La découverte de ce qui
" est ", ne comporte aucuns éléments de progression, le réel n'est pas plus découvert par une personne que par une autre. Il n'y a pas de bonne ou de moins bonne perception de ce qui est, il y a
perception ou il n'y a pas perception.
Il n'y a personne au sommet, et il n'y a personne à la base, il n'y a ni sommet, ni chemin, ni base. Cette découverte n'est pas une studieuse accumulation de données précises.
La vision de ce qui est, libère l'homme, et cette Liberté est totale, il n'y en a pas peu, ou plus selon les circonstances. La liberté est plénitude, et son action n'est pas personnelle, et donc ne peut-être autoritaire.
" L'acte de voir " est en dehors du temps, de telle manière, que la première vision "est" la liberté; cette vision est sans acteur, donc sans mémoire, elle ne peut-être entretenue par la pensée.
La vision étant sans mémoire et sans auteur, elle se trouve dénuée de tout commentaire, donc il n'y a ni constats, ni pauses. Et dans cette absence de comptes-rendus, la vision et la liberté ne sont qu'une seule et même chose.
L'acte de voir évolue dés le début en dehors du temps, de tel sorte que toutes notions de commencement et de développement
sont inadéquates.
Paul Pujol.
Extait de " Senteur d'Eternité ".