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Rencontre du mois de mars

Week-end d'étude Krishnamurti à Genève.
  Le 6 et 7 mars 2010
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 10:15

                                                                                                             Texte écrit le 7 janvier 2005.


 

  La Liberté peut-elle se transmettre, quelqu’un peut-il la donner à une autre personne ? La Liberté peut-elle être possédée, détenue, donc définie ?

  La Liberté existe-t-elle sans compréhension personnelle, peut-elle être contenue et donc également transmise dans les gènes ?

 

  Pourrions-nous définir mieux ce que nous entendons par Liberté ?

  Nous sommes dans le domaine du psychisme naturellement, donc qu’est-ce que la Liberté dans l’intérieur de l’homme, dans son esprit ?

  Etre libre, c’est n’appartenir à aucun groupe religieux, à aucune secte ou organisation que ce soit, c’est également n’être d‘aucune Nationalité. Mais se sont là plutôt les conséquences de cet état, la base « est » avant tout d’avoir regardé par soi-même l’ensemble des mécanismes de la pensée.

  Par ce regard, il y a compréhension du mécanisme de l’esprit, on en perçoit le disfonctionnement permanent. On perçoit tout le processus de la croyance, l’illusion et la souffrance qui en découlent ; on voit l’ensemble des mécanismes qui alimentent les différentes prisons intérieures.

  L’esprit scrute et dissèque tous ces mécanismes un à un, et par cette action, par ce regard clair, l’ensemble des prisons cesse d’être, elles prennent fin d’elles-mêmes sans aucun effort.

 

  Donc avant toute chose, la Liberté c’est la fin des prisons.

 

  Il faut que cesse l’illusion, pour que le Réel soit. Cela n’est possible que si l’homme se rend compte qu’il est lui-même bâti sur cette illusion, sur ces prisons ; s’il ne désire pas les fuir, s’il se confronte à ce qu’il « est ».Nous voyons par cela, que réellement c’est une affaire individuelle, chaque homme est responsable de lui-même, de sa vie et de sa Liberté, on ne peut dépendre d’autrui pour cette découverte.

 Supposons maintenant qu’un homme ait fait tout ce chemin, qu’il ait mis un terme à l’illusion du « soi ». Quels vont être les rapports entre cet homme et le reste de la société, quels vont être les répercussions de sa survenue dans le monde. Sommes-nous sûrs messieurs et dames, qu’il puisse y avoir des répercussions, s’il vous plait je suis sérieux ; est-on sûr que sa présence ait une incidence sur notre Société ? La question mérite vraiment d’être posée, n’est-ce pas ?

 

  L’actualité de notre monde semble en effet indiquer que les effets sont discrets, voir inexistants. Regardons bien, qu’est ce que fait l’homme, la Société, quand arrive un être éveillé, le « problème » vient peut-être de là, et pas du tout de celui qui est libre ?

  Voyons cela avec profondeur, usons de cette vision pénétrante s’il vous plait ; donc la Liberté est là, incarnée dans un être humain, est que fait le reste de l’humanité ?

 -   Elle lui demande, s’il vous plaît Monsieur, expliquez-nous, montrez-nous, en fait donnez-nous la liberté ! Vous êtes si sage, nous ne sommes rien à coté de vous, éclairez notre vie, montrez-nous le chemin !

Donc l’homme mendie, demande, supplie qu’on lui donne cette liberté. Bien évidemment toutes les religions favorisent ces démarches, car alors se tissent des liens de dépendance et de pouvoir qui pérennisent ces organisations.

 

Voyons bien la situation, il y a la Liberté, et il y a le reste du monde en attente de recevoir cela. Et la société affirme que l’être éveillé donnera cette Liberté, les disciples arrivent et tous affirment le même langage. On rêve de ce que peut être cette liberté, mais jamais on ne s’intéresse  à ce qu’est la prison, jamais on observe directement  ce qui est. Et voyons que  ces rêves sont autant de chaînes et de sortilèges qui empêchent l’esprit de se voir lui-même simplement. Cela nourrit et renforce le « moi », cela augmente l’importance extrême donnée au mouvement des pensées.

