuer.

 

    Élève. Ces relations sont par trop superficielles et nous n'avons pas le temps de découvrir ce qui est le vrai, de démonter l'image.

 



J.Krishnamurti, L'Epanouissement intérrieur.

Discution avec les étudiants et le personnnel de Brockwood Parck School 

1982 Association Culturelle Krishnamurti France.

1977 Krishnamurti Foundation Trust Ltd, Londres.  

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 10:56

 

 

 

  Je voulais partager avec vous, cette réflexion sur l'événement de la crise sanitaire, et sur notre relation face à cet état de fait.

   Beaucoup de personnes ont eu une appréhension et une angoisse forte, en raison du virus lui-même bien évidemment, mais également en raison de l’avalanche d’informations et d’avis « d’experts » dûment mandatés par les différents médias.

 

   Nous avons découverts que d’éminents professeurs pouvaient avoir des avis différents sur la situation, avis pouvant parfois même être opposés. Devant tous ces renseignements nombreux et contradictoires, bon nombre de personnes se sont sentis sans doute « perdus », et ont eu une angoisse, non plus lié uniquement au virus, mais lié à l’incertitude du savoir de l’homme face à cette maladie.     

   Pourrait-on dire que tout cela nous a ramené à notre état d’ignorance ? Ou bien nous pouvons voir,  que la vie est en grande partie faite d’imprévus et d’inattendus. Mais cela n’est pas une nouveauté, nous le savons consciemment ou bien inconsciemment, nous le devinons et nous l’avons toujours su…

   Mais que révèle donc cette actualité, il y a le fait, la maladie qui court sur le monde ; et il y a les commentaires sur le fait, fort nombreux et contradictoires (parfois farfelus, parfois sérieux). Il y a la beauté de la terre, la belle lumière du printemps et de l’été à venir, et il y a aussi du danger, le prédateur qui rôde dans la savane ou le virus invisible que nous côtoyons.

 

   Nous savons tout cela, pour les choses agréables, pas de soucis, nous pouvons nous y perdre avec délectation, et la plupart en use avec excès jusqu’à l’enivrement des sens. Par contre pour ce qui est « désagréable », évidemment nous le fuyons, le refusons et désirons l’oublier. Mais désirer « oublier » quelque chose, en somme, c’est encore y penser, et donc ce désir d’oubli est absurde et totalement inefficace.

   Les choses dites « désagréables », en fait nous ne les oublions jamais, mais nous ne voulons pas en parler, nous ne voulons pas en discuter, ni disserter sur elles. Nous faisons semblent d’avoir oublié, on connaît l’existence de la mort, mais on feint de l’oublier, et cela nous fait croire alors qu’elle n’existe peut-être pas…

   L’oubli volontaire n’en est pas un, il parle de que l’on dit avoir oublié. C’est un silence qui n’en est pas un, il y a toujours un murmure en lui.

 

   Et donc voilà cette crise sanitaire qui arrive, l’oubli volontaire ne peut résister face à l’afflux d’informations alarmantes. La maladie, la mort et la crainte viennent nous rendre visite, notre quotidien est rempli de leurs sombres présences. Puis, les paroles des uns et des autres, sensés rassurer, expliquer et « rationaliser » la situation, toutes ces paroles, ces mots et ses phrases, tous ces bruits ne viennent que renforcer l’incertitude et le doute, voir crée même le désarroi.

 

   Avoir quelques informations semble normal et certainement justifié. Mais en avoir énormément, presque en permanence, semblent cependant fort néfastes.

   Nous ne pouvons plus faire semblant d’oublier, comme nous l’avons vu plus haut, mais l’opposé, c'est-à-dire y penser constamment est un autre écueil. L’actualisation permanente du danger par les mots, ne nous rends-t-il au final plus craintif, et par là plus vulnérable ? Cela cultive la peur dans l’esprit, nous pouvons être touché par ce virus cela est probable, mais pas certain. Ce virus fait partie de notre vie, mais il n’est pas notre vie, il n’est qu’une partie, une portion congrue d’une chose bien plus immense.

