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Rencontre au mois d'août 2010.

Pendant les rencontres internationales de Mürren en Suisse, du 31 juillet au 14 août 2010.

LA MONTAGNE.

 

Suisse: Semaine Krishnamurti francophone du 7 au 14 août 2010. 

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Sciences

Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /2010 11:09

 

   Quand l'esprit choisit une direction particulière, il déforme sa vison du monde.

 

  Après avoir choisi une partie comme étant très importante, l'homme ne voit pas qu'en fait, il tient pour secondaire d'autres aspects de la vie; pratiquement de manière inconsciente l'homme adore certaines choses et considère d'autres comme peu importantes, voir totalement inintéressantes.

 

  Il faut voir que non seulement une telle attitude renforce notre vision dans une direction, de manière quasiment névrotique ( on ne voit que cela et on ne parle que de cela ), mais il est intéressant de constater aussi que cela nous empêche de voir certains événements.

  On surestime un domaine d'activité, on ne regarde que cela, et par ce choix même on tient le reste comme mineur, cette déformation de l'esprit peut alors nous empêcher de voir d'autres domaines de la vie. En fait, c'est le résultat d'une concentration de la pensée, qui se focalise sur un point précis, et nous voyons que la concentration par essence ne peut embrasser la totalité du présent.

  Réellement, la concentration ne peut pas avoir une perception globale de la réalité, elle ne peut en regarder qu'une partie, et nous voyons que cette vision "est" une vision déformée.

 

  Cela peut paraître très loin de notre vie quotidienne, mais il y a des répercutions directes sur notre mode de vie. voyons-nous vraiment ce qui nous entoure, en totalité, et pas de manière partielle?

  Un expérience réalisée en 1990 par deux scientifiques D.J Simons, et C.F. Chabris aux États-Unis, a démontré un phénomène appelé  "aveuglement au changement". Cette expérience démontre qu'il existe un état où l'esprit ne perçoit pas une partie de la réalité.

  L'étude consiste à demander à des sujets de compter des passes d'une équipe de basket ayant des maillots blancs, cela au milieu d'autre joueurs ayant des maillots de couleurs différentes. Pendant l'exercice, une personne déguisée en gorille passe au milieu des joueurs; la plupart des personnes faisant le test n'ont pas vu cette intrusion......

  Vous pouvez voir cette vidéo ci-dessous:

      

 

  ou vous rendre sur le site d'origine:  http://viscog.beckman.illinois.edu/flashmovie/15.php

 

  Donc l'esprit qui se concentre, qui choisit, se coupe d'une partie du réel; son regard est déformé par la direction choisie, quand il y a choix, il y a déformation et aussi isolement.

  L'attention qui choisit n'est plus de l'attention, c'est de la concentration; quand quelque chose nous passionne, nous intéresse vraiment, fait-on un effort pour le regarder? La concentration, c'est l'esprit qui se force à faire une action qui ne l'intéresse pas du tout, dès qu'il y a effort il y a violence, tension avec soi-même.

 

  Le fait de considérer des événements ou des actions comme étant au-dessus du lot de la vie quotidienne, crée une attitude névrotique; attitude qui repousse le quotidien, et qui mécaniquement nous coupe d'une partie du réel.

  Peut-on aborder la vie d'une manière globale, sans spécialiser les êtres et les choses, sans découper la vie en de multiples éléments séparés? En somme peut-on avoir une vie entière, pleine, où rien n'est retranché?

 

 

 

   Référence: Science et vie, avril 2010, page 87.

Par Paul Pujol - Publié dans : Sciences
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /2010 21:40


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   Il a été démontré récemment que des arbres peuvent communiquer entre eux, du moins quand leur survie est en jeu.

  Un scientifique a fait cette découverte, lors d'une étude sur les cas de mortalité importante constatée dans des élevages en Afrique du sud.
  Dans ce pays existent des élevages d'antilopes, appelées koudous, et plusieurs d'entre elles ont été retrouvées mortes de manière inexpliquée dans leur enclos. En cette période de grande sécheresse, l'herbe est rare, et pratiquement la seule nourriture qui reste, ce sont les feuilles d'acacias dont se nourrissent volontiers ces antilopes.