 

Il y a un donc un être libre, qui a vu par lui-même sans dépendre d’autrui, et il y a les hommes qui dépendent  maintenant de lui. Mais cette dépendance fait partie de l’illusion, elle n’est pas réelle, personne ne dépend de lui en réalité. Ce sentiment de dépendance devrait être examiné de très prés par toute personne sérieuse, si vous pensez que vous avez besoin de quelqu’un pour devenir libre, percevez toute la folie d’une telle affirmation. Voyez le non-sens total d’un tel point de vue, la Liberté ne peut être due à aucune chose ou à aucun être.

Donc une relation « saine » ne peut-être une relation d’attente, où quelqu’un fait tout le travail et où l’autre reste passif, où il y a un acteur et un spectateur qui ne participe pas.

Examinons même cela,  le spectateur a le sentiment qu’il y a compréhension par la présence, par l’explication de cet homme, que tout devient clair par son discours ; peut-être cela est-il réel, mais peut-être cela ne l’est-il pas ?

 

Quand j’écoute cette personne, tout s’éclaircit, tout paraît limpide, je deviens très calme et j’arrive à voir certains mécanismes de mes pensées. D’accord, peut-être existe-t-il une vision à ce moment là ; mais alors pourquoi est-ce que je continue à dépendre de lui, de ses paroles, des ses livres, de ses vidéos ?

Quand la vision, l’examen d’un processus de la pensée se fait, l’orateur découvre en même temps que l’expression a lieu, d’accord ? Que fait l’auditeur dans cette action, s’il est très très attentif, il peut voir en même temps que l’orateur, la vision peut être commune, partagée.

Mais alors ce n’est plus «  la vision de l’orateur », c’est la vôtre, vous ne dîtes plus « untel a dit », mais vous pouvez dire « cela est ». Comprendre veut dire saisir, « prendre » ; - prenez donc, n’attendez pas que quelqu’un vous donne !

Une vision partagée devient propre, c’est une action qui est de l’individu, alors il y a un mouvement de Liberté qui se met en place dans l’être. Mais cela, l’être libre ne peut rien y faire, c’est à l’homme de faire l’action ; on peut indiquer l’erreur, montrer l’impasse, mais chaque être humain est responsable de sa vie, c’est à lui d’agir.

 

Donc nous voyons que les incidences, les répercussions de l’action d’un être éveillé sur la société ne deviennent effectives, que quand un autre homme entre en action. Mais est-ce bien le résultat de son action ? Un être éveillé existe-t-il vraiment, au sens commun du terme? Là est la bonne question .

Nous avons vu, que l’éveil « est » la fin du « soi », la fin de la croyance dans un esprit séparé, autonome. Dons une action personnelle existe-t-elle vraiment ? Personne n’est là pour faire cette action, mais véritablement il n’y a que l’action. C’est l’action qui importe, pas l’acteur, sommes-nous d’accord sur cela ?

L’acteur principal n’existe pas, mais la vie existe-elle ; il n’y a plus de « soi », et par cela il existe une relation autre, n’est-ce pas ? J’espère que nous sommes ensemble, en toute affection,  donc une relation différente est en œuvre, d’accord sur cela ?

Qu’elle peut donc être cette relation autre ?

Quand l’orateur s’exprime, il n’exprime pas un point de vue personnel,  il n’explique pas une vision partisane ou partielle, il indique «  ce qui est ». « L’enseignement » n’est qu’un poteau indicateur qui montre le fonctionnement de l’esprit; mais  pas d’un esprit particulier, il montre le fonctionnement de l’esprit commun à tous les être humains.

Donc l’expression est essentiellement vision du réel, mais pourquoi cela ? Pourquoi est-ce si important ? Celui qui est libre voit les causes de la souffrance, les raisons de la misère de l’homme, il a saisi ce qui engendre la folie qui court sur le monde. Nous voyons profondément, que c’est le manque de discernement du réel qui cause toute l’horreur de la société humaine. Et le tout premier manque de discernement, c’est la non-compréhension de l’esprit humain, c’est la grande ignorance qui sévit dans le coeur de l’homme.