 

   Notre action, notre vie peuvent-être parasitée par une médiatisation et une préoccupation constante. Au-delà même de ce virus, nous pouvons être remplis d’angoisse, et celle-ci peut alors nous rendre vulnérable et nous affaiblir, et parfois cette angoisse, cette peur peut aussi nous rendre malades.

   Peut-on ne pas désirer oublier, ne pas nier « ce qui est », avoir quelques informations, puis rester tranquille et goûter au silence ? Pas un silence qui se fait parce que nous avons peur de quelque chose, mais ce silence qui vient quand la peur n’est pas là.

 

   « Oui c’est vrai, la maladie, la mort peut m’emporter aujourd’hui. Mais tôt ce matin, dans le jardin, il y avait plusieurs mésanges noirs qui volaient en tout sens. Des fleurs s’ouvraient pour recevoir la chaleur du jour, il y avait une belle lumière, la beauté de la terre était si intense. L’amour était là et il se répandait sur le monde entier, sans fin… »

 

 

   

 

   Paul Pujol.

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Paul Pujol - dans textes paul pujol
11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 11:43

 

   

 

    En ces temps de confinement imposé, j'ai pensé à mettre à votre disposition différentes textes de J. Krishnamurti, en format PDF.

 

    A l'origine, la plupart de ces textes étaient destinés à des rencontres d'études de l'enseignement. Pour cela une pagination aérée a été faite sur ces écrits (sous ma seule responsabilité).

    Vous pouvez ainsi découvrir cet enseignement, tout à fait hors norme et révolutionnaire. A lire aussi pour tous ceux qui connaissent déjà Krishnamurti, une redécouverte sous un nouveau jour et un nouveau regard...

 

    En vous souhaitant une bonne lecture à tous...

 

Texte tiré du livre "Le sens du bonheur".

Les deux textes sont tirés de l'opuscule "Un dialogue avec soi-même".

Ces trois textes sont tirés du livre "Le livre de la Méditation et de la Vie".

Texte tiré du livre "La flamme de l'attention".

Texte tiré du livre "Le sens du bonheur".

Texte tiré du livre "Réponses sur l'éducation".

Texte tiré du livre "La flamme de l'attention".

Ces deux textes sont tirés de l'opuscule "L'épanouissement intérieur".

Ces deux textes sont tirés du livre "Se libérer du connu".

Saanen, dixième causerie publique, le 1er août 1965, oeuvres complètes, Vol XV, p. 245

Ces deux textes sont tirés du livre "La première et dernière liberté"

Ces deux textes sont tirés du livre " Le vol de l'aigle".

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 16:10

 

   En ces temps de confinement chez soi, il peut-être utile de se retrouver et de retrouver l'univers...

 

   A ce titre, voici la strophe XLVII du Tao-tö King:

 

 

 

Sans franchir sa porte
on connaît l'univers.
Sans regarder par sa fenêtre
on aperçoit la voie du ciel.

 

Plus on va loin,
moins on connaît.

 

Le saint connaît sans voyager,
comprend sans regarder;
accomplit sans agir.

 

 

 

Lao-tseu, Tao-tö King.

Traduit du chinois par Liou Kia-Hway.

Gallimard, folio, page 69.

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 09:10

 

 Début novembre 2019  est paru à Synchroniques Editions, un nouveau livre de J. Krishnamurti, "Dépasser la violence" (la couverture du livre est, comment dire...,surprenante).

 

 

   Voici la présentation de l'éditeur:

 

   La violence "est comme une pierre jetée dans un lac : les vagues se propagent en cercles concentriques ; au centre desquels se trouve le "moi". Tant que le "moi" survit sous quelque forme que ce soit, grossière ou très subtile, il ne peut y avoir que violence", nous dit Krishnamurti. Dans les entretiens réunis dans cet ouvrage, le philosophe nous invite à remonter aux racines de la violence individuelle et collective pour s’en affranchir. Outre le problème de la violence, le philosophe y aborde également la question de la liberté et de la spiritualité authentique.

 

Le DVD sous-titré en français retranscrit une causerie enregistrée en 1980 à Ojai en Californie.

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