  Devant le peu de pistes concernant ces morts incompréhensibles, le scientifique a l'idée d'observer l'estomac d'un koudou mort; or il constate la présence de feuilles d'acacias non digérées, comme si la fermentation normale n'avait pas eu lieu.
  Après examen des feuilles, il est relevé un taux anormalement haut de tanin, substance produite par les feuilles d'arbres pour se protéger en général de microbes et autres parasites. C'est ce tanin qui a empêché la fermentation et la digestion des feuilles. Mais pour quelle raison les acacias se sont-ils mis à produire ce tanin toxique?
  Y a-t-il un lien avec le fait que les antilopes n'ayant que des acacias à manger, elles ont fait subir une forte pression sur ces arbres, avec peut-être une nécessité de se défendre pour les acacias?
  Ceux-ci se sentant en danger, ont-ils modifié la teneur chimique de leur sève? Les scientifiques, pour prouver et tester cette théorie, ont mimé l'agression des koudous en fouettant avec des cannes les branches d'arbres. Quelques heures après, l'analyse démontre bien que la teneur en tanin des feuilles a fortement augmenté.

  Dans la nature, le koudou serait allé manger ailleurs, et ne se serait pas acharné sur un acacia aux feuilles amères; mais dans un enclos, il n'a pas eu le choix. Et donc sa nourriture l'a empoisonné.

  Ce fait de défense des arbres, est déjà assez frappant et en un sens extraordinaire, mais ce n'est pas tout.

  En fait, notre scientifique a une autre intuition: il prend un petit sac en plastique et le noue autour de l'extrémité d'une branche. Après quelques temps, il vient avec une seringue, pique à travers le sac et aspire l'air contenu.
  Après une analyse de cet air, il constate une forte concentration de phéromones, un gaz volatil. Les acacias stressés émettent une forte quantité de ces gaz; ceux-ci, poussés par les vents, entrent en contact avec d'autres arbres à proximité, qui modifient alors également la teneur en tanin de leurs feuilles.
   00159.JPG
  L'arbre en danger se défend en modifiant la composition chimique de ses feuilles, mais il communique également ce danger à ses congénères acacias.
  Les Indiens d'amérique disent que les arbres se parlent, et cela devient évident après cette étude.

  Mais nous-mêmes, chers amis, savons-nous communiquer avec la nature, avec les arbres et tous les animaux qui peuplent notre si belle terre?
  Que communiquons-nous aux arbres et aux animaux? De la peur, de l'effroi, avons-nous de la tendresse pour cette terre?

  Il ne s'agit pas évidemment d'être des rêveurs, des romantiques avec des sentiments surannés.

  Regardons les arbres comme des amis, tellement anciens; ils ont toujours été là, ils nous ont toujours aidés, protégés. Ce sont nos plus vieux et nos plus fidèles amis, pouvons-nous avoir de temps en temps un sentiment d'affection pour eux? Ne serait-ce que de temps en temps, oui parfois, n'oubliez pas de leur dire merci.

 
  Oui, merci messieurs les arbres, et merci à la terre qui nous porte et nous nourrit.


 
  Les photos d'arbre et de feuille de cet article, ne représentent pas des acacias. 


 

Par Paul Pujol - Publié dans : Sciences
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 14:39

 

    Perception des odeurs, influencée par les mots.

 

 
    Étude menée par des chercheurs à l’Université d’Oxford.

 

  Ces chercheurs ont fait sentir des odeurs à des sujets, tous en définissant en même temps verbalement ces odeurs.

  Quand ils font respirer de l’air, en disant que c’est une odeur corporelle, les sujets trouvent l’odeur très déplaisante. De même pour un fromage, en l’occurrence le Cheddar, quand il porte l’étiquette « Cheddar », il sent naturellement meilleur que s’il porte une autre étiquette qui indique « odeur corporelle ».

  L’influence des mots, donc des définitions par avance entraîne une attitude de l’esprit. Cela le pré conditionne avant même qu’un réel contact se concrétise.

 

  Cet exemple extrêmement simple, montre qu’une seule définition peut changer notre comportement sans que nous en percevions réellement le mécanisme.

