Lundi 8 mars 2010
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Exister:
Du latin existere, de ex et sistere " être placer ".
Lié à " station", mot venant du latin statio " position permanente ", de satum, de stare " se tenir debout, immobile,
ferme".
C'est assez beau, n'est-ce pas? La vie est toute entière là où nous nous trouvons. Exister véritablement, ne serait-ce pas être
totalement conscient de notre place? Sans partir par la pensée vers un ailleurs imaginaire?
Cela ne veux pas dire, qu'il faut être statique et végéter comme un légume; mais c'est dans ce présent qu'existe la vie, et c'est là que peuvent se résoudre nos problèmes ou
nos difficultés.
C'est également là, que peux naître quelque chose de neuf et de réellement différent. La beauté n'est jamais ailleurs, il faut la faire jaillir là où nous sommes.
C'est dans notre vie de tout les jours, quotidienne, sans partir dans de lointains pays exotiques, sans fuir dans des paradis artificiels, c'est dans cette vie que doivent finir la
souffrance et la violence;
- là où nous sommes et pas ailleurs, c'est ici que doivent finir les prisons intérieures et les peurs, et comme elles finissent ici même, alors devant nous, se pourrait-il que
fleurisse une autre vie?
Réf: Le petit Robert de la langue française, édition 2006. Dans la définition, les mots en italiques sont d'origines latines.
Par Paul Pujol
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Jeudi 4 février 2010
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15:44
Curieux:
Du latin curiosus " qui à soin de ". Soin, souci de quelque chose, origine liée au mot cure, et donc aux
soins médicaux.
Références: Le Petit Robert de la langue française 2006, dictionnaire étymologique
Larousse.
Quelle belle définition du mot curieux, prendre soin de, ou avoir le soucis de....
Je voulais vous faire partager cette découverte.
Il est intéressant de rappeler que Krishnamurti disait que dans un vrai dialogue, les participants devaient avoir le soucis de l'autre.
Je trouve ce rapprochement très beau, il faut être curieux de l'autre; autrement dit prendre soin et avoir le soucis d'autrui.
N'est-ce pas cela la vrai relation?
Par Paul Pujol
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Jeudi 4 février 2010
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09:37
Théorie:
Science de la contemplation, du latin
ecclésiastique théoria, mot grecque " observation, contemplation ", de theôrein " observer ".
Références: Dictionnaire étymologique Larousse, Le petit Robert 2006.
Chers amis, qu'avons-nous fait de l'observation, de cet art? Savons-nous encore observer quoi que ce soit?
La définition classique de théorie dans le dictionnaire est: Ensemble d'idées, de concepts abstraits, plus ou moins organisés, appliqués à un domaine particulier.
L'esprit rend un véritable culte aux pensées, aux idées; mais avant la théorie, il y aurait l'observation. La constatation d'un fait tangible et concret, mais nous ne restons pas avec
les faits, nous partons bien vite et toujours vers les commentaires, vers l'élaboration d'une théorie.
Car la beauté du monde ne nous intéresse pas, il nous faut avoir des idées, mais si possible qui sortent du lot, nous voulons être différent de l'autre, plus intelligent, plus subtile.
Les théories ne parlent pas du monde, elles parlent et vantent celui qui les énoncent, la théorie parle du "moi". Et réellement, le "moi" ne se préoccupe que de lui-même, il ne peut regarder
simplement et directement les choses de la vie.
La théorie importe peu, c'est l'observation de ce qui est qui est importante, primordiale et vitale.
Par Paul Pujol
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Dimanche 13 septembre 2009
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16:10
Je tenais à partager avec vous cette découverte
récente, au niveau de l'origine étymologique de certains mots.
Récemment je me suis demandé s'il y avait un lien entre " l'offense ", " être offensé " et le mot " offensif ". Et de manière inattendue pour le lecteur que je suis, le
dictionnaire m'a amené au mot " défendre ".
Quel lien subtil et très intéressant.
OFFENSE:
- vers
1225; estre en offence de " être coupable de ",fin XIIème; latin
offensa de " défendre ".
Parole ou action qui offense, qui blesse quelqu'un dans son honneur, dans sa dignité.
OFFENSER:
-
Vers 1450 de offense; à remplacer l'ancien français offrendreXIIème; latin offendere " défendre".
Blesser quelqu'un dans sa dignité ou dans son honneur, par la parole ou par l'action.
OFFENSIF(IVE):
- 1538; " Offensant " 1417; de l'ancien Français offendre; latin offendere: d'après défensif "
défendre ".
Qui attaque, sert à attaquer.
DEFENDRE:
Ce verbe issu du latin defendere "
écarter, repousser ( l'ennemi ) ", d'où " protéger ", d'un ofendere " frapper, heurter ".
Offense reprend l'idée de choc, de blessure et a servi à former offenser, en remplacement de l'ancien Français offendre "
attaquer ".
Les lettres en italiques sont, soient du latin, soient de l'ancien Français.
Référence: Le Petit Robert de la langue française, édition 2006.
Cela est assez clair, n'est-ce pas?
Celui qui est blessé a reçu un choc, une attaque contre son amour propre. Cela découle directement de notre volonté de nous protéger du monde, de l'écarter et de le repousser.