Alors que peut faire l’être éveillé, il montre, il démontre, il partage sa vision profonde, il la donne au monde. C’est la seule action qu’il puisse faire, non pour se glorifier lui-même, mais pour tenter de mettre fin à la Souffrance du monde ; car dans cette vision il y a naturellement une  perception vivante de cette souffrance d’autrui.

Ce n’est pas tant le fait de s’éveiller au réel qui compte, car l’homme ne sait pas ce que cela « est », - mais c’est le fait que l’on peut mettre un terme à cette Souffrance, c’est d’abord ce réel que l’on découvre. Quand on voit cela, quand on le goûte, on dit alors aux hommes « attendez, regardez cette Souffrance qui vous pèse, elle peut prendre fin. Faites la cesser, agissez allons, faites en le test. Sortez-en s’il vous plait. »

 

Cela est essentiellement l’expression de l’amour, d’une réelle compassion envers les hommes, voilà ce qu’est l’action d’un être libre. Nous avons vu que cela devient effectif, uniquement quand un autre homme fait lui-même cette démarche, quand il fait sienne telle ou telle vision. En fait, c’est quand une personne véritablement « est » la vision. Mais que se passe-t-il réellement, si on est totalement attentif et que nous devenons « la vision » ?

 

Donc j’assiste à une conférence de l’orateur, ou bien je lis un livre, écoute une vidéo, bref je suis en étude. Il faut clarifier immédiatement ce que nous disons, nous sommes à l’étude de quoi ? Des théories de Krishnamurti, de ses idées, de sa manière de s’exprimer, ou bien  nous sommes en train d’étudier le mécanisme de l’esprit humain ?

Nous rejetons le fait que K. ait des croyances particulières ou bien des idées propres, il ne parle pas de lui, mais de ce qu’il voit. Le lien entre mon étude et son « enseignement », quel peut-il être ? Je cherche à comprendre le mécanisme de mon esprit, car j’en perçois le disfonctionnement, même de manière confuse, je suis conscient de cela. Je désire apprendre à mieux voir, à mieux discerner ce fonctionnement inadéquat. Voilà ma démarche, et puis il y a une personne qui paraît avoir découvert ce qu’est le fonctionnement de l’esprit humain.Ce qu’il dit me paraît sensé, logique et plein d’une grande beauté.

Donc j’examine ce que dit cette personne, je ne suis pas passif, chaque affirmation est regardée, scrutée ; non pas en elle-même, mais par rapport à mon esprit, par rapport à ma vie quotidienne. Je mets cela en « relation » avec ce que je vis, avec mon état d’esprit dans mon rapport aux autres,  cela éclaire les différents aspects de ce que je ressens.

Ce qui importe, ce n’est pas d’étudier un livre, d’écouter une causerie ou une vidéo, mais d’observer les mouvements des pensées dans la vie de tous les jours.De voir l’ensemble des implications dans ma relation avec la société, car c’est dans cette relation que se crée ou pas la Souffrance. Comprendre le mécanisme des pensées se fait en agissant dans le monde, l’étude peut faire partie de cette action ; mais ce qui importe, cela ne sera jamais un livre ou une vidéo, c’est toujours la Vie et la relation avec l’autre.

 

Donc le lien entre mon étude et « l’enseignement », doit être clair. J’utilise les meilleurs outils qui soient, c'est-à-dire l’expression d’un être libre authentique, et je me dois de mettre cela en relation avec ma vie et ma relation au monde. Je ne dépends pas de cette personne, elle m’offre tous cela par pure compassion, mais ma responsabilité « est » de vivre et non pas d’écouter ou de lire toute ma vie.

 Cela dit nous voyons que l’action en fait, dépend de celui qui étudie, et non de celui qui « est ».Les répercussions de l’apparition d’un être libre disions-nous, quelles sont-elles ?

Les seules valables qui soient, messieurs, c’est l’apparition d’autres être libres, n’est-ce pas ?

 

Excusez-moi, mais je voudrais aborder le sujet par une approche plus riche, si vous me le permettez.