  Évidemment, un mot se rattache à des définitions internes propres, chaque individu a en lui mille définitions possibles ; un mot venant de l’extérieur ne trouve une résonance que si nous avons en nous tout un imaginaire le concernant.

 

  Toute l’imagerie que nous avons concernant un sujet, en fait crée une « croyance » sur le sujet.

  Cette étude est un exemple très simple qui indique tous simplement que : « la croyance entraîne l’expérience ».

 

 

Réf : Sciences et vie n° 1054 / Juillet 2005.

Par Paul Pujol - Publié dans : Sciences
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 14:13


  La perception des couleurs est indépendante du langage.

 


  Une étude Américaine sur la perception des couleurs par des peuples non-industrialisés, a
démontrée que nous avons un classement universel des couleurs.

 

Un nuancier représentant les couleurs principales, noire, blanche, rouge, jaune, verte et bleue a servi de support à l’étude. Celui-ci étant cadrié par de multiples cases, on a demandé de choisir une teinte de référence par couleur parmi ses cases.

Parmi les 110 langues étudiées, les six mêmes cases ont été sélectionnées, il s’avèrent que ce classement est identique dans les sociétés industrielles.

 

Ce classement universel démontre que la perception des couleurs n’est pas reliée au monde du langage.

En outre, cela indique que les bases profondes de l’esprit sont les mêmes pour tous, qu’elle que soit notre culture.

 

Réf : Science et vie n° 1054 /Juillet 2005.


Par Paul Pujol - Publié dans : Sciences
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 10:25

 
  Toutes les étoiles ne sont pas des boules sphériques comme notre soleil.                                         

  En 2003 deux scientifiques, Pierre Kervella de l’observatoire de Paris et Armando Domiciano de Souza chercheur Brésilien, ont réussi à mesurer l’aplatissement de l’étoile Archemar dans la constellation de l’Eridan.

 

Ayant utilisé pour cela le VLTI*, un réseau de télescopes situé dans la cordillère des Andes, ils ont découvert que l’étoile Archemar n’était pas ronde, mais oblongue ; c'est-à-dire ovale tout en étant très aplatie, entre la forme d’un bouton ou d’une citrouille.

Une autre étoile plus connue, Altaïr dans la constellation de l’aigle (visible au zénith en plein été), a été également mesurée comme étant déjà ovale, mais dans une proportion beaucoup plus faible qu’Achémar.


 
Pour le diamètre équatorial (le diamètre équatorial est un diamètre imaginaire horizontal qui coupe la terre en deux, hémisphère nord et hémisphère sud, et il se situe comme son nom l’indique au niveau de l’équateur) celui d’Altaïr est 1.9 fois plus grand que celui du soleil, cependant il n’est qu’un dixième de fois plus grand que son diamètre polaire (le diamètre polaire est un autre diamètre imaginaire,  perpendiculaire à l’équateur et passant exactement par les pôles) ; une différence relativement faible comparé à Achémar dont le diamètre équatorial est de 12 diamètres solaire pour 7.7 aux pôles.

         

              Ce schéma respecte les proportions indiquées.

      
            Étoile Achémar
(constellation de l’Eridan)
 

 D’après les chercheurs, l’aplatissement de ces étoiles est dû au fait qu’elles tournent très vite sur elles-mêmes. Comparons la vitesse de rotation de ces étoiles avec celle du soleil, nous savons que notre soleil tourne sur lui-même en 28 jours environ (lui-même étant quasiment sphérique), Altaïr effectue un tour sur elle-même en 6 heures et demie.

Pour Achémar la vitesse de rotation à l’équateur atteindrait plusieurs centaines de kilomètres par seconde, mais en plus la rotation d’un seul bloc n’aurait pas suffi à l’écraser autant ; plus on s’approche de son centre, plus elle doit tourner vite.

 

Nous voyons ici encore, toute la formidable diversité de notre Univers. Les modèles standard sont très utiles, mais la vie apportera toujours l’exception qui permet de mieux cerner la globalité de la Vie.

 

*Very Large Telescop Interferometer.

    Réf : Ciel et Espace n°410 / juillet 2004*

Par Paul Pujol - Publié dans : Sciences
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