Dés que l'on se retranche en soi-même, que l'on pense être à l'abri du monde; celui-ci frappe à notre porte, c'est inévitable.
On ne peut se retirer du monde, c'est une illusion; alors le monde frappe à notre porte close, il se rappel à nous. Comme nous ne voulons pas être déranger, cela nous gêne, et au final nous
prenons cela comme une agression, comme une attaque de l'extérieur.
On peut résister quelque temps, mais immanquablement, viendra le moment de la riposte, de ma réaction et alors " le moi " passe à l'offensive, il attaque à son tour.
Voyez-vous cher ami, ce qui est décrit là, c'est la peur du monde, la violence de l'homme envers l'homme, la barbarie.....
Celui qui se sent blessé, en fait résiste au monde tel qu'il est; il préfère son monde, sa définition.
Mais tout son monde intérieur isole l'homme, le coupe des autres, il n'est plus avec un avec la vie. Et comme c'est un sortilège puissant, l'être humain malheureux pense qu'il doit
trouver le bonheur en lui-même, que ce monde est trop cruel et insignifiant; alors il s'isole encore plus et la névrose remplie sa vie.
Peut-on être sans protection? La protection est le résultat de la peur, n'est-ce pas?
La vie nous parait menaçante, terrible, sans aucun sens profond, le monde est tellement violent. Devant la cruauté de la société, l'homme a un mouvement de recul et d'effroi; il lui faut
trouver un refuge, un lieu non souillé par tout cela.
On peut naturellement se retirer du monde, mais cela change-t-il le monde? Il faut voir aussi que nous sommes le produit du monde, nous sommes totalement formé par celui-ci, donc quand je me
retire, j'emmène le monde avec moi. Dans ma retraite, j'emporte toute la laideur et la violence de la société, cette action de se retirer fait partie intégrante de cette même société.
L'homme peut partir à l'autre bout de la planète, dans le désert ou l'himalaya, le monde des croyances le suit d'aussi près que son ombre, toutes les valeurs du monde voyage avec lui;
ce qui fait que le monde ne peut se transformer, il ne peut y avoir aucun changement profond.
A-t-on peur de ce que l'on aime?
Il me semble que l'homme n'aime pas la vie, ni les cieux, ni la terre; la nature et ses animaux lui sont totalement indifférents. Il faut avoir des mots pour s'inquiéter de tout cela,
écologie, développement durable, pénurie; si on regarde bien ces paroles, on voit qu'elles sont l'expression de la peur, de l'angoisse, et non de l'amour de la terre.
L'homme n'aime pas la terre,il n'aime pas la vie ,ni son prochain; comment se fait-il que l'homme soit devenu si insensible?
Est-ce parce que l'homme s'est tourné vers lui-même? Vers ses propres préoccupations, sa famille, son pays, sa religion, ses plaisirs particuliers? L'homme s'est tourné vers lui-même et il a
rejeté le monde. C'est comme perdre l'Eden, messieurs et dames.
Être sans protection, c'est ne pas avoir peur, ne pas être dans la crainte, car on sait que cette vie est de toute beauté. Ce monde est tellement immense, avec se forêts insondables, ses
monts silencieux, toute cette nature si généreuse et mystérieuse.
Nous faisons partie de cela, excusez-moi pour ce qui va être dit, mais ce monde est sacré.....
Ne vivons pas comme des êtres destructeurs, froids et insensibles; Nous vivons sur le plus beau des mondes, fragile et impénétrable dans son essence.
Soyons un avec cette immensité, alors le peur sera hors de notre coeur, innocent et fragile nous vivrons libre et l'esprit du monde sera nôtre.
Paul Pujol, le 13 septembre 2009.
Par Paul Pujol
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Samedi 27 juin 2009
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10:33
Nous tenons à
préciser tout de suite que c'est bien l'origine étymologique de ce mot qui nous importe, et non la croyance religieuse.
Nous tenons a rappeler que les croyances sont des créations de l'esprit; donc nous ne croyons évidemment pas au diable, au bon dieu , ni à tous les saints ou aux différentes divinités
inventées par l'homme.
Diable:
n.m. du latin chrétien diabolus "
diable" , pris au grec diabolos de même sens , adjectif signifiant en grec classique " qui désunit , qui sème la haine ".
Il est à noter que
c'est bien la désunion qui est mise en avant, et nous voyons que l'humanité est divisé par les nationalités, les religions, la politique et toutes les différentes chapelles de pensées
ou de spécialistes.
La désunion c'est évidemment la séparation, avec la création de camps, de parties. Une fois ces parties établies, elles s'observent, se comparent, se distinguent et se
renforcent; en fait elles se différencient.
Une fois cette différence établie, cette définition de soi, on regarde l'autre comme un étranger, comme un barbare.
Et nous voyons malheureusement que ce qui suit la désunion, c'est inévitablement l'apparition de la méfiance, de la défiance, et au final, c'est la peur et la haine de celui
qui est différent, le rejet de l'autre.
La désunion, c'est la semence de la haine, et immanquablement cela conduit à la violence et à la barbarie.
Par Paul Pujol
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