 

Un homme Libre arrive, il advient dans le monde. Une action autre, une relation différente se met au jour, celui ci n’agit pas vraiment comme nous l’avons vu, c’est aux hommes à agir alors, car il leur montre que la souffrance peut être vaincue. Alors certains agissent et rarement, très rarement même, ils se déconditionnent à leur tour.

Mais quand un homme entame cette démarche vivifiante, il bascule également dans une autre forme d’action, il démonte la croyance de la personne, de l’esprit ; alors est-ce vraiment lui qui agit à nouveau ? S’il vous plaît, restons ensemble, est-ce lui qui agit ?

 Deux être libres existent, mais aucun d’eux n’agit véritablement, car l’illusion du « soi » n’existe plus. Ils parlent d’unité, de globalité de la vie, d’un mouvement de découverte qui va sans fin. Ils indiquent un réel qui est « un », au-delà des séparations du monde et des hommes.

Si cela existe vraiment, qui agit, et y a-t-il séparation entre eux ?

 

Il est assez délicat de parler de cela par écrit, mais essayons tout de même. Par la libération du « soi », de « l’atman » ou du « moi », qu’importent les mots, qu'en est-il de l’homme qui continue de vivre ? Il n’y a plus de croyance, plus d’entité séparée du monde, alors quelle est la relation avec monde. L’absence d’un moi, la fin de ce centre égocentrique, fait que l’homme « est » devenu l’humanité toute entière, il fait un avec le réel.

Donc cet homme est l’humanité, le monde entier ; les autres hommes se sentent différents de lui, car ils vivent dans la fragmentation du moi. Lui ne se sépare pas des hommes, ce sont les hommes qui s’isolent dans l’illusion ; mais qu'en est-il si un autre homme se déleste du « moi », si une autre illusion prend fin ?

Qu'en est-il de ces deux êtres ? Voyez cela s’il vous plait, ils sont totalement unis, il forme un même réel, c’est comme un même corps.Ils expriment le même fond, car ils ont découvert la même terre fertile ;- en fait ils sont cette terre elle-même.

 

Mais est-ce toujours eux qui agissent? Ils n’existent pas vraiment au sens courant du terme, leur lien « est » cette unité, ils ne sont qu’un même mouvement. L’un n’est pas la suite de l’autre, c’est un mouvement qui n’est pas de l’ordre du temps, il n’y a pas de chronologie dans cela.

Nous voyons aussi en oeuvre une véritable création, l’apparition de quelque chose de neuf, de vivifiant dans ces actions ; ils ne prolongent pas le monde des hommes, des systèmes religieux, le monde des techniques pour atteindre le divin. L’expression est faite de Liberté, et de création véritable.

  Mais qu’est-ce que la création ? Quel est le moteur de cette action ?

Qu’est-ce qui crée l’univers, le monde, le vaste cosmos avec ses milliards de galaxies ?

 

 Nous rejetons évidemment les explications théologiques traditionnelles, et mettons en doute les théories de la science contemporaine. Nous désirons voir par nous même la réalité de ce qui est.

On peut se satisfaire d’une explication mécanique de la création du monde, d’une simple action de causes à effets qui ont engendré notre Univers. Ou bien on peut également en donner une origine divine, en choisissant telle ou telle interprétation selon telle ou telle culture. Mais nous  réfutons ces deux options, car alors nous serrions soit des machines, ou soit uniquement des animaux obéissant à leur instinct de survie.

Nous voyons que dans ces deux cas, il n’existe pas de Liberté d’action, ce sont tous deux des systèmes liés à des mécanismes. L’action est prédéterminée par des règles de base qui évoluent très lentement, l’individu ne fait que subir la pression de son environnement. Donc pas de liberté et également pas de création véritable possible dans ces conditions. La science nous apprend que la matière dans son intimité, au niveau des atomes et de leurs composants, se crée en permanence. Les éléments élémentaires, les briques se créent en des temps très brefs, de fraction de secondes en fraction de secondes l’univers naît. Tout ce qui constitue le monde naît d’instant en instant, l’homme est concerné par cette naissance constante ainsi que tout ce qui vit sur terre.

Donc la création se fait en permanence, mais pour qu’il y ait naissance ne faut-il pas qu’il y ait également mort ? Pour qu’une particule naisse constamment, il faut également qu’elle meure constamment, cela veut dire qu’elle a une durée de vie très courte. Donc ce mouvement de vie et de mort engendre la création de l’univers entier, celui-ci naît et meurt, et par cela il existe.

Nous voyons alors que l’univers ne se crée pas lui-même, n’est-ce pas ? Pas dans sa nature intime, il « est » crée. Sommes-nous toujours d’accord, toujours ensemble Monsieur ?

 

L’Univers est crée, donc il ne se crée pas lui-même, puis il meurt  et renaît pour mourir aussitôt. Pourrions-nous dire pour l’instant qu’il y a une autre dimension que l’univers, et que celle-ci crée l’univers lui-même ?

Nous pouvons aussi dire que la matière est crée, vit brièvement puis meurt, remplacée par une nouvelle matière ; donc quel est le lien avec cette autre dimension, elle crée le monde, donc il en sort, cette dimension en est le berceau. Nous voyons que l’univers sort, est issue de cela ; cela crée le monde. Quand cette matière meurt,  elle n’existe plus, elle disparaît ; avant la nouvelle naissance, il y a donc un état d’absence de matière, sommes-nous d’accord ?

La création apparaît, c’est la naissance, puis vient la mort, suivie de l’absence de matière, ensuite vient la création nouvelle. Ce qui permet la création, c’est d’abord la mort, mais ensuite c’est surtout l’absence de toute matière. La mort c’est avant toute chose, la fin de ce qui est, et donc cela engendre le vide. Voyez cela, la mort c’est le vide, la vacuité, l’absence de quoique se soit.

Donc il y a le vide, qui est la mort, ou bien le résultat de la mort ; et de ce vide surgit alors la création du monde. Cet état de vide n’est-ce pas le lien entre ce qui crée le monde et le monde lui-même ?

Sans vide pas de création, et pas de vide sans mort.

L’univers meurt, le vide se fait, par cela alors un autre univers naît. Ce qui crée le monde s’exprime au travers de ce vide, l’univers meurt et naît en cela à chaque fraction de seconde.

Il existe bien un plan de création autre que le monde, l’action de cet autre plan s’effectue par le vide, il faut que la vacuité soit pour qu’apparaisse la forme.

 

Revenons à l’homme maintenant, quand celui-ci se déleste de l’illusion du « moi », il n’existe plus véritablement, dans son intérieur il ne subsiste rien de fixe ou de figé, il n’y pas d’entité qui existe. Cet homme découvre ce qu’est le vide, la vacuité se fait jour alors, est là il y a un contact avec l’autre plan.

Alors ce n’est pas l’homme qui agit, c’est l’autre dimension qui crée et qui agit dans le monde.

 

Rien ne se transmet, personne ne peut donner à qui que se soit, car les personnes sont illusoires. Les incidences de la survenue d’un être éveillé ne sont rien, ce sont des conséquences périphériques d’une action plus subtile.

De même ce qui se transmet ne peut être que des effets extérieurs, comme le calme, la décontraction vigilante, avoir un esprit moins brutal, etc.…De même  génétiquement, il peut se transmettre certaines dispositions favorables, mais cela reste malgré tout des conditionnements. Or même le conditionnement le plus raffiné reste un conditionnement, cela ne peut cohabiter avec la liberté.

La réelle action de la vision pénétrante est justement, de pouvoir démonter et mettre fin à tous les conditionnements quels qu’ils soient.


  La responsabilité de chaque homme « est » de prendre en main sa vie, pas de dépendre de bonnes ou de moins bonnes circonstances pour agir. On peut être entouré d’êtres éveillés, si soi-même on n’est pas en étude, il ne se passera jamais rien et la souffrance continuera à brûler le monde.




  Paul Pujol, extrait de " Correspondances ". 
  

Par Paul Pujol - Publié dans : Textes de Paul Pujol
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